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Devenir carreleur sans diplôme : missions, étapes et compétences requises

En résumé

  • Pour exercer le métier de carreleur, vous devez a minima être titulaire d’un CAP ou justifier de 3 ans d’expérience.
  • Sans diplôme, vous pourrez devenir carreleur en présentant une attestation de qualification si vous avez exercé votre activité durant au moins 3 ans.
  • Différentes formes juridiques sont envisageables pour devenir carreleur (EI, EURL, SARL, SASU ou SAS).
  • Fiscalité et protection sociale sont des éléments à étudier avant de choisir votre statut juridique pour votre activité de carreleur.

Chez Indy, nous accompagnons les porteurs d’idées pour créer une entreprise. C’est pourquoi nous vous proposons de découvrir comment devenir carreleur sans diplôme et comment créer votre propre entreprise pour bénéficier de la liberté offerte par le statut d’indépendant. Étapes, coûts de création, choix du statut, suivez notre guide pour lancer votre activité.

Devenir carreleur sans diplôme : missions, étapes et compétences requises

Peut-on exercer le métier de carreleur sans diplôme ?

Comprendre le rôle et les missions du carreleur

Le carreleur est un professionnel qui travaille dans le BTP (bâtiment et travaux publics). Il intervient en intérieur ou en extérieur pour réaliser des sols en carrelage ou des murs en faïence. Le carreleur-chapiste est à même de couler des dalles en amont de la pose d’un carrelage.

Ce professionnel du bâtiment peut intervenir à différentes étapes :

  • au moment de la construction d’une maison ou d’un appartement ;
  • dans le cadre d’une rénovation.

Il propose ses services à la fois aux particuliers et aux professionnels.

Les conditions pour exercer le métier de carreleur sans diplôme

Le métier de carreleur est réglementé : pour y accéder vous devez justifier d’une qualification professionnelle (diplôme ou expérience de 3 ans). À défaut, on parle alors d’exercice illégal, ce qui peut être sanctionné par des amendes pouvant aller jusqu’à 7 500 €, voire 15 000 € et un an d’emprisonnement en cas de récidive.

Si vous avez effectivement 3 ans d’expérience, vous devrez faire une demande auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) pour obtenir une attestation de qualification professionnelle.

Pourquoi une formation peut faciliter l’insertion ?

La formation facilite l’insertion professionnelle et augmente les chances de trouver un emploi salarié, les entreprises recherchant des profils déjà formés et opérationnels dès leur prise de poste. Elle permet également de répondre aux exigences de certains métiers qui nécessitent un diplôme.

Cependant, certains employeurs privilégient aussi la possibilité de former eux-mêmes leurs salariés afin de leur transmettre leurs méthodes de travail. L’absence de diplôme n’est donc pas toujours un frein, surtout lorsque l’expérience professionnelle est solide. Cela est particulièrement vrai dans le secteur du bâtiment, où de nombreux métiers sont en tension.

Quelles formations pour devenir carreleur ?

Si vous envisagez de suivre une formation de carreleur, différents diplômes sont accessibles en France :

  • le CAP carreleur, carreleur-mosaïste ou carreleur chapiste (certificat d’aptitude professionnelle) ;
  • le BP carreleur, carreleur-mosaïste ou carreleur chapiste (brevet professionnel) ;
  • le bac pro aménagement et finition du bâtiment ;
  • le BTS finition, aménagement des bâtiments : conception et réalisation.

Compétences et qualités essentielles

Maîtriser les techniques et la précision manuelle

Le carreleur est un professionnel de la finition. Il doit donc avant tout être un travailleur manuel soigneux et précis pour offrir à son client un résultat esthétique à la hauteur de ses attentes. Il doit maîtriser la prise de mesure et la découpe de carrelage et de faïence, des matériaux parfois sensibles, pour éviter la perte.

Il peut également être force de conseil et doit ainsi présenter un sens de l’esthétique et faire preuve de créativité pour aider ses clients à prendre une décision.

Connaître les matériaux, outils et supports

Le carreleur, via sa formation ou son expérience, doit être capable de maîtriser les différents matériaux qu’il utilise :

  • grès cérame ;
  • terre cuite ;
  • carreaux de ciment ;
  • granit ;
  • ardoise ;
  • travertin ;
  • marbre ;
  • pierre naturelle ;
  • faïence.

Naturellement, il doit s’adapter à tous les supports pour poser le carrelage ou la faïence (sols en béton, murs en placo, murs extérieurs, etc.). Il sera bien évidemment à même d’utiliser tous les outils indispensables au carreleur, de la carrelette manuelle au coupe-carreaux électrique en passant par le malaxeur pour la colle et les joints, le peigne-colle, etc.

