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Comment passer du statut d’auto-entrepreneur à entreprise individuelle ?

En résumé

  • L’auto-entreprise (ou micro-entreprise) n’est pas un statut juridique à part entière : c’est une entreprise individuelle (EI) soumise à un régime micro-social et micro-fiscal simplifié ;
  • « Passer d’auto-entrepreneur à entreprise individuelle » signifie donc sortir de ce régime micro pour basculer au régime réel d’imposition, tout en restant juridiquement une entreprise individuelle, sans création d’une nouvelle structure ni changement de SIREN ;
  • Ce changement peut être automatique, en cas de dépassement du seuil de chiffre d’affaires deux années consécutives, ou volontaire ;
  • En cas de changement volontaire, vous devez opter pour le régime réel d’imposition auprès des impôts et renoncer à l’option pour le régime micro-social auprès de l’URSSAF. 

Vous êtes auto-entrepreneur et votre activité évolue ? Vous vous demandez s’il faut passer à l’entreprise individuelle (EI) ? Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas de créer une nouvelle entreprise : l’auto-entreprise est déjà une forme simplifiée de l’entreprise individuelle. Le passage de l’auto-entrepreneur à l’EI correspond en réalité à une sortie du régime de la micro-entreprise pour adopter le régime réel. Ce changement peut devenir intéressant lorsque votre chiffre d’affaires augmente, que vos charges deviennent importantes ou que votre activité nécessite une gestion plus complète.

Comment passer du statut d’auto-entrepreneur à entreprise individuelle ?

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Micro-entrepreneur et Entreprise individuelle : quelles différences ?

Avant de comparer leurs différences, il faut clarifier un point essentiel : le micro-entrepreneur et l’entrepreneur individuel (EI) ont le même statut juridique. La micro-entreprise n’est pas une forme d’entreprise distincte, mais un régime simplifié applicable à l’entreprise individuelle. Changer de statut entreprise n’est donc pas le terme le plus juste ici : il s’agit plutôt de changer de régime fiscal et social, sans modifier la structure juridique de l’entreprise.

Le choix entre ces deux fonctionnements concerne donc principalement le régime fiscal, social et comptable de l’activité. En pratique, un entrepreneur individuel peut relever :

  • Du régime micro-entreprise, avec des obligations simplifiées ;
  • Ou du régime réel, avec une comptabilité et des déclarations plus complètes. 

Les différences administratives

Les démarches et obligations diffèrent selon le régime fiscal et social applicable.

Le micro-entrepreneur bénéficie d’un fonctionnement simplifié : il déclare son chiffre d’affaires encaissé chaque mois ou chaque trimestre dans le cadre du régime micro-social, et ses cotisations sont calculées directement en fonction de ce montant.

À l’inverse, l’entrepreneur individuel soumis à un régime réel doit tenir une comptabilité plus complète et déclarer chaque année son résultat professionnel. Ses cotisations sociales sont ensuite calculées sur la base du revenu dégagé par son activité. 

Les différences comptables

La comptabilité est l’un des points qui distingue le plus le régime micro du régime réel.

En micro-entreprise, les obligations comptables sont volontairement simplifiées. L’entrepreneur n’a pas à établir de bilan ni de compte de résultat : il doit principalement enregistrer ses recettes, conserver ses justificatifs et, selon son activité, tenir un registre des achats. Ses dépenses professionnelles ne sont pas déduites une par une de son chiffre d’affaires.

Au régime réel, l’entrepreneur individuel doit tenir une comptabilité complète pour déterminer précisément le résultat de son activité. Il doit enregistrer ses recettes et ses dépenses, suivre ses immobilisations et établir les documents comptables nécessaires à ses déclarations fiscales (comme le bilan et le compte de résultat selon son régime d’imposition). 

Les différences fiscales

La principale différence fiscale entre le régime micro et le régime réel concerne le calcul du bénéfice imposable.

En micro-entreprise, l’administration fiscale ne tient pas compte des dépenses réellement engagées par l’entrepreneur. Le bénéfice imposable est calculé à partir du chiffre d’affaires déclaré, auquel un abattement forfaitaire est appliqué pour représenter les charges professionnelles. L’entrepreneur peut également, sous certaines conditions, opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu afin de régler son impôt en même temps que ses cotisations sociales.

