- Le métier de chauffeur de taxi consiste à transporter des personnes avec un véhicule de maximum 9 places, selon des tarifs réglementés fixés par arrêté préfectoral ;
- Pour accéder au métier, vous devez détenir le permis B depuis 3 ans minimum, présenter un casier judiciaire vierge, obtenir un certificat médical d’aptitude et valider la formation PSC1, puis réussir l’examen CCPCT et obtenir la carte professionnelle délivrée par la préfecture ;
- Trois statuts sont possibles : artisan indépendant, locataire de licence ou taxi salarié. Chaque statut présente des avantages différents en termes d’autonomie et de sécurité financière ;
- Le budget initial varie de 30 000 à 300 000 € pour l’achat d’une licence ou 3 500 €/mois en location. Les revenus oscillent entre 1 800 et 3 500 € nets mensuels selon le statut choisi et la zone géographique d’exercice.
Vous souhaitez vous lancer dans le transport de personnes et créer votre entreprise ? Le métier de taxi séduit par son autonomie et la diversité de ses missions quotidiennes. Mais comment devenir taxi en 2026 ? Quelles sont les étapes obligatoires ? Quel budget prévoir ? De l’examen CCPCT à l’obtention de votre licence, en passant par le choix du statut juridique, nous vous guidons pas à pas dans ce parcours réglementé.

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Comprendre le métier de taxi
Définition et rôle du taxi
Le métier de chauffeur de taxi
Le chauffeur de taxi exerce une activité de transport public de personnes avec un véhicule automobile pouvant accueillir maximum 9 places assises (chauffeur compris). Sa mission principale consiste à déplacer ses clients d’un point A vers un point B, en contrepartie d’une rémunération calculée selon des tarifs réglementés fixés par arrêté préfectoral.
Ce professionnel bénéficie d’un statut particulier dans le secteur du transport : il dispose d’une Autorisation De Stationnement (ADS) délivrée par la commune. Cette autorisation lui permet d’exercer sur un territoire défini et de prendre des clients directement sur la voie publique.
Les missions quotidiennes du taxi
Le chauffeur de taxi accomplit des missions variées au quotidien :
- Transport urbain et interurbain pour les particuliers et les professionnels ;
- Courses aéroports et gares avec prise en charge immédiate ou réservation ;
- Transport conventionné CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) pour les personnes malades ou à mobilité réduite ;
- Maraude sur voie publique aux stations de taxi ou en circulation.
Cette diversité d’activités assure une clientèle variée et des revenus réguliers tout au long de l’année.
Bon à savoir : contrairement au VTC qui nécessite une réservation préalable, le taxi peut prendre des clients « à la volée » dans la rue. Autre différence majeure : le taxi affiche des tarifs réglementés par la préfecture et dispose d’un lumineux sur le toit, tandis que le VTC fixe librement ses prix et circule sans signe distinctif.
Les conditions pour devenir taxi
Conditions administratives obligatoires
Le métier de chauffeur de taxi étant strictement réglementé, tout comme celui de moniteur d’auto-école, plusieurs prérequis administratifs s’imposent avant de pouvoir exercer :
- Permis B depuis 3 ans minimum (2 ans si conduite accompagnée) : le permis doit être européen ou reconnu en France ;
- Casier judiciaire vierge : l’extrait du bulletin n°2 ne doit mentionner aucune condamnation incompatible avec l’exercice du métier ;
- Certificat médical d’aptitude : il doit être délivré par un médecin agréé (et non le médecin traitant) via le formulaire 14880*02. Cet examen vérifie votre aptitude physique à conduire un véhicule de transport de personnes ;
- Formation PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) : elle doit datée de moins de 2 ans. Cette formation aux premiers secours s’avère indispensable en cas d’urgence.
Qualités personnelles indispensables
Au-delà des conditions réglementaires, le métier exige des qualités humaines essentielles : courtoisie, présentation irréprochable, calme et maîtrise de soi. Par ailleurs, une excellente connaissance du territoire et la maîtrise de l’anglais constituent des atouts majeurs. Enfin, vous devez accepter des horaires décalés (soirs, week-ends, jours fériés) et supporter une position assise prolongée.
Les démarches pour devenir taxi

Passer l’examen de taxi
Inscription à l’examen
L’examen CCPCT (Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi) s’organise auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) de votre région. L’inscription se réalise directement sur le site internet de la CMA pour un coût de 200 €. Plusieurs sessions sont proposées tout au long de l’année, vous permettant de choisir la date la plus adaptée à votre situation.
