- Le régime micro-social est le régime social réservé aux micro-entrepreneurs : les cotisations sont calculées en appliquant un taux forfaitaire au chiffre d’affaires encaissé.
- En , les taux sont de 12,3 % pour la vente, 21,20 % pour les prestations de services BIC, 25,60 % pour les libéraux non réglementés et 23,20 % pour les libéraux relevant de la Cipav.
- Le régime s’applique tant que le chiffre d’affaires des années précédentes n’a pas dépassé 203 100 € (commerce, hébergement) ou 83 600 € (services, professions libérales) deux années civiles consécutives.
- Pour les micro-entreprises créées ou reprises à compter du 1er juillet 2026, l’ACRE doit être demandée à l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité. Son taux dépend de la date de début d’activité : 50 % d’exonération pour une activité démarrée jusqu’au 30 juin 2026, 25 % à partir du 1er juillet 2026.
« Régime micro-social ». Vous avez certainement déjà entendu parler de ce terme sans savoir exactement de quoi il retournait. Parce que chez Indy on aime bien les choses claires, nous allons vous expliquer simplement ce qui se cache derrière, avec les taux, seuils et règles en vigueur en , pour que vous soyez fixés une bonne fois pour toutes.

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Qu’est-ce que le régime micro-social ?
Réservé exclusivement aux micro-entrepreneurs, le régime micro-social consiste à appliquer au chiffre d’affaires un taux forfaitaire de cotisations sociales, à régler mensuellement ou trimestriellement selon l’option choisie lors de la création.
Le principe est simple : les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires réellement encaissé (et non facturé). Si vous n’encaissez rien sur une période, vous ne payez rien. C’est ce qui le distingue du régime des travailleurs indépendants « classiques », qui paient des cotisations minimales même sans revenu.
Le régime micro-social est associé au régime fiscal de la micro-entreprise (micro-BIC ou micro-BNC), qui concerne, lui, le calcul de l’impôt sur le revenu. Pour cet impôt, le micro-entrepreneur peut, sous certaines conditions, opter pour le versement libératoire.
Qui peut bénéficier du régime micro-social en ?
Le régime micro-social s’applique aux micro-entrepreneurs dont le chiffre d’affaires hors taxes respecte certains seuils. Ces seuils, revalorisés pour la période 2026 à 2028, s’apprécient sur le chiffre d’affaires des années précédentes : pour relever du régime au 1er janvier 2026, il faut regarder le chiffre d’affaires réalisé en 2024 et en 2025.
| Activité | Seuil de chiffre d’affaires en |
| Commerce, vente de marchandises et fourniture de logement (hors location meublée) | 203 100 € |
| Prestations de services BIC et BNC, professions libérales (location meublée de longue durée incluse) | 83 600 € |
| Meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes | 83 600 € |
Le régime micro-social cesse de s’appliquer uniquement si le seuil correspondant à votre activité est dépassé deux années civiles consécutives. Concrètement, si votre chiffre d’affaires dépasse le seuil en N-2 et en N-1, vous sortez du régime au 1er janvier de l’année N. Un dépassement sur une seule année ne vous fait donc pas perdre le statut.
En cas de création d’entreprise en cours d’année, les seuils sont ajustés au prorata temporis de la durée d’exploitation.
⚠️ En cas d’activité mixte (par exemple un coiffeur qui vend aussi des produits de soin), le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, et la part relevant des prestations de services ne doit pas dépasser 83 600 €.
Quels sont les taux du régime micro-social en ?
Le taux de cotisation varie en fonction de la nature de votre activité. Voici les taux applicables en :
| Activité exercée | Taux de cotisations en |
| Vente de marchandises, fourniture de denrées à emporter ou à consommer sur place, hébergement (hors location meublée) | 12,3 % |
| Location de meublés de tourisme classés | 6 % |
| Prestations de services commerciales et artisanales BIC (location d’habitation meublée et chambres d’hôtes incluses) | 21,20 % |
| Professions libérales non réglementées (relevant de la SSI) | 25,60 % |
| Professions libérales réglementées relevant de la Cipav | 23,20 % |
Si vous exercez plusieurs activités relevant de catégories différentes, chaque activité se voit appliquer son propre taux. Vous devez alors ventiler votre chiffre d’affaires par activité lors de chaque déclaration.
Ce que comprend le taux de cotisation
Ce taux forfaitaire regroupe l’ensemble des cotisations et contributions de votre protection sociale obligatoire :
- la cotisation d’assurance maladie-maternité ;
- les indemnités journalières ;
- la cotisation d’allocations familiales ;
- la cotisation invalidité-décès ;
- les cotisations de retraite de base et de retraite complémentaire ;
- la CSG et la CRDS.
