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Simulateur d'indemnité de rupture conventionnelle

CheckCalcul basé sur votre ancienneté et vos 12 derniers salaires bruts
CheckRégime fiscal et social estimé inclus (IR, cotisations, CSG)
CheckRésultat conforme au minimum légal du Code du travail
Convention collective
Sans convention collective, le calcul se base sur le minimum légal du Code du travail.
Dates du contrat
Préavis
Situation retraite
12 derniers salaires bruts mensuels
Incluez primes et avantages en nature. Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 mois et le tiers des 3 derniers mois.
Renseignez les dates pour afficher les champs de salaire.
Résultat du calcul
Indemnité minimale légale brute estimée
-
Ancienneté
-
Salaire de référence
-
Tranche 10 ans et moins (1/4)
-
Régime fiscal et social estimé

Simulateur de rupture conventionnelle : calculez vos indemnités en 2026

En résumé

  • L’indemnité de rupture conventionnelle est calculée sur la base de votre ancienneté et de votre salaire brut de référence : 1/4 de mois par année pour les 10 premières années, puis 1/3 au-delà ;
  • Ce montant est un minimum légal, vous pouvez négocier une indemnité supra-légale plus élevée lors des entretiens préalables à la signature ;
  • L’indemnité est exonérée d’impôt sur le revenu jusqu’à 6 PASS (288 360 € en 2026), mais peut entraîner un différé d’indemnisation chômage si elle dépasse le minimum légal ;
  • La rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage (ARE) et peut être un levier pour financer la création de votre activité indépendante.

La rupture conventionnelle est un mode de rupture du CDI conclu d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Parfois utilisé pour toucher le chômage lors d’une création d’entreprise, elle ouvre droit à une indemnité spécifique dont le montant ne peut pas être inférieur à l’indemnité légale de licenciement (article L1237-13 du Code du travail). Nous avons créé un simulateur gratuit qui calcule votre indemnité minimale selon la formule légale 2026, avec vos données réelles de salaire et d’ancienneté.

Renseignez vos informations dans notre simulateur pour obtenir votre estimation en moins de deux minutes !

Simulateur de rupture conventionnelle : calculez vos indemnités en 2026

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Comment fonctionne le simulateur d’indemnités de rupture conventionnelle ?

Le simulateur applique la formule légale fixée par l’article R1234-2 du Code du travail. Il prend en compte votre salaire brut mensuel et votre ancienneté pour calculer le montant minimum que votre employeur ne peut pas descendre en dessous.

À noter : ce montant est un plancher, pas un plafond : vous pouvez librement négocier une indemnité supra-légale lors des entretiens préalables à la signature de la convention de rupture.

Pour obtenir un résultat fiable, vous aurez besoin de :

  • Vos dates d’entrée et de sortie prévue dans l’entreprise ;
  • Vos 12 derniers bulletins de salaire brut (ou vos 3 derniers mois si plus avantageux) ;
  • Éventuellement, les dispositions de votre convention collective si elle prévoit un calcul plus favorable.

Quelle est la formule légale de calcul de l’indemnité de rupture conventionnelle ?

L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. La formule est la suivante :

  • 1/4 de mois de salaire brut par année d’ancienneté, pour les 10 premières années ;
  • 1/3 de mois de salaire brut par année d’ancienneté au-delà de 10 ans (soit à partir de la 11e année).

Les mois incomplets sont calculés au prorata.

Exemple : si vous avez par exemple 6 ans et 4 mois d’ancienneté, les 4 mois comptent pour 4/12e d’une année.

Quel salaire de référence retenir ?

Le salaire de référence correspond au montant retenu pour calculer l’indemnité. Pour ne pas désavantager le salarié, deux méthodes de calcul sont comparées et celle qui aboutit au salaire de référence le plus élevé est retenue :

  • Méthode 1 : la moyenne mensuelle des 12 derniers mois de salaire brut ;
  • Méthode 2 : le tiers des rémunérations des 3 derniers mois (primes et gratifications annuelles incluses au prorata annuel).

Choisissez la méthode la plus avantageuse pour votre cas. Par exemple, si vous avez perçu une prime annuelle dans vos 3 derniers mois, la méthode des 3 mois peut faire grimper significativement votre salaire de référence.

Exemple : 3 200 €/mois + prime de 3 000 € versée en décembre :

  • Méthode 12 mois = 3 450 € ;
  • Méthode 3 mois = 4 200 €.

Le simulateur compare automatiquement les deux et retient le plus favorable.

Comment calculer l’indemnité si vous avez travaillé à temps partiel ?