Au régime réel, l’entrepreneur individuel est imposé sur son bénéfice réel, c’est-à-dire la différence entre ses recettes et ses charges professionnelles déductibles. Il peut donc déduire ses frais réellement engagés pour déterminer son résultat imposable.

Bon à savoir : Un entrepreneur individuel, qu’il relève du régime micro ou du régime réel, peut bénéficier de la franchise en base de TVA s’il respecte les seuils applicables à son activité. Dans ce cas, il ne facture pas de TVA à ses clients et ne peut pas récupérer celle payée sur ses achats. Lorsque l’entrepreneur est soumis à la TVA, il doit la collecter, la déclarer et la reverser à l’administration fiscale. En contrepartie, il peut généralement récupérer la TVA sur ses dépenses professionnelles.

Les régimes sociaux

Auto-entrepreneurs et entrepreneurs individuels relèvent du régime social des travailleurs indépendants, mais leurs cotisations sociales sont calculées selon des règles différentes.

Le micro-entrepreneur cotise sur la base de son chiffre d’affaires encaissé, avec un taux qui varie en fonction de la nature de son activité.

L’entrepreneur individuel soumis à un régime réel voit quant à lui ses cotisations calculées sur la base de son revenu professionnel, qui correspond généralement au résultat réalisé par son entreprise après prise en compte des charges déductibles. 

Tableau récapitulatif des différences

CritèreMicro-entrepreneur (régime micro)Entrepreneur individuel (régime réel)
Statut juridiqueEntreprise individuelle (EI)Entreprise individuelle (EI)
Déclaration du chiffre d’affairesMensuelle ou trimestrielle (selon régime social)Annuelle
ComptabilitéLivre des recettes, registre des achatsComptabilité complète, bilan, compte de résultat
Calcul de l’impôtAbattement forfaitaire sur le chiffre d’affairesBénéfice réel (CA moins charges déductibles)
TVAFranchise en base possible sous seuilsFranchise en base possible sous seuils
Cotisations socialesSur le chiffre d’affaires encaisséSur le revenu professionnel (bénéfice)

Pourquoi passer d’auto-entrepreneur à entrepreneur individuel ?

Le passage du régime auto-entrepreneur à l’entreprise individuelle au régime réel n’est pas toujours subi. Plusieurs raisons peuvent pousser à franchir le pas volontairement, avant même d’atteindre les plafonds de chiffre d’affaires.

Déduire ses charges réelles

Au régime micro, l’administration applique un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires (30 %, 34 % ou 50 % selon l’activité) censé couvrir les charges professionnelles, sans tenir compte des dépenses réellement engagées. Si les charges réelles sont supérieures à cet abattement, notamment en cas d’investissement important (matériel, local professionnel, véhicule), rester au régime micro finit par coûter plus cher que de passer au réel.

Gagner en crédibilité auprès des partenaires

Une comptabilité complète, avec bilan et compte de résultat, donne une image plus lisible de la santé financière de l’entreprise que la simple déclaration de chiffre d’affaires du régime micro. Pour un entrepreneur individuel qui négocie un prêt bancaire, un contrat avec un client important ou un partenariat, ces documents comptables peuvent faciliter la confiance des interlocuteurs, là où le régime micro offre moins de visibilité sur la réalité économique de l’activité.

Anticiper le développement de l’activité

L’entreprise individuelle au réel n’est soumise à aucune plafond de chiffre d’affaires. Pour une activité en forte croissance, sortir du régime micro permet de continuer à se développer sans risquer un dépassement automatique de seuil, et de préparer, le cas échéant, une future transformation entreprise individuelle en société.

À savoir : cette bascule n’est pas toujours avantageuse. Si l’activité génère peu de charges, l’abattement forfaitaire de la micro-entreprise peut rester plus intéressant que le régime réel, même avec un chiffre d’affaires plus élevé. Le calcul dépend avant tout du niveau réel des charges professionnelles.

 

Auto entrepreneur entreprise individuelle

Comment passer du statut de micro-entrepreneur à celui d’entreprise individuelle ?

