- Le monteur vidéo transforme des images brutes pour créer une vidéo claire et cohérente, en choisissant les plans, le rythme, le son et les transitions ;
- Le métier demande des compétences techniques (logiciels, étalonnage, mixage) et artistiques (narration, rythme, créativité) ;
- Se lancer à son compte implique de choisir un statut juridique (micro-entreprise, EI ou société) et de suivre les démarches de création ;
- Pour développer votre activité, misez sur un portfolio solide, le réseautage, la prospection, une présence en ligne active et une formation continue.
Le monteur vidéo est un acteur clé de la création de contenus audiovisuels. Son rôle : donner du sens à des images brutes pour en faire une vidéo claire, fluide et agréable à regarder. Choix des plans, rythme, sons, transitions…chaque détail compte pour transmettre le bon message. Vous souhaitez devenir monteur vidéo ? Indy fait le point sur le métier : compétences à avoir, formations possibles, statut juridique, démarches suite à votre idée de création d’entreprise, budget à prévoir… on vous dit tout !

Vous souhaitez vous lancer en tant que monteur vidéo ? 🎥
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Qu’est-ce qu’un monteur vidéo ?
Le monteur vidéo est le professionnel chargé de transformer les images tournées en une vidéo cohérente et captivante. Il choisit les meilleurs plans, ajuste le rythme et l’harmonie des séquences, intègre les sons, la musique, les effets spéciaux et les transitions. Il ne s’agit pas seulement d’assembler des images : il faut raconter une histoire, susciter des émotions et respecter la vision du réalisateur ou du client.
Le monteur vidéo intervient dans différents secteurs : cinéma, publicité, télévision, médias numériques ou communication d’entreprise. Il peut travailler en société de production, en agence de communication ou même à son propre compte, répondant alors aux besoins de clients variés, des particuliers aux entreprises.
Compétences et études pour devenir monteur vidéo
Quelles compétences et qualités pour devenir monteur vidéo ?
Un bon monteur vidéo combine des compétences techniques et artistiques. Il doit maîtriser les logiciels professionnels tels qu’Adobe Premiere Pro, DaVinci Resolve ou Final Cut Pro, connaître les formats vidéo, gérer l’étalonnage des couleurs et le mixage audio.
Mais la technique ne suffit pas. Le monteur doit avoir un sens artistique aigu, savoir structurer une narration, rythmer une vidéo et créer des transitions fluides qui captent l’attention. La patience, la rigueur et la capacité à travailler sous pression sont également essentielles, tout comme de bonnes compétences relationnelles pour collaborer avec les réalisateurs et clients.
Quelles études et formations choisir ?
Le métier de monteur vidéo n’est pas réglementé : autrement dit, pour exercer en tant que tel, aucun diplôme n’est obligatoire. Cependant, certaines formations permettent d’acquérir rapidement des compétences solides et de se positionner sur des projets professionnels. Parmi elles, nous pouvons citer :
- BTS Métiers de l’audiovisuel, option montage et postproduction, pour maîtriser les logiciels et techniques de montage ;
- Licences et masters en cinéma ou audiovisuel, pour approfondir la narration, la technique et l’esthétique visuelle ;
- Écoles spécialisées comme l’ESRA, l’INA ou 3iS, offrant un programme complet avec stages en entreprise ;
- Formations en ligne ou certifiantes pour se former à son rythme.
Quel statut juridique pour devenir monteur vidéo freelance ?
Se lancer en tant que monteur vidéo à son compte implique de choisir un statut juridique adapté à votre activité et à vos ambitions. Ce choix impacte votre fiscalité, vos obligations administratives et votre capacité à développer votre activité. Plusieurs options sont possibles, chacune avec ses avantages et limites.
L’entreprise individuelle
Si vous souhaitez vous lancer seul, l’entreprise individuelle (EI) reste une option simple et flexible. Ici, vous exercez en votre nom propre, avec une gestion administrative allégée et sans capital social requis. Grâce aux récentes évolutions, votre patrimoine personnel est désormais protégé automatiquement, ce qui limite les risques financiers à votre activité professionnelle.
Pour simplifier encore davantage le démarrage, vous pouvez opter pour le régime de la micro-entreprise, une forme allégée d’EI. Ce régime présente plusieurs avantages :
- Des cotisations sociales calculées sur votre chiffre d’affaires, généralement plus légères qu’en entreprise classique ;
- Des obligations comptables simplifiées, pratiques pour débuter sans contraintes ;
- La possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, pour un paiement simplifié de l’impôt.
En revanche, ce régime comporte certaines limites : le chiffre d’affaires annuel d’un monteur vidéo ne peut pas dépasser 254 000 € pour les prestations de services. De plus, certaines banques restent parfois plus réticentes à accorder des prêts aux micro-entrepreneurs, ce qui peut limiter vos investissements si vous souhaitez développer votre activité rapidement.