Les épreuves de l’examen
L’examen comprend deux épreuves distinctes évaluant les compétences théoriques et pratiques du candidat. L’épreuve théorique couvre cinq matières essentielles :
- La gestion d’entreprise et la comptabilité ;
- La réglementation sur l’activité de taxi ;
- Les règles de sécurité routière ;
- Règlementations sur les infractions (sexisme, discriminations, sanctions) ;
- Les langues (français et anglais).
L’épreuve pratique consiste, quant à elle, en un parcours de conduite de 20 minutes évaluant la préparation du trajet, l’accueil client, la maîtrise de la facturation et du TPE (Terminal de Paiement Electronique), ainsi que les connaissances du territoire (géographie, tourisme, culture locale) du candidat.
La formation préparatoire
Non-négligeable : le taux de réussite à l’examen CCPCT oscille entre 30% et 50% selon les régions. Suivre une formation préparatoire augmente significativement les chances de validation, à l’image du parcours pour devenir formateur qui exige également une préparation rigoureuse. Cette formation dure entre 50 et 300 heures pour un coût de 400 à 3 000 €. Son financement peut s’effectuer via le CPF (Compte Personnel de Formation), Pôle emploi ou des aides régionales.
Obtenir la carte professionnelle et la licence
La carte professionnelle de conducteur taxi
Une fois l’examen CCPCT réussi, vous devez obtenir votre carte professionnelle en suivant ces étapes :
- Effectuer votre demande en ligne sur demarche.numerique.gouv.fr ;
- Fournir les documents requis : permis, pièce d’identité, attestation d’examen, avis médical, PSC1, photos ;
- Régler les frais de dossier de 60 € ;
- Attendre la délivrance par la préfecture sous environ 3 mois.
Cette carte possède une validité de 5 ans et doit être affichée obligatoirement dans le véhicule, sur le pare-brise. En cas d’arrêt d’activité, la carte doit être restituée à la préfecture. Son renouvellement nécessite de suivre une formation continue de 14 heures.
L’autorisation de stationnement (ADS) – La licence taxi
L’ADS, plus connue sous le nom de « licence » ou « plaque », s’avère obligatoire uniquement pour les chauffeurs indépendants (artisan ou locataire). Elle peut s’obtenir de 3 manières différentes :
| Gratuite | Achat | Location | |
| Procédure | Demande en mairie, liste d’attente | Acheter à un autre taxi | Contrat location-gérance avec entreprise |
| Coût | 0 € | 30 000 à 300 000 € (Paris ~190 000€) | ~3 500€/mois (Paris) |
| Délai | Plusieurs années | Immédiat | Immédiat |
| Conditions | Inscription annuelle, priorité aux salariés justifiant 2 ans et + d’activité | Revente possible après 5 ans d’activité continue | Contrat d’1 an minimum |
Bon à savoir : à Paris, la demande de licence gratuite se fait auprès de la Préfecture de Police, pas en mairie. Les licences gratuites obtenues depuis octobre 2014 sont valables 5 ans et renouvelables.
La mobilité interdépartementale
Bonne nouvelle : l’exercice dans un autre département est possible en suivant un stage de formation continue de 14 heures (35 heures pour Paris) portant sur le territoire et la réglementation locale. Le chauffeur peut exercer dans maximum 4 départements et reçoit alors une nouvelle carte professionnelle.
Choisir son statut et créer son entreprise
Les trois statuts possibles
Comme pour devenir entrepreneur dans d’autres secteurs d’activité, trois statuts permettent d’exercer le métier de chauffeur de taxi :
- L’artisan taxi indépendant : propriétaire de sa licence (achetée ou obtenue gratuitement). Il assume la responsabilité complète de son activité. Concrètement, l’artisan perçoit l’intégralité des recettes mais supporte l’ensemble des charges. Ce statut offre une autonomie totale ;
- Le locataire de licence : loue une licence via un contrat de location-gérance d’un an minimum. Il verse un loyer mensuel et perçoit l’intégralité des recettes. L’entretien du véhicule est généralement assuré par l’entreprise propriétaire ;
- Le taxi salarié : lié par contrat de travail à une entreprise. Il perçoit un salaire fixe complété d’un pourcentage du chiffre d’affaires et bénéficie de la protection sociale salariée. En revanche, il ne dispose d’aucune autonomie.