Savoir lire des plans et respecter les exigences des clients

Comme pour tout métier du bâtiment, il est nécessaire de savoir lire et analyser un plan pour déterminer le travail à réaliser. D’une part, cela lui permet de savoir dans quelles pièces il doit intervenir. D’autre part, il peut commander les matériaux nécessaires selon la surface à carreler.

C’est aussi un gage de sérieux pour s’assurer de répondre aux exigences des clients en matière de coloris, de forme et de disposition des carreaux.

Les qualités du carreleur

Pour exercer sa profession dans les meilleures conditions, le carreleur devra être :

  • rigoureux ;
  • patient ;
  • courtois ;
  • à l’écoute ;
  • soigneux ;
  • avoir une bonne condition physique (c’est un métier difficile qui implique de porter des charges lourdes et d’être souvent à genoux).

Comment se lancer en tant que carreleur sans diplôme ?

Réaliser une étude de marché et un business plan

La première des différentes étapes pour devenir carreleur consiste à vous assurer de la viabilité de votre projet.

Étudier la demande locale

Si vous souhaitez créer une entreprise, commencez par faire une étude de marché pour déterminer le niveau de la demande et de la concurrence. Sans cette étude de marché, vous risquez de vous lancer dans un secteur où de nombreux professionnels du carrelage sont déjà actifs et capables de répondre à la demande des clients.

Faire un business plan

Le business plan permet d’avoir une vision globale de votre projet et de sa viabilité. Il prend en compte l’environnement et les cibles identifiées, la nature de l’offre, le mode de financement et le chiffre d’affaires estimé.

D’une part, ce document permet de vous poser les bonnes questions avant de lancer votre entreprise. D’autre part, il permet de vérifier si vous serez à même d’assumer vos charges en imaginant différentes hypothèses de chiffre d’affaires.

Indispensable pour vous, le business plan sera incontournable si vous devez rencontrer un conseiller bancaire pour obtenir un crédit professionnel. En effet, votre activité nécessite d’acheter un véhicule et du matériel pour réaliser les travaux de vos clients. Vous pourriez également envisager de louer un local pour stocker vos matériaux et vos outils.

Choisir son statut juridique

Deuxième étape : le choix du statut juridique (qui peut également intervenir en premier lieu dans la mesure où ce statut impacte le niveau des charges à considérer dans votre business plan).

Au moment de créer une entreprise, le choix du statut est essentiel puisqu’il va impacter notamment :

  • votre fiscalité ;
  • votre couverture sociale ;
  • la pratique de votre activité (seul ou à plusieurs).

La micro-entreprise ou l’entreprise individuelle

Ce sont les versions les plus simples de l’aventure entrepreneuriale. La micro-entreprise permet de démarrer une activité sans pression puisque vous ne payez des charges que lorsque vous déclarez du chiffre d’affaires. Elle peut être envisagée pour commencer votre activité en même temps qu’une activité salariée pour vous sécuriser financièrement, le temps de trouver des clients. En revanche, en matière de protection sociale, ce n’est pas la plus judicieuse, surtout pour l’avenir. Il vous faut déclarer un minimum de chiffre d’affaires pour valider des trimestres de retraite.

En entreprise individuelle au réel, vous avez des charges supplémentaires, mais vous êtes imposé sur les bénéfices et non sur le chiffre d’affaires, ce qui permet d’optimiser la fiscalité. De plus, en entreprise individuelle, vous n’avez pas de plafond de chiffre d’affaires, ce qui vous permet de développer plus librement votre activité. Cette solution peut se révéler judicieuse si vous envisagez de devenir taxi ou de créer une marque de vêtements.

L’EURL et la SASU

Entreprise individuelle à responsabilité limitée ou société par actions simplifiée unipersonnelle sont deux formes de sociétés permettant de bénéficier d’une fiscalité avantageuse avec un choix, sous certaines conditions, entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés.

En matière de couverture sociale, la SASU est à considérer puisque le président est assimilé salarié et est affilié au régime général de la Sécurité sociale quand en EURL, l’entrepreneur est gérant et a le statut de travailleur indépendant.

Offrant plus de possibilités que la micro-entreprise et l’entreprise individuelle, l’EURL et la SASU sont plus complexes à créer.

La SAS et la SARL

Vous souhaitez créer une entreprise de carrelage en vous associant ? Vous devrez cette fois choisir la société par actions simplifiée ou la société à responsabilité limitée, deux formes juridiques imposant la présence d’au moins 2 associés.

Le fonctionnement de la SARL est similaire à celui de l’EURL, il en va de même pour la SAS et la SASU. En revanche, avec deux associés, vous devrez déterminer quels sont les pouvoirs et les responsabilités de chacun, cela sera inscrit noir sur blanc dans les statuts de la société.

