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Devenir huissier de justice en reconversion : le guide complet

En résumé

  • La profession d’huissier de justice a été reformée et s’intitule désormais commissaire de justice depuis 2022 ;
  • Le parcours classique exige un niveau Bac + 5 en droit, un examen d’entrée, puis deux ans de formation et de stage aboutissant à la qualification ;
  • Il est possible de se reconvertir sans parcours initial de droit via la voie professionnelle en cumulant expérience et diplômes requis ;
  • Exercer implique des compétences juridiques, humaines et la possibilité d’ouvrir sa propre étude ou de participer à des projets liés au droit.

La reconversion professionnelle vers le métier d’huissier de justice, aujourd’hui appelé commissaire de justice, séduit de nombreux Français en quête de sens et d’autonomie. Que vous envisagiez une création d’entreprise pour ouvrir votre propre étude ou que vous souhaitiez simplement donner un nouveau souffle à votre carrière, ce métier du droit offre un rôle central dans la mise en œuvre des décisions judiciaires, la gestion des constats et la médiation entre parties. Dans cet article, Indy vous dit tout ce que vous devez savoir pour devenir un huissier de justice en reconversion.

Devenir huissier de justice en reconversion : le guide complet

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Quelles sont les missions d’un huissier de justice ?

Un rôle juridique et social

L’huissier de justice, rebaptisé commissaire de justice depuis 2022, est un officier public et ministériel nommé par le ministère de la Justice. Ses missions se situent au cœur du système juridique :

  • Il signifie des actes judiciaires ;
  • Exécute des décisions de justice ;
  • Dresse des constats ;
  • Assure le recouvrement de créances.

Une profession d’autorité

Le commissaire de justice possède des pouvoirs spécifiques qui exigent non seulement une formation juridique solide mais aussi de la rigueur et une grande éthique.

Il doit faire preuve de probité, de secret professionnel et se conformer à des règles déontologiques strictes.

Les missions complémentaires

Outre les missions traditionnelles, le commissaire de justice peut exercer des fonctions complémentaires comme l’administration d’immeubles, la médiation judiciaire ou encore des activités en relation avec le droit immobilier.

Quel est le parcours pour devenir huissier de justice en 2026 ?

💡 Le saviez-vous ?

Depuis le 1er juillet 2022, la profession d’huissier de justice et celle de commissaire-priseur judiciaire ont été fusionnées pour donner naissance à la nouvelle profession de commissaire de justice. Cette réforme simplifie et unifie les missions mais impose aussi des règles d’accès modernisées.

Le parcours classique : études et stage

Pour les personnes qui souhaitent intégrer cette profession via la voie classique et académique, voici le chemin :

  • Obtenir un Master 2 en droit (ou un diplôme équivalent d’un niveau Bac + 5 dans des disciplines juridiques, économiques, comptables ou de gestion) ;
  • Réussir l’examen national d’entrée à la formation professionnelle ;
  • Suivre deux années de formation théorique et pratique auprès de l’Institut National de Formation des Commissaires de Justice (INCJ) ;
  • Réussir l’examen de sortie qui valide le certificat d’aptitude à la profession de commissaire de justice.

Ce parcours est exigeant, souvent considéré comme l’un des plus rigoureux dans le domaine juridique, en raison de la complexité des matières et de la concurrence aux examens.

La voie professionnelle

Une reconversion professionnelle est possible même pour ceux qui n’ont pas suivi un parcours initial en droit, pour cela, il faut :

  • Être titulaire d’au moins un Bac + 2 (par exemple un BUT carrières juridiques) et justifier de 10 ans d’expérience en tant que clerc ou collaborateur dans une étude d’huissier ;
  • Cette expérience doit inclure au moins 5 ans en tant que clerc principal.

Ce second itinéraire valorise l’expérience du terrain et permet à des professionnels motivés de changer de carrière sans repartir de zéro.

⚠️ Attention : pour les huissiers de justice en exercice avant la réforme, la formation dite « passerelle » est obligatoire pour obtenir la qualification de commissaire de justice avant le 30 juin 2026. Sans cette formation, il ne sera plus possible de continuer à exercer.

Comment s’installer après l’obtention du certificat d’aptitude ?

Une fois le diplôme en poche, le futur commissaire de justice doit choisir son mode d’exercice.

Faut-il acheter une étude ou créer son propre office ?

L’achat d’une charge existante (ou « office ») reste la voie classique. Cela permet de bénéficier d’une clientèle déjà établie et d’une structure fonctionnelle.

Cependant, l’investissement initial peut être lourd, nécessitant souvent un emprunt important sur 12 à 15 ans.

