- Le journaliste indépendant (ou freelance) exerce son activité avec autonomie, souvent pour plusieurs médias ou clients ;
- Choisir son statut juridique est indispensable pour exercer en toute légalité et créer son entreprise (micro-entreprise, EI, EURL, SASU…) ;
- Le statut de journaliste pigiste reste différent juridiquement du « journaliste indépendant » en entreprise individuelle ;
- Obtenir une carte de presse nécessite de remplir des conditions spécifiques, souvent différentes du simple fait d’être freelance.
Devenir journaliste indépendant attire de plus en plus de professionnels qui souhaitent concilier liberté éditoriale, flexibilité et autonomie financière. Cependant, au-delà de la passion pour l’écriture ou la production de contenus, il faut penser à la création d’entreprise, aux démarches administratives, à la structuration de son activité et aux bonnes pratiques du métier. Dans cet article, découvrez tout ce que vous devez savoir pour devenir journaliste indépendant.

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Qu’est-ce qu’un journaliste indépendant ?
Un journaliste indépendant, aussi appelé journaliste freelance, est un professionnel de l’information qui travaille pour plusieurs médias ou clients, sans lien de subordination permanente avec un seul employeur. Contrairement au journaliste salarié, il organise librement son temps, ses sujets et ses collaborations.
Quelle est la différence entre un journaliste freelance et un pigiste ?
- Pigiste : c’est une situation juridique spécifique en France. Le pigiste, même s’il travaille pour plusieurs rédactions, est assimilé salarié par la loi (Convention Collective Nationale des Journalistes) et bénéficie de cotisations sociales salariales grâce à la rémunération à la pige ;
- Journaliste indépendant : ce terme est souvent utilisé pour désigner un professionnel qui exerce avec une structure d’entreprise (micro-entreprise, SASU, etc.). Il ne bénéficie pas automatiquement du statut salarié ou de la carte de presse.
Quel statut juridique choisir pour devenir journaliste indépendant ?
Le choix du statut juridique est une étape clé lorsqu’on souhaite devenir journaliste indépendant. Il conditionne non seulement vos démarches de création d’entreprise, mais aussi votre régime fiscal, votre protection sociale et votre façon de facturer vos clients. En France, plusieurs statuts sont possibles, mais certains sont clairement plus adaptés au métier de journaliste freelance que d’autres.
La micro-entreprise
La micro-entreprise, anciennement appelée auto-entrepreneur, est le statut le plus fréquemment choisi par les journalistes freelances qui se lancent. Les démarches de création sont rapides, entièrement dématérialisées, et la gestion administrative reste légère au quotidien.
Avec ce régime, les cotisations sociales sont calculées directement sur le chiffre d’affaires encaissé. Autrement dit, tant que vous ne facturez pas, vous ne payez pas de charges. C’est un point particulièrement rassurant lorsque l’activité démarre et que les revenus sont encore irréguliers.
En revanche, ce statut comporte certaines limites. Le chiffre d’affaires annuel est plafonné à environ 77 700 € pour les prestations de services. De plus, il n’est pas possible de déduire ses frais professionnels (déplacements, matériel, abonnements, etc.), ce qui peut devenir pénalisant si les charges augmentent.
L’entreprise individuelle (EI)
L’entreprise individuelle constitue une évolution naturelle pour certains journalistes freelances dont l’activité se développe. Contrairement à la micro-entreprise, elle ne prévoit aucun plafond de chiffre d’affaires, ce qui permet d’accompagner une croissance plus importante.
L’entrepreneur exerce toujours en son nom propre, mais il relève d’un régime fiscal plus classique. Les obligations comptables sont plus exigeantes que celles de la micro-entreprise, notamment en matière de déclarations et de suivi financier. En contrepartie, ce statut permet de déduire ses frais professionnels, ce qui peut s’avérer avantageux lorsque l’activité génère davantage de dépenses.
La société unipersonnelle : SASU ou EURL
Pour les journalistes freelances qui souhaitent professionnaliser davantage leur activité, la création d’une société unipersonnelle peut être envisagée. Les deux formes les plus courantes sont la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) et l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée).
Ces statuts offrent une image plus structurée et plus crédible auprès de certains clients, notamment les grandes entreprises, les médias importants ou les agences de communication.
En contrepartie, la gestion est plus encadrée. La tenue d’une comptabilité complète est obligatoire, avec l’établissement de comptes annuels et, dans la plupart des cas, le recours à un expert-comptable.