Dépassement du plafond du micro-entrepreneur

La première situation dans laquelle un micro-entrepreneur quitte le régime de la micro-entreprise est le dépassement des plafonds de chiffre d’affaires autorisés pendant deux années consécutives. L’activité reste exercée en entreprise individuelle, mais elle bascule alors vers le régime réel.

Les seuils applicables sont aujourd’hui de :

  • 203 100 € pour les activités de vente de marchandises, d’objets, de fournitures et de denrées à emporter ou à consommer sur place, ainsi que pour les prestations d’hébergement (hôtels, chambres d’hôtes, meublés de tourisme) ;
  • 83 600 € pour les activités de prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ainsi que pour les professions libérales relevant des bénéfices non commerciaux (BNC).

Lorsque l’activité démarre en cours d’année, les seuils sont ajustés en fonction de la durée d’exercice. On parle alors de seuil proratisé

Exemple : vous créez votre activité de prestation de services le 1er novembre 2025. Comme votre activité ne couvre que les deux derniers mois de l’année, le plafond de chiffre d’affaires est ajusté au nombre de jours réellement exercés. Si vous dépassez ce plafond, vous restez toutefois en micro-entreprise : il faut dépasser les seuils pendant deux années consécutives pour sortir définitivement du régime.

Changement de régime volontaire (hors dépassement)

Vous pouvez également choisir volontairement de quitter le régime de la micro-entreprise pour passer au régime réel d’imposition. Cette démarche ne crée pas une nouvelle entreprise : votre activité reste exercée sous la forme d’une entreprise individuelle, mais avec un régime fiscal et social différent.

Opter pour un régime réel d’imposition

Si vous souhaitez quitter le régime micro tout en conservant votre entreprise individuelle, vous pouvez opter pour un régime réel d’imposition. Cette option doit être demandée auprès de votre service des impôts des entreprises (SIE), depuis la messagerie sécurisée de votre espace professionnel sur impots.gouv.fr ou par courrier.

À compter de l’entrée en vigueur de cette option, vos bénéfices seront imposés selon le régime réel. Vous devrez notamment tenir une comptabilité plus complète et déclarer vos revenus selon les règles applicables à ce régime.

Si vous aviez choisi le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, cette option prendra automatiquement fin lors du passage au régime réel. 

Renoncer au régime micro-social

Une fois votre changement de régime fiscal validé par l’administration fiscale, vous devez informer l’URSSAF de votre nouvelle situation et préciser la date d’effet souhaitée. En cas de changement rétroactif, vos cotisations sociales pourront être recalculées : pensez donc à anticiper une éventuelle régularisation.

💡 À savoir : le passage au régime réel d’imposition ne vous fait pas automatiquement perdre la franchise en base de TVA. Si vous restez sous les seuils applicables, vous pouvez continuer à en bénéficier.

Cesser son activité de micro-entrepreneur pour passer en société

Si vous souhaitez exercer votre activité sous la forme d’une société (par exemple une EURL ou une SASU), il ne s’agit pas d’un simple changement de régime. Vous devez créer une nouvelle entreprise, puis déclarer la cessation de votre activité de micro-entrepreneur auprès de l’INPI (ici).

Cette création d’entreprise entraîne notamment l’attribution d’un nouveau numéro SIREN et de nouveaux numéros SIRET.

Parmi les options les plus prisées, vous avez notamment le choix entre : 

  • L’EURL, adaptée aux entrepreneurs qui souhaitent exercer seuls tout en bénéficiant d’un cadre juridique plus structuré ;
  • La SASU, souvent choisie pour sa souplesse de fonctionnement et sa facilité à accueillir de nouveaux associés par la suite.

Le choix entre ces deux statuts dépend de nombreux critères (protection sociale du dirigeant, fiscalité, mode de rémunération, perspectives de développement, etc.). Il est donc recommandé de comparer leurs caractéristiques avant de faire votre choix. 

À l’inverse, si vous souhaitez retrouver un fonctionnement plus simple après avoir créé une société ou adopté un autre régime, il est parfois possible de passer d’entreprise individuelle à auto-entrepreneur ou de passer de SASU à auto-entrepreneur. Ces démarches restent cependant plus complexes qu’un simple changement de régime fiscal, car elles impliquent généralement la création d’une nouvelle structure et des formalités supplémentaires.