La création d’office est possible dans les zones dites « d’installation libre » définies par l’Autorité de la concurrence (cliquez ici). La période 2026-2031 prévoit l’ouverture de nouveaux offices pour répondre aux besoins de proximité offrant une alternative moins coûteuse à l’achat, mais demandant un effort de prospection commerciale plus intense.

Quel statut juridique choisir pour son activité ?

Un huissier de justice (ou commissaire de justice) peut exercer seul ou à plusieurs, en choisissant une structure juridique adaptée à son projet professionnel.

💡 Le saviez-vous ?

En tant que profession réglementée, cette activité ne peut pas être exercée sous le régime de la micro-entreprise : le statut d’auto-entrepreneur est donc exclu.

Exercer en nom propre : l’entreprise individuelle

L’huissier de justice qui souhaite s’installer seul peut opter pour le statut d’entreprise individuelle (EI). Cette forme permet de démarrer rapidement son activité libérale, sans création de société.

L’entreprise individuelle fonctionne sans capital social ni statuts à rédiger, ce qui allège les démarches administratives. L’activité est exercée en nom propre, sans création de personne morale distincte. Depuis la réforme de l’EI, les patrimoines personnel et professionnel sont toutefois juridiquement séparés, ce qui renforce la protection de l’entrepreneur.

Sur le plan fiscal, l’huissier de justice en EI relève par défaut de l’impôt sur le revenu (IR). Il peut néanmoins choisir l’option pour l’impôt sur les sociétés (IS) en demandant une assimilation à une EURL.

En matière sociale, l’huissier de justice est considéré comme travailleur non salarié (TNS). Ses cotisations dépendent de ses revenus et représentent en moyenne environ 45 % de la rémunération, avec une couverture sociale plus limitée que celle du régime général.

Exercer en société : quelles options possibles ?

Il est également possible d’exercer la profession d’huissier de justice au sein d’une structure sociétaire, notamment pour mutualiser les moyens ou s’associer avec d’autres professionnels. Plusieurs formes sont autorisées.

La société civile professionnelle (SCP)

La SCP permet à plusieurs huissiers de justice ou professionnels libéraux réglementés d’exercer ensemble. Elle repose sur une logique de mise en commun des moyens, des charges et des revenus.

Dans ce cadre, chaque associé est responsable indéfiniment des dettes de la société sur son patrimoine personnel. Les règles de fonctionnement, de répartition des bénéfices et de prise de décision sont définies librement dans les statuts, offrant une certaine souplesse organisationnelle.

La SCP relève fiscalement de l’impôt sur le revenu (IR) : chaque associé déclare sa quote-part de bénéfices. Sur le plan social, les associés sont affiliés au régime des travailleurs non salariés.

La société d’exercice libéral (SEL)

La SEL constitue une alternative moderne à la SCP. Elle permet d’exercer une profession libérale réglementée dans un cadre proche des sociétés commerciales, tout en respectant les règles spécifiques à la profession d’huissier de justice.

Plusieurs déclinaisons existent, adaptées à la taille et à l’organisation de l’étude :

  • SELARL / SELARLU : proche de la SARL, elle est souvent privilégiée pour les petites structures en raison de sa gestion encadrée et de la limitation de responsabilité ;
  • SELAS / SELASU : inspirée de la SAS, elle offre une grande liberté statutaire et une gouvernance plus souple, adaptée aux projets de développement ;
  • SELAFA : équivalent libéral de la SA, destinée aux structures de grande envergure nécessitant des capitaux importants ;
  • SELCA : forme plus rare, permettant de distinguer associés gestionnaires et investisseurs.

💡 Le saviez-vous ? La SEL permet généralement une meilleure optimisation fiscale et une protection accrue du patrimoine personnel.

Les sociétés commerciales autorisées

Dans certains cas, l’huissier de justice peut également exercer via des sociétés commerciales, sous réserve du respect des règles professionnelles :

  • Société à Responsabilité Limitée (SARL) : adaptée aux structures de taille modeste, avec responsabilité limitée aux apports et fonctionnement encadré ;
  • Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) : version unipersonnelle de la SARL, permettant d’exercer seul tout en bénéficiant d’une responsabilité limitée ;
  • Société Anonyme (SA) : réservée aux projets d’envergure, avec un capital minimum de 37 000 € et une organisation plus lourde ;
  • Société par Actions Simplifiée (SAS) : très flexible sur le plan statutaire, sans capital minimum, avec un président affilié au régime général (hors assurance chômage).

Chaque forme présente des implications différentes en matière de fiscalité, de protection sociale et de gouvernance, d’où l’intérêt d’être accompagné dans le choix du statut.

Tout ce qu'il faut savoir pour devenir un huissier de justice en reconversion.

Peut-on vraiment se reconvertir en huissier de justice sans formation juridique ?