Pour les salariés ayant alterné temps plein et temps partiel, l’indemnité doit être calculée proportionnellement à chaque période. Un calcul unique sur le dernier salaire peut sous-estimer le montant réel : vérifiez ce point avec votre employeur si votre situation est mixte.

Dans quels cas la convention collective s’applique-t-elle ?

Dans certains cas, votre convention collective peut prévoir une indemnité de licenciement (et donc de rupture conventionnelle) supérieure au minimum légal. Si vous êtes concerné, vous avez droit au montant le plus favorable. Votre IDCC (identifiant de convention collective) figure en haut à droite de votre bulletin de paie. Consultez la grille de votre branche sur le site du ministère du Travail pour vérifier.

À noter : votre employeur n’a aucune obligation légale de vous signaler que votre convention collective est plus avantageuse. Cette vérification vous incombe.

Exemples chiffrés de calcul d’indemnité

Voici quatre profils types pour illustrer la formule légale en 2026 :

ProfilSalaire brut mensuelAnciennetéIndemnité légale minimale
Employé junior2 200 €3 ans1 650 €
Cadre intermédiaire3 800 €7 ans6 650 €
Salarié senior4 500 €12 ans14 250 €
Manager expérimenté6 000 €18 ans31 000 €

Ces montants sont calculés sur la base de la formule légale R1234-2 et représentent des chiffres minimums : votre convention collective ou une négociation avec votre employeur peuvent parfois aboutir à un montant supérieur.

Détail du calcul pour le profil senior 12 ans :

  • [(4 500 × 1/4) × 10] + [(4 500 × 1/3) × 2] = 11 250 + 3 000 = 14 250 €.

Si votre employeur vous propose un montant supérieur au minimum légal, on parle d’indemnité supra-légale de rupture conventionnelle. Son montant est librement négocié entre le salarié et l’employeur.

Quelle fiscalité s’applique à l’indemnité de rupture conventionnelle en 2026 ?

L’indemnité de rupture conventionnelle bénéficie également d’un régime fiscal avantageux, mais avec des plafonds précis à connaître avant de signer.

Le plafond d’exonération d’impôt sur le revenu

L’indemnité est exonérée d’impôt sur le revenu à hauteur du plus élevé des trois montants suivants :

  • Le montant de l’indemnité légale ou conventionnelle ;
  • Deux fois la rémunération annuelle brute de l’année précédant la rupture ;
  • 50 % du montant total de l’indemnité.

Le plafond de 6 PASS (plafond annuel de la sécurité sociale) (288 360 € en 2026) s’applique aux deux derniers critères (le double de la rémunération et 50 % de l’indemnité).

👉 Le PASS (plafond annuel de la sécurité sociale) est un montant de référence fixé chaque année par l’État, utilisé notamment pour déterminer certains plafonds d’exonération et de cotisations sociales.

Le montant de l’indemnité légale ou conventionnelle, lui, reste exonéré même au-delà. Il ne s’agit donc pas d’une exonération automatique jusqu’à 288 360 € : le plafond effectif dépend de votre situation personnelle.

Cas particulier retraite : si vous pouvez bénéficier d’une pension de retraite à la date de la rupture, l’intégralité de l’indemnité est imposable dès le premier euro, sans aucune exonération.

Cotisations sociales et contribution patronale (LFSS 2026)

Les règles applicables aux cotisations sociales et à la contribution patronale reposent sur différents seuils exprimés en PASS :

  • Les cotisations sociales ne s’appliquent pas sur l’indemnité de rupture conventionnelle dans la limite de 2 PASS, soit 96 120 € en 2026 ;
  • Entre 2 PASS et 10 PASS (96 120 € à 480 600 € en 2026), seule la fraction excédentaire est soumise aux cotisations sociales de droit commun ;
  • Au-delà de 10 PASS, l’indemnité est intégralement soumise aux cotisations sociales dès le premier euro.

Depuis le 1er janvier 2026 (LFSS 2026), une contribution patronale spécifique de 40 % s’applique sur la part de l’indemnité exonérée de cotisations sociales. Cette contribution est à la charge de l’employeur, mais elle peut influencer les négociations sur le montant total proposé.

Bon à savoir : cette hausse (de 30 % à 40 % depuis le 1er janvier 2026) est supportée par l’employeur, mais elle peut peser dans la négociation. Plus votre indemnité est élevée, plus le coût total pour l’entreprise augmente. Anticipez ce paramètre avant d’entamer les discussions.

Différé d’indemnisation chômage : comment ça marche ?

Si votre indemnité dépasse le minimum légal (part supra-légale), France Travail applique un différé d’indemnisation spécifique qui repousse le début de vos allocations. Ce différé peut aller jusqu’à 150 jours. Le calcul de ce différé est expliqué en détail dans notre article sur le chômage après une rupture conventionnelle.

