Devenir consultant : les étapes clés pour se lancer et réussir sa création d’entreprise

En résumé

  • Devenir consultant permet de vendre une expertise spécialisée aux entreprises ou aux particuliers: il analyse leurs problématiques, émet des recommandations stratégiques et accompagne la mise en œuvre de solutions concrètes ;
  • Quatre statuts sont possibles pour devenir consultant : entreprise individuelle (au régime réel ou au micro), EURL, SASU ou portage salarial, chacun ayant des avantages et des inconvénients spécifiques ;
  • Rédiger des contrats solides (avec toutes les mentions obligatoires), souscrire une RC Pro (350-450 €/an) et automatiser sa comptabilité avec un logiciel adapté sécurisent l’activité ;
  • Plusieurs axes permettent de décrocher ses premiers clients en tant que consultant : activer son réseau professionnel, développer sa présence digitale (via LinkedIn et un site web) et structurer sa prospection (cold emailing, partenariats).

Vous maîtrisez un domaine et souhaitez valoriser votre expertise en toute indépendance ? Devenir consultant représente une idée de création d’entreprise séduisante, mais nécessite une préparation rigoureuse pour éviter les erreurs. Concrètement, quel statut juridique privilégier entre entreprise individuelle et société ? Quelles démarches accomplir pour démarrer sereinement ? Comment sécuriser vos contrats et développer votre clientèle ? Vous découvrirez toutes les étapes dans ce guide complet pour devenir consultant et pérenniser votre activité.

Devenir consultant : les étapes clés pour se lancer et réussir sa création d’entreprise

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Comprendre le rôle du consultant

Le consultant exerce une activité de conseil intellectuel auprès d’entreprises ou de particuliers qui sollicitent son expertise sur des problématiques précises. Il négocie directement avec ses clients le prix, la durée et les conditions d’exécution de ses prestations. Ses missions couvrent des domaines variés : stratégie, marketing, ressources humaines, finance, transformation digitale ou encore organisation.

Non-négligeable, la majorité des consultants exercent une activité non réglementée, ce qui facilite le lancement sans diplôme obligatoire. Toutefois, certains secteurs spécifiques, comme le conseil en investissement financier, imposent des certifications ou des agréments particuliers.

Bon à savoir : l’activité de conseil relève fiscalement des Bénéfices Non Commerciaux (BNC), ce qui détermine la catégorie dans laquelle déclarer vos revenus professionnels et les obligations légales qui en découlent.

Les démarches pour créer son activité de consultant indépendant

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Choisir le bon statut juridique (micro-entreprise, EURL, SASU, portage salarial)

Micro-entreprise : la simplicité pour débuter

La micro-entreprise offre une structure simple pour créer son activité de consultant comme pour devenir monteur vidéo ou home organiser. Vous n’avez pas besoin de tenir une comptabilité complète : un simple livre des recettes suffit. Ce fonctionnement allégé permet de gagner du temps et de vous concentrer sur votre cœur de métier.

Inconvénient majeur : les charges sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé et non sur le bénéfice réel. Par ailleurs, le plafond de 83 600 € annuels peut limiter le développement.

Bon à savoir : au-delà de ce seuil ou sur option, vous basculez en entreprise individuelle au régime réel, un régime permettant de déduire vos charges réelles.

EURL et SASU : structures pour se développer

Pour gagner en crédibilité, une société unipersonnelle peut être nécessaire. Deux options s’offrent alors à vous : l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle).

L’EURL présente des cotisations sociales moins élevées qu’en SASU, mais offre une protection sociale plus limitée. Imposée à l’impôt sur le revenu (IR) par défaut, elle permet peu d’optimisation fiscale et ses statuts restent rigides.

À l’inverse, la SASU confère le statut d’assimilé salarié à son président, garantissant une meilleure protection sociale, certes plus coûteuse. Elle offre une grande souplesse dans la rédaction des statuts et imposée à l’IS (Impôt sur les Sociétés), elle permet une optimisation fiscale via les dividendes.

Portage salarial : combiner indépendance et sécurité

Le portage salarial repose sur une relation tripartite : vous prospectez librement vos missions, une société de portage vous emploie en CDI ou CDD (Contrat à Durée Indéterminée ou Déterminée) et facture vos clients à votre place. Elle vous reverse ensuite un salaire après déduction de sa commission (5 à 15 %) et des charges sociales. Résultat : vous bénéficiez du statut de salarié complet (chômage, retraite, prévoyance) tout en conservant votre autonomie.

Les formalités administratives à effectuer pour se lancer

Entreprises individuelles : micro-entreprise et EI au régime réel

Le lancement de votre activité nécessite une simple déclaration via le guichet unique INPI, accompagnée d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile. L’immatriculation est gratuite. Vous recevez ensuite votre numéro SIRET sous quelques jours. Aucune formalité complémentaire n’est nécessaire pour démarrer : vous pouvez facturer immédiatement vos premiers clients.