Vous avez des doutes sur quelle option choisir ? Pour tout ce qui concerne la comptabilité, n’hésitez pas à nous poser vos questions en commentaire ! 🤗

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par Julie Pay Vargas

Julie est rédactrice de contenu chez Indy. Spécialiste des entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, elle partage toutes ses connaissances afin de rendre la comptabilité accessible à tous !

Questions fréquentes

Peut-on effectuer un changement du statut d'auto-entrepreneur en cours d'année ?

Tout à fait ! Il est possible de modifier son statut d’auto-entrepreneur en cours d’année en changeant de régime juridique ou en cessant son activité pour en créer une nouvelle.
La démarche dépend du changement souhaité et peut entraîner des conséquences fiscales et sociales à anticiper.

Comment passer d'EI à auto-entrepreneur ?

Pour passer d'EI à auto-entrepreneur, l'entrepreneur doit informer le service des impôts de sa volonté de changer de régime fiscal.

Quelle différence entre auto-entrepreneur et entreprise individuelle ?

La micro-entreprise est un régime simplifié d'entreprise individuelle. Ainsi, la principale différence réside dans les obligations comptables et fiscales qui sont plus simplifiées pour un auto-entrepreneur.

Comment changer de statut en tant qu'auto-entrepreneur ?

En tant qu'auto-entrepreneur, si vous souhaitez changer de statut, vous devez en amont déclarer la cessation de votre activité en tant qu'auto-entrepreneur sur le guichet unique de l'INPI.

11 commentaires
  1. BRIGITTE CHEVEREAU

    Bonjour,
    Mon fils qui a débuté une activité de loueur de matériel pour soirées en Avril 2025, a commencer à acheter du matériel alors qu’il a choisi de rester en micro. Je lui conseil de passer en entreprise individuel afin d’amortir ce matériel et je pense qu’il va avoir plus de charge que par le forfait. Mais comment va t il comptabiliser ce matériel acheté en 2025 alors qu’il sera qu’en 2026 en individuel. Quel date d’acquisition mettre ? Doit il être considéré comme matériel d’occasion du coup ?
    Merci pour votre retour.
    Brigitte

    1. Léa Deschamps

      Bonjour Brigitte,

      S’il passe de la micro-entreprise à l’entreprise individuelle en 2026, le matériel acheté en 2025 pourra en principe être intégré dans le patrimoine professionnel au moment du passage au régime réel. On parle alors d’un apport du matériel à l’activité.

      Dans ce cas, ce n’est pas la date d’achat d’origine qui est retenue en comptabilité, mais la valeur du matériel au moment de son entrée dans l’entreprise individuelle (sa valeur actuelle). Il sera donc généralement considéré comme du matériel d’occasion, puis amorti à partir de cette valeur et à partir de 2026.

      Comme la situation peut dépendre du montant et du type de matériel, il peut être utile de faire valider l’évaluation par un expert-comptable pour sécuriser l’amortissement.

  2. MXF

    Bonjour,
    Imaginons un professionnel libéral qui dépasse le plafond de la micro entreprise car il a un CA de 100 000€ l’année.
    Il n’a aucune charge à déduire, va cotiser à hauteur de 30000€ + 5000€ environ d’impôts si mariés avec 2 enfants. Donc 35000€ pris sur les 100000€, soit un reste de 65000€.
    Si le même professionnel passe en autoentreprise et fait 77000€ de CA, il lui restera 57000€.
    Donc environ 8000€ de gagner en plus pour 23000€ de CA en plus en tant qu’entreprise individuelle.
    Ce professionnel n’a-t-il pas intérêt à travailler moins et rester autoentrepreneur ?

    1. Lauriane Kadri

      Bonjour,

      Effectivement, si ce professionnel a très peu voire pas de charges, le régime de l’auto-entrepreneur (micro-BNC) peut rester plus avantageux fiscalement, malgré un plafond de chiffre d’affaires plus bas.

      Au régime réel, il cotise et paie l’impôt sur son bénéfice réel, alors qu’en micro, l’administration applique un abattement forfaitaire de 34%, ce qui réduit fortement la base imposable.