Évaluer son profil

La reconversion en tant que huissier de justice est ambitieuse, surtout pour les non-juristes. Cependant, plusieurs profils peuvent envisager cette voie :

  • Les personnes titulaires d’un diplôme universitaire non juridique mais équivalent à un Master 2 peuvent tenter l’examen d’entrée à condition de prouver une base suffisante dans des matières connexes ;
  • Les professionnels déjà intégrés dans une étude juridique (clerc, assistant) peuvent capitaliser sur leur expérience pour accéder à la profession via la voie professionnelle.

Préparation et investissement

Une reconversion réussie implique souvent :

  • Un bilan de compétences pour évaluer ses forces, lacunes et motivations ;
  • Une remise à niveau en droit (par des cours en ligne, formation universitaire ou tutorats) ;
  • Une immersion progressive, par exemple en travaillant comme assistant juridique ou clerc, pour acquérir une expérience pratique avant de tenter l’examen ou une formation.

Quelles sont les compétences clés pour réussir sa reconversion professionnelle ?

Au-delà des connaissances juridiques, le métier de commissaire de justice exige des qualités humaines et techniques spécifiques.

Savoir gérer l’humain dans des situations complexes

Le commissaire de justice intervient souvent dans des moments de tension (expulsions, saisies). Une grande empathie, alliée à une fermeté nécessaire, est indispensable.

Les profils en reconversion issus du management ou des ressources humaines excellent souvent dans cet aspect relationnel.

Maîtriser les outils numériques et la LegalTech

Aujourd’hui, la dématérialisation est totale. De la signification électronique des actes à l’utilisation de la blockchain pour certifier des constats, le commissaire de justice doit être à l’aise avec les nouvelles technologies.

La gestion d’une étude ressemble aujourd’hui à celle d’une petite entreprise moderne où l’efficacité logicielle conditionne la rentabilité.

Développer une fibre commerciale et stratégique

En tant que professionnel libéral, vous êtes un chef d’entreprise. Il vous faudra développer votre réseau (avocats, banques, bailleurs sociaux) et assurer la visibilité de votre étude.

Le conseil juridique devient un levier de croissance majeur face à la baisse de certains actes traditionnels liée à la déjudiciarisation de la société.

Quelle est la rémunération d’un huissier de justice ?

Le salaire d’un commissaire de justice varie selon le mode d’exercice :

  • En début de carrière en tant que salarié, les rémunérations peuvent être confortables mais dépendantes de la taille de l’étude et de la région ;
  • En tant que professionnel libéral ou responsable d’étude, les revenus peuvent être plus élevés, en lien avec les actes accomplis et les prestations offertes ;
  • Les tarifs sont réglementés mais des honoraires libres peuvent également être pratiqués pour des missions spécifiques.

Se reconvertir pour devenir huissier de justice (aujourd’hui commissaire de justice) est un projet ambitieux mais réalisable. Avec une préparation rigoureuse, un engagement sérieux et peut-être l’aide d’un bilan de compétences, cette reconversion peut devenir une réalité enrichissante, tant personnellement que professionnellement.

Des questions sur les étapes pour devenir un huissier de justice en reconversion ou sur le coût d’une création d’entreprise ? 💬 Laissez-nous votre question dans l’espace commentaires, nous vous répondrons avec plaisir ! 😉

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par Léa Deschamps

Léa est rédactrice de contenus chez Indy. Elle adore rendre la comptabilité claire et accessible, pour que vous puissiez la comprendre et la gérer facilement, en toute autonomie.

Questions fréquentes

Comment devenir huissier de justice sans diplôme ?

Il n'est pas possible de devenir huissier de justice (ou commissaire de justice) sans diplôme, mais une voie professionnelle existe avec un Bac + 2 et une longue expérience en étude. Cette reconversion passe par un parcours encadré et des examens obligatoires.

Quel est le salaire net d'un huissier de justice ?

Le salaire net varie selon le statut : en salarié, il débute autour de 2 500 € à 3 000 € nets par mois, tandis qu'un titulaire d'étude peut percevoir des revenus bien plus élevés. La rémunération dépend fortement de l'activité et de la localisation.

Est-il possible de devenir commissaire-priseur à 40 ans ?

Oui, l'âge n'est pas un frein pour devenir commissaire-priseur ou commissaire de justice, à condition de remplir les conditions de diplôme et de réussir les examens. De nombreuses reconversions s'effectuent après 40 ans dans les métiers du droit.

Quel métier du droit recrute le plus ?

Les métiers du droit qui recrutent le plus sont juriste d'entreprise, avocat spécialisé, clerc de notaire et commissaire de justice. La demande est forte dans les domaines du droit des affaires, du numérique et du recouvrement.

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