Ce paramètre doit entrer dans votre réflexion : arbitrer entre un montant élevé immédiatement ou une entrée rapide dans les droits chômage.

Rupture conventionnelle vs licenciement : quelles différences ?

CritèreRupture conventionnelleLicenciement
InitiativeAccord mutuel employeur / salariéDécision unilatérale de l’employeur
Indemnité minimale= indemnité légale de licenciement= indemnité légale de licenciement
Négociation du montant✅ Oui, librement au-dessus du minimum❌ Non
Droits chômage (ARE)✅ Oui✅ Oui
PréavisNon (sauf accord entre les parties)Oui (sauf dispense employeur)
Relation avec l’employeurPréservée (accord amiable)Souvent dégradée
HomologationObligatoire, délai de rétractation de 15 jours calendaires, puis instruction DREETS sous 15 jours ouvrablesNon applicable

À l’issue de la rupture conventionnelle, votre employeur a également l’obligation de vous remettre un solde de tout compte, un document qui récapitule l’ensemble des sommes versées lors de votre départ.

Rupture conventionnelle et passage au statut d’indépendant

La rupture conventionnelle est souvent l’occasion pour se lancer dans la création d’entreprise. L’indemnité versée permet alors de financer les premiers mois d’activité et d’aborder cette transition avec davantage de sérénité.

Utiliser son indemnité pour créer son activité

L’indemnité de rupture conventionnelle est libre d’utilisation. Elle peut servir à :

  • Constituer un fonds de trésorerie de départ pour couvrir les premiers mois sans revenu régulier ;
  • Financer le capital social d’une SASU (société par actions simplifiée) ou d’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ;
  • Couvrir les frais de création d’entreprise (immatriculation, expert-comptable, outils métier) ;
  • Compléter l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE), cumulable avec une activité indépendante en phase de création.

Si vous optez pour l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise), France Travail vous verse 60 % de vos droits ARE restants en deux fois, en capital. L’indemnité de RC et l’ARCE sont deux leviers distincts et cumulables.

Bon à savoir : vous pouvez cumuler vos allocations chômage (ARE) avec une activité indépendante en cours de lancement. Chaque mois, France Travail recalcule votre allocation en fonction de vos revenus déclarés. Ce cumul est plafonné à 60 % des droits ARE restants à la date de création de votre activité (depuis avril 2025). À partir du 1er septembre 2026, la durée maximale d’ARE est réduite à 15 mois (au lieu de 18 mois) pour les moins de 55 ans issus d’une rupture conventionnelle.

Quel statut choisir après une rupture conventionnelle ?

Chaque statut présente des avantages et des contraintes. Le statut le plus adapté dépend principalement de votre activité, de votre chiffre d’affaires prévisionnel et du niveau de protection sociale que vous recherchez.

  • Micro-entreprise (auto-entrepreneur) : démarrage immédiat, zéro comptabilité complexe, idéal pour tester une activité. Plafond de CA à surveiller (83 600 € pour les prestations de services en 2026).
  • SASU : adaptée aux consultants et freelances avec un CA élevé. Protection sociale du dirigeant assimilé-salarié, mais charges patronales importantes.
  • EURL : alternative à la SASU avec un régime TNS (travailleur non salarié). Cotisations plus basses, mais protection sociale différente.

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Vous souhaitez en savoir plus sur le sujet ou si le chômage fonctionne après une démission ? Notre espace commentaire est là pour accueillir vos questions. 

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Questions fréquentes

L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle obligatoire ?

Oui, l’employeur doit verser une indemnité de rupture conventionnelle au moins égale à l’indemnité légale de licenciement, calculée en fonction de l’ancienneté et du salaire de référence. En cas d’ancienneté inférieure à un an, elle est calculée au prorata des mois travaillés.

Peut-on négocier son indemnité au-delà du minimum légal ?

Oui, et c'est courant. Une indemnité supérieure au minimum légal peut être négociée dans le cadre d’une rupture conventionnelle. Elle est généralement comprise entre 1 et 3 mois de salaire supplémentaires selon le contexte.

L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?

Partiellement, l’indemnité est exonérée dans la limite de 6 PASS selon plusieurs plafonds, mais la part excédentaire est imposable. En cas de départ à la retraite possible, elle est entièrement imposable dès le premier euro.

Peut-on cumuler rupture conventionnelle et création d'entreprise ?

Oui, la rupture conventionnelle donne droit à l’ARE ou à l’ARCE (60 % des droits versés en capital). L’indemnité de rupture est indépendante et peut servir à financer votre projet.

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