Les sociétés
Une autre possibilité pour exercer en tant que monteur vidéo est de créer une société unipersonnelle, comme une SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) ou une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée). Ce type de structure offre une protection juridique renforcée : votre responsabilité est limitée au montant de vos apports, et votre chiffre d’affaires n’est pas plafonné.
Une société unipersonnelle peut également renforcer la confiance de vos clients grâce à une image plus professionnelle.
En contrepartie, sa création implique des formalités plus complexes et une gestion comptable plus rigoureuse que pour une micro-entreprise ou une entreprise individuelle.

Quelles sont les démarches pour devenir monteur vidéo à son compte ?
Etape 1 : Définir votre projet
Réaliser une étude de marché pour devenir monteur vidéo
Avant de vous lancer, il est essentiel de bien comprendre le marché du montage vidéo pour définir votre place et vos clients potentiels.
- Identifier vos concurrents : Le secteur comprend différents profils : agences de montage, sociétés de production, ou monteurs freelances. Analysez leurs offres, leurs tarifs, et leur positionnement pour trouver une façon de vous démarquer ;
- Connaître vos clients : Les clients peuvent être très variés : particuliers, entreprises, agences de communication ou sociétés de production. Comprenez leurs besoins, leurs habitudes et les budgets moyens pour proposer une offre adaptée et compétitive ;
- Observer les tendances du secteur : Le montage vidéo évolue rapidement avec les nouvelles technologies et les formats populaires sur les réseaux sociaux. La demande est en croissance constante, surtout pour les contenus courts et les vidéos destinées au marketing digital ;
- Prendre en compte la réglementation : Un monteur vidéo indépendant doit également se renseigner sur les démarches administratives et comptables : obligations liées à la création d’entreprise, choix du statut juridique, facturation, TVA, etc.
Rédiger un business plan pour votre activité
Pour réussir votre projet de montage vidéo, un business plan clair et bien pensé reste un outil précieux. Il vous aidera à structurer vos idées et à convaincre vos futurs partenaires financiers. Il doit couvrir plusieurs points essentiels :
- Votre projet en quelques lignes : Expliquez simplement votre idée et ce qui la rend unique, pour donner envie de vous suivre ;
- Vous et votre équipe : Présentez vos parcours, compétences et valeurs, afin de montrer pourquoi vous êtes la bonne personne pour ce projet ;
- Le marché : Décrivez vos clients potentiels, leurs besoins et la concurrence, pour montrer que votre projet est réaliste ;
- Votre modèle économique : Détaillez vos prestations, vos tarifs et vos sources de revenus ;
- Votre stratégie de développement : Expliquez comment vous comptez trouver vos clients, communiquer et atteindre vos objectifs ;
- Vos prévisions financières : Incluez vos projections de chiffre d’affaires, de trésorerie et de rentabilité, pour démontrer la viabilité de votre activité.
Un business plan clair et précis rassure vos partenaires financiers et montre le sérieux de votre projet.
Etape 2 : Immatriculer votre entreprise
Vous avez choisi votre statut juridique ? Alors il est maintenant temps de passer à la création officielle de votre entreprise. Les démarches varient selon que vous optiez pour une société, une entreprise individuelle classique ou une micro-entreprise.
Créer une société (SAS, SASU, SARL, EURL)
Si vous choisissez de créer une société, les étapes sont un peu plus complexes, vous devez notamment :
- Rédiger les statuts : C’est ici que vous définissez les règles de fonctionnement de votre société, la répartition des parts et le rôle des dirigeants. Vous pouvez le faire en ligne avec Indy ou avec l’aide d’un expert ;
- Déposer le capital social : L’argent que vous apportez à la société doit être déposé sur un compte bancaire professionnel ;
- Publier un avis de constitution : L’annonce doit être déposée dans un Journal d’annonces légales (JAL) et permet d’informer officiellement de la création de votre société ;
- Immatriculer votre société : C’est en déposant votre dossier sur le guichet unique que vous obtiendrez votre numéro SIREN, indispensable pour pouvoir facturer légalement.
Créer une entreprise individuelle (EI) ou une micro-entreprise
Les démarches pour créer une entreprise individuelle sont bien plus simples que pour une société. Vous devez simplement :
- Déclarer votre activité auprès du guichet unique (INPI ou services en ligne pour les professions libérales) ;
- Choisir votre régime fiscal et social ;
- Vous inscrire sur le site de l’URSSAF pour pouvoir déclarer votre chiffre d’affaires en temps voulu (pour les micro-entrepreneurs).
À savoir : contrairement aux sociétés, un entrepreneur individuel n’est pas obligé d’ouvrir un compte bancaire professionnel. Cependant, si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives, vous devez disposer d’un compte dédié à votre activité, qu’il soit professionnel ou simplement séparé de votre compte personnel. Même en dessous de ce seuil, il reste fortement conseillé de séparer vos finances pour suivre plus facilement vos revenus et vos dépenses professionnelles.
Etape 3 : Se protéger avec les assurances adaptées
Aucune assurance n’est légalement obligatoire pour exercer en tant que monteur vidéo. Pour autant, il est vivement recommandé de souscrire une Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro). Cette assurance vous protège en cas de dommages matériels ou immatériels survenant dans le cadre de votre activité.
