- Les chèques vacances salarié permettent à l’employeur de participer au financement des vacances et loisirs de ses équipes.
- Dans les entreprises de moins de 50 salariés sans CSE, la contribution de l’employeur peut être exonérée de cotisations sociales, sous conditions.
- En 2026, le principal plafond à retenir est de 560,10 € de contribution employeur exonérée par salarié et par an.
- Ce plafond s’accompagne de règles sur la participation de l’employeur, la modulation selon les rémunérations et le plafond global de contribution de l’entreprise.
Les chèques vacances salarié permettent à une entreprise de participer au financement des vacances et des loisirs de ses salariés. Hébergement, restauration, transport, activités culturelles ou sportives : ces titres peuvent être utilisés auprès de nombreux professionnels conventionnés par l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV). Pour l’employeur, le dispositif constitue également un avantage social intéressant : sous certaines conditions, sa contribution peut bénéficier d’une exonération de cotisations sociales. Mais comment fonctionnent les chèques-vacances pour un salarié ? Qui peut en bénéficier ? Quelle part l’employeur peut-il prendre en charge ? Et surtout, quels sont les plafonds d’exonération en 2026 ?

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Qu’est-ce que les chèques-vacances pour un salarié ?
Les chèques-vacances sont des titres de paiement destinés à régler des dépenses liées aux vacances et aux loisirs. En droit du travail, ils font partie des avantages sociaux que l’employeur peut accorder à ses salariés, au même titre que la prime de partage de la valeur (PPV) ou l’intéressement et la participation. Ils existent en version papier et sous forme dématérialisée avec le Chèque-Vacances Connect.
Un salarié peut notamment les utiliser pour payer un hébergement, un restaurant, une activité de loisirs ou certains transports, auprès des professionnels acceptant les chèques-vacances.
Le dispositif n’est pas automatique : l’employeur n’a pas l’obligation de proposer des chèques-vacances à ses salariés. Lorsqu’il les met en place, les conditions d’attribution doivent être définies dans le respect des règles applicables à l’entreprise.
Les chèques-vacances peuvent être proposés aux salariés en CDI comme en CDD, mais aussi aux salariés en alternance. Le dispositif doit être accessible à l’ensemble des salariés concernés, sans distinction liée à la nature de leur contrat.
Combien de temps sont-ils valables ?
Les chèques-vacances sont valables pendant 2 ans en plus de leur année d’émission. Ainsi, un titre émis en 2026 peut être utilisé jusqu’au 31 décembre 2028.
Ils peuvent également être utilisés par le salarié, mais aussi par son conjoint, son partenaire de Pacs, son concubin et les personnes fiscalement à sa charge.
Qui peut bénéficier des chèques-vacances ?
Les chèques-vacances peuvent être proposés quelle que soit la taille de l’entreprise. En revanche, les règles d’exonération de la contribution de l’employeur diffèrent selon la situation de l’entreprise.
Dans une entreprise de moins de 50 salariés sans CSE gérant les activités sociales et culturelles, l’employeur peut notamment financer directement une partie des chèques-vacances et bénéficier, sous conditions, d’une exonération de cotisations sociales.
Dans une entreprise de plus de 50 salariés, la contribution directe de l’employeur ne bénéficie pas de cette exonération. Le CSE peut toutefois prendre en charge les chèques-vacances dans le cadre de ses activités sociales et culturelles, y compris intégralement.
Quelle participation de l’employeur ?
Les chèques-vacances reposent sur un principe de cofinancement : le salarié participe à leur financement et l’employeur prend une partie du montant à sa charge.
La contribution de l’employeur est plafonnée en fonction de la rémunération moyenne du salarié au cours des trois mois précédant l’attribution.
En 2026, le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) est de 4 005 €.
| Rémunération moyenne du salarié | Participation maximale de l’employeur |
| Inférieure à 4 005 € | 80 % de la valeur des chèques-vacances |
| Supérieure à 4 005 € | 50 % de la valeur des chèques-vacances |
Ces taux peuvent être majorés de 5 % par enfant à charge et de 10 % par enfant en situation de handicap, dans la limite de 15 %.
La participation de l’employeur doit par ailleurs être plus importante pour les salariés dont les rémunérations sont les plus faibles. Les critères retenus doivent être objectifs et non discriminatoires.
Quel est le plafond d’exonération des chèques-vacances ?
C’est l’un des principaux intérêts du dispositif pour les petites entreprises.
Dans une entreprise de moins de 50 salariés sans CSE gérant les activités sociales et culturelles, la contribution de l’employeur peut être exonérée de certaines cotisations sociales si plusieurs conditions sont respectées.