Quelles sont les démarches pour lancer son activité ?
Comment lancer la création d’entreprise en France ?
Pour exercer en freelance légalement, vous devez :
- Choisir votre statut juridique : micro-entreprise, EI, SASU, EURL ;
- Déclarer votre activité auprès du guichet unique de l’INPI pour obtenir votre numéro SIREN/SIRET ;
- S’inscrire aux organismes sociaux : URSSAF, CPAM pour la sécurité sociale ;
- Ouvrir un compte bancaire professionnel : obligatoire selon certains statuts ;
- Payer vos cotisations sociales et impôts selon votre régime.
Pour une micro-entreprise, tout se fait en ligne via le guichet unique de l’INPI (par ici).
Quelles sont les compétences et formations nécessaires pour réussir ?
Faut-il des diplômes pour être journaliste indépendant ?
Il n’existe aucune obligation légale de diplôme pour exercer le métier de journaliste indépendant. Toutefois, dans les faits, une formation en journalisme, en communication ou en sciences humaines constitue un atout important. Elle permet d’acquérir les bases du métier, de comprendre les règles déontologiques et de se constituer un premier réseau professionnel.
Les rédactions et clients sont particulièrement attentifs à la qualité rédactionnelle, à la capacité d’analyse et au respect des standards journalistiques.
Quelles sont les compétences clés ?
Un bon journaliste indépendant doit :
- Maîtriser l’écriture rédactionnelle, l’orthographe et la synthèse ;
- Savoir trouver des angles pertinents et proposer des idées de sujets ;
- Être capable de respecter les délais et les lignes éditoriales ;
- Avoir des compétences en SEO et en publication web pour certains médias en ligne.

Comment trouver des missions et clients ?
Où chercher vos premiers clients ?
Le réseau joue un rôle central dans la réussite d’un journaliste indépendant. Les premières missions proviennent souvent de contacts établis lors de précédentes expériences, de stages ou de collaborations ponctuelles.
Créer un portfolio en ligne permet aussi de valoriser son travail et de rassurer les clients potentiels sur son expertise.
Voici quelques pistes :
- Rédactions de presse écrite ou en ligne ;
- Agences de communication ;
- Sites spécialisés en missions freelance ;
- Réseaux professionnels (LinkedIn, Twitter pro) ;
- Portfolios ou blogs personnels montrant votre travail.
Comment négocier vos tarifs ?
La question des tarifs est souvent délicate au début. Les rémunérations varient selon le type de média, la longueur des articles, la notoriété du journaliste et la complexité du sujet. Il est important de fixer des prix cohérents avec le marché, tout en tenant compte de ses charges et du temps réellement passé sur chaque mission.
Peut-on obtenir une carte de presse en tant que freelance ?
Qu’est-ce que la carte de presse ?
La carte de presse est un document officiel délivré par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) aux journalistes qui en remplissent les conditions (activité journalistique régulière, revenus principaux issus du journalisme, etc.).
Freelance et carte de presse : est-ce possible ?
Oui, mais le fait d’être freelance ne garantit pas automatiquement la carte de presse. Pour l’obtenir, il faut généralement :
- Être rémunéré par des médias professionnels ;
- Prouver que vous tirez une part significative de vos revenus du journalisme.
Certains indépendants obtiennent la carte en justifiant de missions réelles réalisées pour des rédactions.
Comment s’organiser au quotidien pour réussir ?
La gestion du temps et des tâches
- Planifiez vos séances de rédaction et vos recherches ;
- Priorisez vos tâches selon vos deadlines ;
- Tenez un calendrier éditorial pour suivre vos publications.
Les outils recommandés
- Google Docs / Notion pour organiser vos idées ;
- Trello / Asana pour gérer vos missions ;
- Comptabilité en ligne pour suivre vos factures et paiements.
Devenir journaliste indépendant est une aventure enrichissante pour qui aime l’écriture, la curiosité et l’autonomie. Mais elle requiert aussi une solide préparation : choisir le bon statut juridique, maîtriser les démarches de création d’entreprise, comprendre les spécificités du métier, savoir trouver des missions et gérer son activité. En vous formant, en structurant votre offre et en développant votre réseau professionnel, vous pourrez construire une carrière durable et gratifiante dans le monde du journalisme freelance.
💬 Des questions sur les étapes pour devenir journaliste indépendant ou même sur le coût de création d’une entreprise ? Notre équipe vous répond dans les commentaires !