Par exemple : perte des rushs, erreurs de montage ou retard dans la livraison d’une vidéo.
Le coût moyen d’une RC Pro pour un monteur vidéo se situe généralement entre 100 € et 200 € par an.
Vous pouvez également compléter cette protection par une assurance multirisque, utile pour couvrir le vol, l’incendie ou tout autre incident affectant votre matériel, même si vous travaillez depuis votre domicile.
Quel budget pour devenir monteur vidéo ?
Se lancer dans le montage vidéo demande un certain investissement, à la fois pour le matériel et pour se former correctement.
Le matériel indispensable
Pour travailler dans de bonnes conditions, il faut prévoir :
- Un ordinateur performant avec éventuellement deux écrans pour faciliter le montage, un bon clavier et un système audio adapté (budget minimum : 1 500 €) ;
- Un espace de travail confortable, avec un fauteuil et une table ergonomiques (environ 1000 €) ;
- Les logiciels de montage, comme Adobe Premiere Pro, qui coûtent environ 300 € par an.
Se former au montage vidéo
Acquérir de bonnes compétences nécessite souvent de suivre une formation, en ligne ou en école spécialisée, dont le coût peut varier de 100 € à plusieurs milliers d’euros selon la durée et le programme.
Les aides pour financer votre lancement
Plusieurs dispositifs peuvent alléger le budget :
- ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) : Une exonération totale ou partielle de charges sociales la première année ;
- ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : La possibilité de recevoir une partie de ses allocations chômage sous forme de capital, pratique pour financer matériel ou formation.
- Fonds d’assurance formation (FAF) : Ils permettent aux indépendants de couvrir tout ou partie des frais de formation.
- Prêts d’honneur : Via des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre, jusqu’à 50 000 € pour soutenir le démarrage de l’activité.
Comment développer son activité de monteur vidéo ?
Construire et entretenir son réseau professionnel
Le réseautage reste un levier clé pour tout indépendant. Les contacts que vous établissez peuvent rapidement se transformer en opportunités. Participez à des événements professionnels, tels que des séminaires, salons ou conférences dans le secteur de l’audiovisuel, et n’hésitez pas à vous inscrire à des groupes ou communautés en ligne de monteurs, vidéastes ou créateurs de contenu.
Valoriser votre travail grâce à un portfolio attractif
Votre portfolio est votre meilleur argument commercial. Il doit montrer la diversité et la qualité de vos réalisations. Pensez à intégrer :
- Des vidéos courtes mais impactantes présentant vos compétences ;
- Des projets variés (publicité, clips musicaux, vidéos institutionnelles) pour montrer votre adaptabilité ;
- Vos meilleures réalisations avec un contexte : objectif du projet, rôle exact et résultat obtenu.
Un portfolio bien structuré rassure vos prospects et transforme la curiosité en prise de contact.
Prospecter activement vos clients
Ne comptez pas uniquement sur les opportunités qui se présentent. Identifiez les clients potentiels et contactez-les directement. Vous pouvez viser :
- Les agences de publicité ou sociétés de production, qui externalisent régulièrement le montage vidéo ;
- Les créateurs de contenu YouTube, TikTok ou Instagram, qui ont besoin d’un monteur régulier pour gérer leur flux de vidéos ;
- Les entreprises locales ou startups, pour la production de contenus promotionnels ou de tutoriels.
Personnalisez votre approche en montrant que vous comprenez leurs besoins et en mettant en avant des exemples concrets de votre travail.
Développer votre présence en ligne
Une présence digitale solide est indispensable pour un monteur vidéo. Au-delà d’un portfolio, vous pouvez :
- Créer un blog ou une chaîne YouTube pour partager vos astuces et vos projets ;
- Publier régulièrement vos réalisations sur Instagram, TikTok ou LinkedIn ;
- Participer à des forums ou groupes spécialisés pour vous positionner comme un expert dans votre domaine.
Cela permet non seulement de gagner en crédibilité, mais aussi d’attirer des clients qui ne vous connaissaient pas auparavant.
Diversifier ses services et compétences
Pour vous démarquer de la concurrence, élargissez vos compétences : motion design, étalonnage, création de contenus animés ou gestion de son. Proposer des services complémentaires permet de répondre à plus de besoins clients et de facturer davantage par projet.
Vous pouvez également proposer des formations ou ateliers de montage vidéo pour générer des revenus complémentaires et vous positionner comme un expert dans votre secteur.
Se former et rester à jour
Le monde de la vidéo évolue rapidement : nouveaux logiciels, tendances, formats et plateformes. Investir dans votre formation continue vous permet de rester compétitif et d’offrir à vos clients des prestations de qualité.
- Suivez des tutoriels et formations en ligne ;
- Participez à des masterclasses ou ateliers spécialisés ;
- Expérimentez régulièrement de nouveaux outils pour enrichir votre style et votre technique.
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