Parmi celles-ci :
- la contribution doit être modulée en fonction des rémunérations ;
- le dispositif doit être proposé à l’ensemble des salariés concernés ;
- la contribution de l’employeur ne doit pas remplacer un élément de rémunération existant ;
- le plafond global de contribution de l’entreprise doit être respecté.
Le plafond individuel d’exonération en 2026
La contribution de l’employeur est exonérée de cotisations sociales, hors CSG, CRDS et versement mobilité, dans la limite de 30 % du Smic mensuel brut par an et par bénéficiaire.
Au 1er juin 2026, ce plafond s’élève à 560,10 € par salarié et par an.
Un plafond global s’applique également
L’entreprise doit également respecter un plafond annuel global pour sa contribution.
Celui-ci correspond à la moitié du Smic mensuel brut en vigueur au 1er janvier de l’année, multipliée par le nombre de salariés de l’entreprise.
Il faut donc distinguer deux plafonds :
- 560,10 € par salarié et par an en 2026 pour l’exonération individuelle de cotisations sociales ;
- un plafond global qui dépend du nombre de salariés et du Smic applicable au 1er janvier.
Le respect de ces plafonds ne suffit toutefois pas à lui seul : les autres conditions de mise en place du dispositif doivent également être respectées.
Et côté salarié ?
La contribution de l’employeur aux chèques-vacances peut également être exonérée d’impôt sur le revenu pour le salarié, dans la limite d’un Smic mensuel brut par an.
Il faut donc bien distinguer le plafond d’exonération sociale pour l’employeur et le plafond d’exonération fiscale pour le salarié.
Comment mettre en place les chèques-vacances ?
L’employeur doit d’abord définir les conditions d’attribution du dispositif, en tenant compte de l’accord collectif applicable et, selon la situation de l’entreprise, en consultant le CSE ou les représentants des salariés.
Une fois les modalités fixées, l’entreprise peut commander les chèques-vacances auprès de l’ANCV, qui est l’organisme habilité à les émettre.
Concrètement, l’employeur doit notamment :
- définir le montant des chèques-vacances ;
- déterminer la part financée par l’employeur et celle du salarié ;
- prévoir une modulation de la contribution selon les rémunérations ;
- informer les salariés des modalités retenues ;
- recueillir leur participation ;
- passer la commande auprès de l’ANCV.
Le dispositif doit rester un avantage complémentaire : les chèques-vacances ne peuvent pas servir à remplacer une prime, comme une prime de vacances, une augmentation de salaire ou un autre élément de rémunération.
Et pour les travailleurs indépendants ?
Les travailleurs indépendants peuvent également bénéficier des chèques-vacances dans certaines conditions. Cela concerne notamment les professions libérales, les dirigeants d’entreprises unipersonnelles et certains dirigeants non salariés.
Le régime est toutefois différent de celui applicable aux salariés : la contribution peut notamment être exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un Smic mensuel brut et de cotisations sociales, hors CSG-CRDS et versement mobilité, dans la limite de 30 % du Smic mensuel brut.
Des interrogations au sujet des chèques vacances ou de la création d’entreprise ? Notre équipe vous répond dans les commentaires !



Bonjour, je suis président de SASU non rémunéré (je ne me fais pas de fiche de paie). J’ai lu dans des articles que « Pour le chef d’entreprise non rémunéré la mise en place des chèques-vacances ne nécessite pas l’émission d’un bulletin de paie ». Est-ce que vous confirmez ? Si oui comment est géré dans ce cas le versement de la contribution de 20% du bénéficiaire des chèques (le président de SASU dans ce cas) ? Cordialement
Bonjour,
Selon l’article L411-1 du Code du Tourisme, les chefs d’entreprise de moins de cinquante salariés peuvent bénéficier des chèques-vacances. Cependant, vous devez toutefois établir une fiche de paye pour pouvoir prélever la participation de 20%.
Bonjour,
Dans le cas d’une SELARL, un seul des cogérant peut il en prendre à son nom? Ou bien l’autre gérant les salariés doivent se voir proposer des chèques vacances également ?
Merci d’avance
Bonjour Léa,
Oui, si vous avez des salariés vous devez systématiquement leur en proposer quand un/des dirigeant(s) de l’entreprise en achète. 🙂
Comment faire la demande ,a la reunion . Merci
Bonjour,
La demande est a effectué directement sur le site de l’ANCV. 🙂
Bonjour,
Je souhaiterais avoir plus de précisions concernant les chèques vacances.
Pourriez-vous me communiquer vos coordonnées afin que nous puissions échanger à ce sujet.
Merci
Yannick Kassamaly
0692870809
Bonjour Yannick,
Malheureusement nous ne faisons pas de conseil comptable personnalisé. N’hésitez pas à faire appel à un Expert comptable pour avoir des précisions concernant votre situation. 🙂