Réaliser les formalités administratives obligatoires

Pour créer une micro-entreprise ou une entreprise individuelle de carreleur, il vous suffit de vous rendre sur le guichet unique de formalités des entreprises de l’INPI en ligne.

Pour les EURL, SARL, SAS et SASU, les formalités de création d’entreprise sont plus complexes. Vous devrez suivre différentes étapes :

Rédiger les statuts

La rédaction des statuts est obligatoire pour déterminer qui sera le gérant (voire le président en SAS et en SASU). Ces statuts définissent la manière dont l’entreprise est gérée et dont les décisions sont prises. En EURL et en SARL, la rédaction des statuts est encadrée légalement. En SAS ou en SASU, la rédaction est plus libre, ce qui offre une plus grande flexibilité en matière de gestion.

Déposer le capital social

Toute société doit déposer un capital social. Hormis pour les structures plus importantes telles que les SA (sociétés anonymes), le capital minimal est de 1 euro. Libre à vous de déterminer le montant de ce capital, sachant qu’une entreprise avec un capital social plus élevé peut être plus rassurante pour les partenaires et les organismes de crédit.

Vous devrez en parallèle ouvrir un compte bancaire pour y déposer le capital social.

Publier une annonce dans un journal d’annonces légales

Vous êtes tenu de publier une annonce dans un journal d’annonces légales pour annoncer la création de votre entreprise de carrelage. Cette annonce doit inclure un certain nombre d’informations :

  • la dénomination de la société ;
  • le nom des dirigeants ;
  • la forme juridique ;
  • le montant du capital social ;
  • l’adresse du siège social ;
  • le numéro d’immatriculation ;
  • l’objet social.

Notez par ailleurs que cette démarche est payante, comptez 124 € pour une EURL à 199 € pour une SAS.

Immatriculer votre entreprise de carrelage

Enfin, il ne vous reste plus qu’à vous rendre sur le guichet unique en ligne pour faire votre demande d’immatriculation. Suivez les instructions et joignez les documents demandés pour obtenir votre numéro de SIRET et commencer votre activité. Des frais à hauteur de 45 € sont à régler pour une entreprise artisanale.

Développer son activité et fidéliser ses premiers clients

Votre activité est lancée, il vous faut à présent vous rendre sur les chantiers et faire un travail de qualité pour recueillir des avis positifs. Les clients consultent de plus en plus ces avis, une fiche d’établissement Google avec de bons avis pourrait vous aider à trouver de nouveaux clients. Par ailleurs, un travail de qualité permet de bénéficier du bouche-à-oreille pour une activité de carreleur durable. Songez également à utiliser les réseaux sociaux pour montrer vos réalisations qui seront bien plus parlantes qu’un site avec un descriptif d’activité.

La fidélisation est bien évidemment essentielle également, certains clients seront amenés à avoir à nouveau besoin de vos services. Si votre prestation est à la hauteur de vos attentes et si vos tarifs sont corrects, ils feront à nouveau appel à vous.

Vous souhaitez devenir diagnostiqueur immobilier sans diplôme ou ouvrir une boulangerie ? Posez vos questions en commentaires ou contactez nos experts pour vous guider et lancer votre activité.

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par Fabienne Cornillon

Rédactrice spécialisée en comptabilité, Fabienne aide les entrepreneurs à comprendre facilement les concepts et nouveautés de la gestion d'entreprise grâce à des contenus précis et accessibles.

Questions fréquentes

Quels sont les avantages de travailler comme carreleur indépendant ?

Travailler comme carreleur indépendant vous permet de choisir vos clients, de définir vos tarifs et d'envisager à terme une rémunération plus importante. En contrepartie d'une plus grande liberté, vous devrez assumer des responsabilités plus lourdes.  

Comment se lancer en tant que carreleur micro-entrepreneur ?

Pour devenir carreleur en micro-entreprise, il vous suffit de créer votre entreprise sur le guichet unique de formalités en ligne, cela ne vous prendra que quelques minutes. 

Quel est le salaire moyen d'un carreleur ?

Selon l'Onisep, un carreleur débutant peut gagner autour de 1 800 € brut par mois. Toutefois, ce salaire peut être revu à la hausse dans un secteur géographique où la demande est forte. 

Quels diplômes sont nécessaires pour devenir carreleur ?

Pour devenir carreleur, vous devez justifier d’une qualification (CAP ou expérience de 3 ans). Vous pouvez ensuite envisager un BP, un bac pro ou encore un BTS finition, aménagement des bâtiments : conception et réalisation.

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