Sociétés : EURL et SASU

La création d’une société impose des démarches supplémentaires. Vous devez d’abord rédiger les statuts définissant les règles de fonctionnement de votre structure. Ensuite, vous devez déposer le capital social sur un compte bloqué et publier une annonce légale dans un journal habilité. Enfin, vous pouvez déposer le dossier complet sur le site du guichet unique INPI. Vous recevrez votre numéro SIRET sous quelques jours.

Les obligations légales et fiscales à connaître

Déclarations fiscales selon le statut

Les obligations déclaratives varient selon la forme juridique et impactent directement la gestion de votre activité de consultant :

StatutDéclarations fiscales
EI au microSimple livre des recettes
Déclaration du résultat avant abattement dans la case 5HQ de la déclaration des revenus 2042-C- PRO
EI au réel et EURLRégime de la déclaration contrôlée, déclaration 2035-SD
Déclaration du résultat dans la case 5QC ou 5QE selon bénéfices ou déficit de la déclaration des revenus 2042-C-PRO
SASUDéclaration 2065 car soumis à l’IS (Impôt sur les Sociétés)
Déclaration du salaire dans la case traitements et salaires et dividendes soumis soit au PFU soit au barème de l’IR + prélèvements sociaux.

TVA : franchise ou assujettissement

La franchise en base de TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) vous dispense de facturer et de déclarer la TVA si votre chiffre d’affaires reste inférieur à 37 500 € pour les prestations de services (seuil majoré à 41 250 € ). Au-delà, vous devenez automatiquement assujetti à la TVA.

Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

La CFE constitue un impôt local dû par tous les entrepreneurs, même si vous exercez depuis votre domicile personnel. Son montant varie selon votre commune d’implantation et la valeur locative de vos locaux professionnels.

Bon à savoir : vous en êtes automatiquement exonéré la première année mais également les années suivantes si votre chiffre d’affaires annuel reste inférieur à 5 000 €.

Comment structurer et sécuriser son activité de consultant ?

Rédiger des contrats solides avec ses clients

Mentions obligatoires dans vos contrats

Tout contrat de prestation de conseil doit comporter les éléments suivants :

  • L’objet exact de la mission, les livrables attendus et le calendrier d’exécution ;
  • Le prix hors taxes et les modalités de paiement ;
  • Les délais légaux de paiement : 60 jours maximum après émission de la facture, ou 45 jours fin de mois ;
  • Les pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.

CGV pour clients professionnels vs particuliers

Les Conditions Générales de Vente (CGV) définissent le cadre commercial applicable à l’ensemble des prestations : tarification, modalités de paiement, garanties, responsabilité et conditions d’annulation. Ces règles sécurisent la relation contractuelle et préviennent les litiges.

Pour les clients professionnels (B2B), les CGV se communiquent sur demande et figurent sur les devis et factures. Pour les clients particuliers (B2C), l’obligation d’information précontractuelle s’impose : caractéristiques détaillées de la prestation, prix total TTC, délais d’exécution et droit de rétractation éventuel.

Bon à savoir : les clauses abusives déséquilibrant la relation contractuelle sont interdites. Ces clauses peuvent être annulées par un juge et exposent à des sanctions.

Gérer sa comptabilité et sa facturation

Éditer des factures conformes

Quel que soit le statut choisi, chaque prestation doit faire l’objet d’une facture conforme comportant des mentions obligatoires :

  • Numéro SIRET
  • Forme juridique (EI, EURL, SASU)
  • Numéro de facture
  • Date d’émission
  • Description détaillée de la prestation
  • Montant de la TVA ou mention «TVA non applicable, art. 293 B du CGI» en cas de franchise
  • Délais de paiement, pénalités de retard et indemnité forfaitaire
  • Escompte pour paiement anticipé

Notre conseil : archivez vos factures pendant 10 ans minimum. Cette obligation légale vous protège en cas de contrôle fiscal et permet de justifier vos revenus et dépenses professionnels.

Simplifier sa gestion comptable avec un logiciel adapté

Tenir sa comptabilité représente une charge administrative importante. Un logiciel comptable performant permet de gagner du temps précieux et de se concentrer sur son activité de conseil.

Bonne nouvelle : Indy automatise l’intégralité de votre gestion dès 0€/mois. Notre plateforme, disponible 24/7, synchronise automatiquement les transactions bancaires, catégorise les opérations, détecte la TVA et génère des factures conformes. Les déclarations fiscales se préparent en quelques clics.

Souscrire les assurances professionnelles adaptées

RC Pro : se protéger contre les risques métier

La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) couvre les dommages matériels, immatériels ou corporels causés aux clients dans le cadre de l’activité de conseil. Elle indemnise les préjudices financiers résultant d’une erreur, d’une négligence ou d’un retard dans la réalisation d’une mission. Obligatoire pour certaines professions réglementées (conseil en investissement financier, par exemple), elle reste fortement recommandée pour tous les consultants, quelle que soit leur spécialisation.

Compléter sa couverture avec d’autres assurances

Au-delà de la RC Pro, plusieurs assurances renforcent la sécurité du consultant :

  • La protection juridique : prend en charge les frais de défense en cas de litige avec un client ou un fournisseur ;
  • La prévoyance : compense la perte de revenus lors d’un accident ou d’une maladie prolongée ;
  • La mutuelle santé : couvre les frais médicaux non remboursés par la Sécurité sociale ;
  • L’assurance des locaux professionnels : s’impose si le consultant dispose d’un bureau dédié.

