Passez à la facturation électronique avec Indy : c’est simple et gratuit 

Comment est rémunéré un compte courant d’associé ?

En résumé

  • Un compte courant d’associé est un prêt consenti par un associé à sa société. Sans convention expresse, il est gratuit par défaut : les intérêts ne sont versés que si les parties en ont convenu.
  • Le taux d’intérêt est librement fixé par les parties, mais ne doit pas dépasser le taux de référence publié par l’administration fiscale (4,49 % pour les exercices clos au 31 janvier 2026) pour être déductible du résultat fiscal.
  • La déduction est possible uniquement si le capital social est intégralement libéré et le taux respecté.
  • Pour l’associé personne physique, les intérêts sont soumis au PFU de 31,4 % ou sur option au barème progressif de l’IR.

Vous prêtez de l’argent à votre société via votre compte courant d’associé, mais vous ne touchez rien en échange ? Sans convention expresse, cette avance est gratuite par défaut. Pourtant, la rémunération du compte courant d’associé constitue un levier fiscal avantageux pour vous comme pour votre société. Quel taux appliquer en 2026 ? Comment sont imposés les intérêts que vous percevez ? Comment mettre en place cette rémunération ? Vous découvrirez tout ce qu’il faut savoir dans cet article.

Comment est rémunéré un compte courant d’associé ?

Simplifiez bien plus que votre comptabilité avec Indy
Avec Indy, automatisez la gestion de votre entreprise : suivi comptable en temps réel, compte pro gratuit, édition des déclarations fiscales… et bien plus encore 🚀
 

Qu’est-ce que la rémunération d’un compte courant d’associé ?

rémunération du compte courant

Définition du compte courant d’associé

Un compte courant d’associé (CCA) est un prêt consenti par un associé à sa société. Concrètement, l’associé avance des fonds à la société, qui les enregistre comme une dette à son égard, au passif du bilan, dans le compte 455.

Un CCA se constitue de trois façons :

  • L’associé verse directement des fonds à la société ;
  • Il laisse des sommes dues par la société (dividendes non réclamés, remboursements de frais en attente, etc.) ;
  • Il laisse sa rémunération de dirigeant en tout ou partie dans la société, les sommes non prélevées venant alimenter le compte courant.

Pourquoi rémunérer un compte courant d’associé ?

Sans convention, un compte courant d’associé est gratuit par défaut : l’associé ne perçoit aucun intérêt. Pour bénéficier d’une rémunération, les parties doivent le prévoir expressément dans une convention.

Cette rémunération présente un double avantage. Pour l’associé, elle permet de percevoir un revenu sur les fonds prêtés, indépendamment du résultat de la société.

Du côté de la société, les intérêts versés sont déductibles du résultat fiscal (sous conditions), ce qui réduit l’impôt sur les sociétés (IS). C’est également une alternative souple au crédit bancaire : pas de garanties à fournir, procédure simplifiée.

Bon à savoir : contrairement aux dividendes, la société peut verser des intérêts sur un CCA même en l’absence de bénéfices distribuables. Un avantage non négligeable en période de trésorerie tendue.

Quels associés peuvent percevoir cette rémunération ?

Depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, tout associé peut consentir une avance en compte courant, quelle que soit sa participation au capital. L’ancienne condition de détention minimale de 5 % a été supprimée.

Sont concernés tous les associés et actionnaires de :

  • SARL (Société à responsabilité Limitée) ;
  • SAS (Société par Actions Simplifiée) ;
  • SA (Société Anonyme) ;
  • SCA (Société en Commandite par Actions) ;
  • Sociétés civiles.

Sont également concernés les dirigeants : administrateur, membre du directoire et du conseil de surveillance, gérant, président de SAS, directeur général, directeur général délégué de SA ou SAS.

Bon à savoir : l’inverse est strictement interdit : un associé personne physique ou un dirigeant ne peut pas avoir un compte courant débiteur vis-à-vis de sa société. Autrement dit, la société ne peut pas prêter d’argent à un associé via ce mécanisme.

Comment calculer la rémunération d’un compte courant d’associé ?

Le taux d’intérêt applicable en 2026

Le taux d’un CCA est librement fixé par les parties dans la convention. Il n’existe pas de taux minimum légal.

L’administration fiscale publie néanmoins un taux de référence : la moyenne des taux effectifs des prêts à taux variable aux entreprises, d’une durée initiale supérieure à deux ans (art. 39-1-3° du CGI). Celui-ci varie selon la date de clôture de l’exercice :

Date de clôtureTaux de référence
Du 31 janvier au 27 février 20264,49 %
Du 28 février au 30 mars 20264,44 %
Du 31 mars au 29 avril 20264,39 %
Du 30 avril au 30 mai 20264,37 %
Du 31 mai au 29 juin 20264,34 %
Du 30 juin au 30 juillet 20264,33 %
Du 31 juillet au 30 août 20264,33 %
Du 31 août au 30 septembre 20264,33 %

Le plafond de déductibilité des intérêts

Ces taux ne sont pas de simples indicateurs : ils déterminent le taux maximal d’intérêts déductibles fiscalement. Les parties peuvent convenir d’un taux supérieur, mais la fraction des intérêts qui excède le taux de référence n’est alors pas déductible du résultat fiscal. Concrètement, la fraction excédentaire est réintégrée au résultat fiscal et soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).

Exemple concret : un associé détient un CCA de 80 000 € et perçoit des intérêts au taux de 5 % pour un exercice clos au 31 janvier 2026 (plafond : 4,49 %). Les intérêts versés s’élèvent à 4 000 €, mais seuls 3 592 € sont déductibles (80 000 × 4,49 %). La fraction excédentaire de 408 € est réintégrée au résultat fiscal.