      Par conséquent, s’il n’a aucune charge à déduire, il peut avoir tout intérêt à rester en micro-BNC et travailler moins car le gain net supplémentaire en dépassant le plafond n’est pas toujours rentable.

      1. MXF

        Dans ce cas, quelles sont les démarches à faire pour revenir au régime micro-entrepreneur ?

  3. Rehault Pierre

    Bonjour, En tant qu’organisateur de retraites bien-être, j’ai beaucoup de charges (location lieu, nourriture, etx..) et j’étais jusqu’à maintenant auto-E. Il me semble qu’il est temps de passer en EI (malgré un CA = 35000€) pour pouvoir défalquer les frais. Pourriez vous me confirmer que j’ai simplement à faire un courrier aux impots, ensuite demander une radiation de mon auto-E actuelle et créer une EI?
    Ce nouveau statut de régime réel me donne t’il toujours la franchise de TVA tant que je ne suis au dessus du seuil?
    Y a t’il un cout à ces opérations?
    J’aurais besoin d’un comptable et ce sera vous d’après ce que j’ai lu, tout est sérieux

    Merci infiniment
    P.

    1. Valentine Flehoc

      Bonjour Pierre,
      Vous n’avez pas besoin de radier votre auto-entreprise puis de créer une entreprise individuelle : il s’agit du même type d’entreprise, seuls les régimes fiscaux et sociaux changent. Vous devez envoyer un courrier aux impôts pour spécifier votre changement de régime fiscal, et un courrier à l’URSSAF pour spécifier votre changement de régime social. Ce changement est gratuit.
      La franchise en base de TVA s’applique toujours si vous ne dépassez pas le seuil. 🙂

  4. urssaf

    Bonjour,
    Mon fils a fait une demande après des impôts pour passer au régime réel d’imposition le début septembre 2023. La première réponse a été validée avec une modification du régime BNC en régime réel à compter du 01/01/2023 (obligatoirement au début d’un exercice comptable). 2 semaines plus tard, les impôts lui adresser un courriel en lui indiquant que l’option pour le régime réel ne sera effective que pour 2024 et que pour l’année 2023 il resterait au régime micro BNC. Donc les frais engagés ne sont pas déductible (loyer, achat du matériel etc.)
    Dans un paragraphe plus haut vous indiqué : « Changement de régime volontaire (hors dépassement)
    Vous pouvez tout à fait choisir délibérément de vous séparer de votre statut de micro entreprise pour passer au régime réel d’imposition. Depuis 2022, le choix du statut peut être rétroactif : vous pouvez faire une demande début 2023 pour l’année 2022. »
    Donc il a fait une demande applicable pour 2024 pour l’année 2023. Suite à un entretien avec l’URSSAF, ces derniers me confirment que pour 2023, mon fils restera et déclarera son auto entreprise en micro BNC et ne passera pas en régime réel d’imposition.
    Donc j’aimerai comprendre et savoir comment mon fils va remplir et déclaré l’année 2023 en 2024.
    D’avance merci pour votre réponse.
    Cordialement.
    Mme RICHARD Nadège

    1. Marine Griffond

      Bonjour Nadège,

      Si l’URSSAF a confirmé que votre fils restera au régime Micro BNC sur l’exercice 2023, alors il devra bien déclarer à ce régime pour la clôture 2023.

  5. Lauriane Provost

    Bonjour,
    Le service des impôts a validé ma demande de passer sous le régime de la déclaration contrôlée au 1er janvier 2023, l’URSSAF me propose uniquement à partir de janvier 2024… Sur votre blog et parmi les commentaires, j’ai lu à plusieurs reprises que c’était possible d’être régularisé quelque soit la date d’effet de changement, le service des impôts me l’a confirmé également.

    Savez-vous quel texte officiel atteste de la possibilité de changer de régime en cours d’année auprès de l’URSSAF ?
    Merci pour votre retour,
    Lauriane

    1. Valentine Flehoc

      Bonjour Lauriane,
      Il n’existe pas de texte officiel qui atteste de cette possibilité. Il semble que certains URSSAF refusent la rétroactivité, mais nous ne savons pas sur quoi se base ce refus. Leur avez-vous transmis l’accord du service des impôts ?

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