Cette approche globale garantit une continuité d’activité même face aux aléas, à l’image des précautions prises lors de la création d’une entreprise audiovisuelle ou l’ouverture d’une galerie d’art.

Les astuces pour développer et pérenniser son activité de consultant

Trouver ses premiers clients et bâtir son réseau

Activer son réseau professionnel

Le réseau constitue le premier levier commercial pour décrocher vos premières missions :

  • Contacter d’anciens collègues, managers ou clients pour valoriser une relation de confiance établie ;
  • Participer à des événements sectoriels (salons, conférences, webinaires) ;
  • Rejoindre des associations professionnelles ou clubs d’entrepreneurs locaux.

Développer sa présence digitale

La visibilité en ligne s’impose pour crédibiliser son positionnement et attirer des prospects qualifiés. Créer un site web vitrine optimisé SEO présente clairement l’offre, les références et les domaines d’intervention. Être actif sur LinkedIn permet par ailleurs de se positionner comme référent : publications régulières, partage d’analyses sectorielles et participation aux discussions professionnelles. Enfin, les plateformes (Malt, Upwork, Crème de la Crème) facilitent l’accès à des missions ponctuelles, utiles pour constituer un premier portefeuille clients.

Structurer sa prospection commerciale

Le cold emailing ciblé reste efficace s’il répond à un besoin identifié. Nouer des partenariats avec d’autres indépendants ouvre l’accès à des missions plus importantes. Non-négligeable, proposer des offres découvertes (audit gratuit, diagnostic express) permet d’engager le dialogue commercial. Enfin, demander systématiquement des recommandations aux clients satisfaits accélère le développement du portefeuille, comme les voyants en ligne qui bâtissent leur activité sur le bouche-à-oreille.

Se former en continu et renforcer son expertise

Financer ses formations professionnelles

Les consultants indépendants cotisent à la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) et accèdent à plusieurs dispositifs de financement. Le Compte Personnel de Formation (CPF) crédite 500 € par an (plafonné à 5 000 € ) pour suivre des formations certifiantes.

Par ailleurs, le FIF-PL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux) finance des formations spécifiques pour les consultants : formations en management, expertise métier, certifications professionnelles ou accompagnement à la création d’entreprise.

Obtenir des certifications reconnues

Les certifications renforcent la crédibilité commerciale et ouvrent l’accès à des missions plus qualifiées. Les certifications techniques (AWS, Google Cloud, Microsoft, Salesforce, etc.) attestent de compétences pointues et séduisent les grands comptes. Les labels qualité comme Qualiopi s’imposent pour les consultants formateurs souhaitant faire financer leurs prestations par les OPCO (Opérateurs de compétences). Les diplômes universitaires complémentaires (DU, Master spécialisé) confèrent une légitimité académique appréciée dans certains secteurs.

Nourrir sa veille et développer son expertise

Maintenir son expertise à jour conditionne la pertinence des prestations. Suivre l’actualité sectorielle via la presse spécialisée, les newsletters et les podcasts permet d’anticiper les évolutions. Participer à des conférences, salons et webinaires facilite les échanges avec des pairs et l’identification de nouvelles tendances. Enfin, échanger régulièrement avec d’autres consultants (groupes de pairs, coworking) favorise les retours d’expérience et les collaborations.

Vous avez davantage de questions sur comment devenir consultant ? N’hésitez pas à utiliser l’espace commentaire, nous vous répondrons avec plaisir ! 🤝

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par Sandra Grisard

Ancienne comptable reconvertie dans l’écriture, Sandra connaît les rouages de la gestion d’entreprise sur le bout des doigts. Aujourd’hui, elle met son expertise au service des indépendants en partageant des conseils concrets, simples et utiles pour gagner du temps et éviter les erreurs.

Questions fréquentes

Quel est le travail d'un consultant ?

Le consultant analyse les problématiques de ses clients, émet des recommandations stratégiques et accompagne la mise en œuvre de solutions concrètes dans des domaines variés (stratégie, marketing, finance…).

Quel diplôme faut-il pour devenir consultant ?

Aucun diplôme n'est obligatoire pour devenir consultant, sauf dans certains domaines réglementés comme le conseil en investissement financier. Votre expertise professionnelle, vos compétences métier et votre capacité à résoudre les problématiques clients suffisent pour vous lancer.

Quel est le salaire d'un consultant ?

Un consultant indépendant ne perçoit pas de salaire fixe, mais facture ses prestations au forfait ou au taux journalier moyen (TJM). Les débutants facturent généralement entre 300 € et 500 € par jour, tandis que les consultants expérimentés atteignent 800 € à 1 500 € par jour selon leur spécialisation.

Comment faire pour devenir consultant ?

Il suffit de choisir votre statut juridique (entreprise individuelle au micro ou au réel, EURL ou SASU) puis de déclarer votre activité via le guichet unique INPI.

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