Quelle fiscalité s’applique à la rémunération du compte courant d’associé ?

L’imposition des intérêts pour l’associé (PFU ou barème)

Pour l’associé personne physique, les intérêts perçus sur son CCA sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé flat tax. Ce taux de 31,4 % englobe l’impôt sur le revenu (12,8 %) et les prélèvements sociaux (18,6 %).

L’associé peut toutefois opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, les intérêts s’ajoutent à ses autres revenus et sont imposés selon sa tranche marginale. Les prélèvements sociaux s’appliquent en sus, et doivent donc être additionnés.

Bon à savoir : le barème progressif n’est avantageux que si le taux marginal d’imposition (TMI) est inférieur à 12,8 %, soit pour les contribuables non imposables ou taxés à 11 %.

Les prélèvements sociaux sur les intérêts

Les intérêts de CCA perçus par un associé personne physique sont soumis aux prélèvements sociaux au taux global de 18,6 %.

Les prélèvements sociaux se décomposent ainsi :

ContributionTaux
CSG (Contribution Sociale Généralisée)10,6 %
CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale)0,5 %
Prélèvement de solidarité7,5 %

Bon à savoir : ces prélèvements sont inclus dans le PFU de 31,4 % (12,8 % d’IR + 18,6 % de PS) mais sont à rajouter en cas d’option pour le barème progressif de l’IR.

La déduction des intérêts au niveau de la société

Du côté de la société, les intérêts versés à l’associé constituent des charges financières (au débit du compte 6615 concernant la comptabilisation des intérêts de compte courant d’associé).

Ces charges sont déductibles du résultat fiscal sous conditions, notamment si le capital social est intégralement libéré et si le taux d’intérêt ne dépasse pas le taux maximal de déductibilité applicable à l’exercice.

Concrètement, cette déduction réduit la base imposable à l’IS. Pour une société soumise au taux normal de 25 %, chaque euro d’intérêt déduit génère une économie d’impôt de 0,25 €.

Comment mettre en place la rémunération d’un compte courant d’associé ?

Les conditions à respecter

Pour que la rémunération du CCA soit fiscalement valable, deux conditions doivent être réunies à chaque exercice :

  • Le capital social doit être intégralement libéré : tous les associés ont versé la totalité de leur apport ;
  • Le taux appliqué ne doit pas dépasser le taux de référence en vigueur à la date de clôture.

La convention de compte courant d’associé

La convention de compte courant d’associé n’est pas légalement obligatoire. Toutefois, sans elle, le CCA est présumé gratuit : aucun intérêt ne peut être réclamé. Il est donc vivement recommandé de la formaliser avant le versement des fonds, pour éviter tout litige ultérieur.

Elle doit préciser :

  • L’identité des parties (associé et société) ;
  • Le montant de l’avance ou le plafond autorisé ;
  • Le taux d’intérêt et ses modalités de calcul ;
  • La durée et les conditions de remboursement ;
  • Les modalités de résiliation ;
  • Une éventuelle clause de blocage des fonds.

Elle peut figurer dans un acte séparé (par exemple dans le pacte d’associés) ou dans les statuts. En cas de contrôle fiscal, elle constitue la preuve de l’accord entre les parties et des conditions convenues.

Indy : bien plus qu'une app de comptabilité - Créer un compte

par Sandra Grisard

Ancienne comptable reconvertie dans l’écriture, Sandra connaît les rouages de la gestion d’entreprise sur le bout des doigts. Aujourd’hui, elle met son expertise au service des indépendants en partageant des conseils concrets, simples et utiles pour gagner du temps et éviter les erreurs.

Questions fréquentes

Est-ce que les comptes courants sont rémunérés ?

 Pas automatiquement. Un compte courant d'associé est gratuit par défaut : les intérêts ne sont versés que si une convention le prévoit expressément.

Qu'est-ce qu'une convention de rémunération pour un compte courant d'associé ?

C'est le contrat signé entre l'associé et la société qui formalise les conditions de l'avance : taux, durée et modalités de remboursement. Sans elle, le CCA est présumé gratuit.

Comment calculer la rémunération d'un compte courant d'associé ?

Les intérêts sont calculés en appliquant le taux convenu au solde du compte courant sur la période concernée, en tenant compte des éventuels mouvements du compte au cours de l'exercice. Pour être intégralement déductibles, ils doivent respecter le taux maximal de référence applicable.

Quel taux d'intérêt pour un compte courant d'associé ?

 Le taux est librement fixé par les parties. Pour les exercices clos au 31 janvier 2026, le taux de référence (au-delà duquel les intérêts ne sont plus déductibles) s'élève à 4,49 %.

 

Laisser un commentaire

Prêt pour la vraie indépendance ?

Comme 500 000 indépendants, gérez, pilotez et déclarez vous-mêmes.

Sans frais cachés - 30 jours satisfait ou remboursé

Pourquoi l’offre Essentiel est gratuite ?

Nous offrons une plateforme gratuite regroupant tous les essentiels pour créer son entreprise, facturer, encaisser, payer et piloter son activité car nous pensons que l’entrepreneuriat doit être accessible à tous.

Quand votre entreprise grandit, nos abonnements payants vous accompagnent pour aller plus loin : fonctionnalités avancées et obligations comptables avec l’accompagnement qui vous convient.

En clair, notre modèle repose sur une idée simple : parier sur votre réussite et grandir à vos côtés.

Découvrez le logiciel Indy

La solution n°1 pour gérer votre comptabilité, vos factures et vos déclarations sans stress.

Ajoutez votre titre ici

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.