Créer son entreprise de taxi
Si vous optez pour le statut d’artisan ou de locataire, la création d’entreprise s’impose. Comme un électricien indépendant, vous devez choisir le statut juridique le plus adapté à votre situation :
- Pour exercer seul : Entreprise Individuelle (au régime du micro ou au réel), EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) ;
- Pour exercer à plusieurs : SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou SAS (Société par Actions Simplifiée).
L’immatriculation s’effectue gratuitement via le Guichet des Formalités des Entreprises, géré par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Cette démarche inscrit automatiquement l’entreprise au RNE (Registre National des Entreprises) et génère un numéro SIRET sous 2 à 4 semaines.
Organisation et aspects pratiques
Préparer son véhicule et équipements obligatoires
Caractéristiques du véhicule taxi
Le véhicule taxi doit répondre à des normes strictes définies par la réglementation. Il doit comporter maximum 9 places assises (chauffeur compris) et respecter les critères d’homologation en vigueur.
Les équipements obligatoires
Plusieurs dispositifs spécifiques permettent d’identifier clairement le taxi et d’assurer la conformité des courses :
- Lumineux sur toit avec mention « TAXI » et nom de la commune (vert = libre, rouge = occupé) ;
- Taximètre homologué mesurant le temps et les kilomètres parcourus ;
- Imprimante reliée au compteur pour éditer les notes de course (obligatoire si > 25 €) ;
- Terminal de paiement électronique (TPE) permettant les règlements par carte bancaire ;
- Smartphone avec connexion internet et application chauffeur agréée (le.taxi pour la maraude électronique) ;
- Plaque fixée sur le véhicule indiquant le numéro de licence (ADS) et le(s) département(s) d’exercice.
Le non-respect de ces équipements expose le chauffeur à des sanctions administratives et financières.
Bon à savoir : depuis 2021, tous les taxis doivent être inscrits au registre national le.taxi pour permettre aux clients de géolocaliser en temps réel les véhicules disponibles via des applications mobiles.
Assurances et contrôle technique
Assurances obligatoires
Deux assurances s’imposent pour exercer légalement le métier de chauffeur de taxi :
- L’assurance responsabilité civile professionnelle : elle couvre les dommages matériels, corporels et immatériels causés aux tiers, passagers inclus, dans le cadre de l’activité ;
- L’assurance automobile professionnelle : celle-ci est spécifique au transport de personnes à titre onéreux. Elle protège le véhicule et garantit une indemnisation adaptée aux risques du métier.
Bon à savoir : les assurances taxi sont proposées par tous les assureurs classiques. Comparez plusieurs devis pour optimiser vos charges professionnelles et bénéficier des meilleures garanties.
Contrôle technique
Le contrôle technique suit un calendrier strict pour les taxis. Il est obligatoire dès la première année de mise en circulation du véhicule, puis une fois par an. Le véhicule doit impérativement être conforme lors de tout contrôle routier.
Coûts, revenus et charges professionnelles
Investissement initial
Le démarrage de l’activité nécessite un budget global variant considérablement selon le statut. Au-delà des frais administratifs détaillés précédemment (examen, formation, carte professionnelle, licence), il est nécessaire de prévoir l’acquisition du véhicule adapté aux normes taxi et l’installation des équipements obligatoires. Ces investissements matériels représentent plusieurs milliers d’euros supplémentaires.
Charges mensuelles
Les charges mensuelles comprennent le carburant, l’entretien du véhicule, les assurances, le loyer de la licence si le chauffeur est locataire, les cotisations sociales, les taxes (TVA si applicable – Taxe sur la Valeur Ajoutée) ainsi que le renouvellement annuel du contrôle technique.
Revenus indicatifs
Les revenus varient considérablement selon le statut et la situation géographique. Un artisan indépendant perçoit en moyenne entre 2 000 et 3 500 € nets par mois, des revenus comparables à ceux d’un consultant indépendant, tandis qu’un locataire de licence génère entre 1 800 et 3 000 € nets mensuels après déduction du loyer. Enfin, un taxi salarié débutant touche environ 1 800 € bruts par mois selon la grille conventionnelle, complété d’un pourcentage du chiffre d’affaires.
Bon à savoir : les revenus sont nettement plus élevés dans les grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille) et les zones touristiques. Les horaires décalés (nuits, week-ends) augmentent significativement le chiffre d’affaires.
Des interrogations au sujet de la création d’entreprise ? Notre équipe vous répond dans les commentaires !