La contribution à la formation professionnelle
À ces taux s’ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP), qui vous ouvre droit à des formations financées :
- 0,1 % pour une activité commerciale ;
- 0,2 % pour les prestations de services et les activités libérales ;
- 0,3 % pour les activités artisanales.
💡 Si vous avez opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, l’Urssaf collecte aussi votre impôt en même temps que vos cotisations, en appliquant un taux de 1 % pour la vente, 1,7 % pour les prestations de services BIC ou 2,2 % pour les activités BNC. Il ne s’agit pas d’une cotisation sociale mais d’un paiement de l’impôt sur le revenu, et cette option n’est ouverte que sous condition de revenus du foyer fiscal.
Régime micro-social et ACRE : ce qui change en 2026
L’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’entreprise) permet aux créateurs éligibles de bénéficier d’un taux de cotisations réduit en début d’activité. Elle a été profondément modifiée en 2026.
Une aide sur demande, à déposer dans un délai strict
Pour obtenir l’ACRE, vous devez adresser une demande à l’Urssaf, au moyen du formulaire dédié et des justificatifs de votre situation, au plus tard dans les 60 jours suivant la date de début d’activité. Pour les autres créateurs (entrepreneurs individuels au réel, dirigeants de société), cette règle s’applique depuis le 1er janvier 2026. Passé ce délai, l’aide est perdue pour cette création, même si vous remplissez les conditions. L’Urssaf dispose ensuite de 30 jours pour répondre.
Un taux qui dépend de la date de début d’activité
Le taux réduit applicable n’est pas le même pour tous les micro-entrepreneurs. Il dépend de la date de début d’activité :
- activité démarrée jusqu’au 30 juin 2026 : taux réduit égal à 50 % du taux normal ;
- activité démarrée à partir du 1er juillet 2026 : taux réduit égal à 75 % du taux normal, soit une exonération de 25 %.
Une durée qui dépend du trimestre de création
Pour un micro-entrepreneur, le taux réduit ne s’applique pas exactement pendant 12 mois. Il court jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant celui du début d’activité. Selon la date de création, l’exonération dure donc entre 9 et 12 mois environ.
Voici les taux applicables pendant la période d’exonération, selon la date de début d’activité :
| Activité | Taux normal | Taux ACRE (début d’activité jusqu’au 30 juin 2026) | Taux ACRE (début d’activité à partir du 1er juillet 2026) |
| Vente de marchandises | 12,3 % | 6,20 % | 9,30 % |
| Prestations de services BIC | 21,20 % | 10,60 % | 15,90 % |
| Professions libérales SSI | 25,60 % | 12,80 % | 19,20 % |
| Professions libérales Cipav | 23,20 % | 13,40 % | 17,40 % |
Déclaration, paiement et pénalités
Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre sur votre espace autoentrepreneur.urssaf.fr, et payer vos cotisations au même moment. Les cotisations sont donc réglées au fil de l’eau, sans régularisation l’année suivante.
Que se passe-t-il si votre chiffre d’affaires est nul ?
Si vous n’avez encaissé aucune recette sur la période, vous n’avez aucune cotisation à payer. Vous devez cependant déclarer un chiffre d’affaires de 0 €. Attention : lorsque le chiffre d’affaires déclaré est nul pendant 24 mois civils consécutifs (déclaration mensuelle) ou 8 trimestres civils consécutifs (déclaration trimestrielle), le bénéfice du régime micro-social prend fin et l’Urssaf peut procéder à votre radiation, après vous en avoir informé.
L’option pour les cotisations minimales
Vous pouvez demander à l’Urssaf que vos cotisations ne soient pas inférieures à un montant minimal. Concrètement, vous ne cotisez plus uniquement en proportion de votre chiffre d’affaires : si vos cotisations calculées sont inférieures à ce minimum, vous payez la différence, y compris lorsque votre chiffre d’affaires est nul. En contrepartie, vous acquérez des droits sociaux même avec une faible activité, notamment des trimestres de retraite et des indemnités journalières. Elle doit être demandée au plus tard le 31 décembre pour une application au 1er janvier suivant, ou dans les 3 mois suivant la création de l’activité.
Les pénalités de retard
Quel que soit votre chiffre d’affaires, même nul, une pénalité de retard s’applique si vous ne déclarez pas dans les temps. Elle s’élève à 1,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS, fixé à 4 005 € en ) par déclaration manquante, soit environ 60 €.
En l’absence de déclaration, l’Urssaf peut également calculer vos cotisations sur une base forfaitaire, assortie de majorations. Mieux vaut donc ne jamais faire l’impasse sur une échéance, même sans activité.
Quelle couverture maladie avec le régime micro-social ?
Depuis 2020, les micro-entrepreneurs sont rattachés au régime général de l’assurance maladie (CPAM), comme les salariés. Certaines particularités demeurent toutefois, notamment pour les arrêts de travail.
Le remboursement des soins
Vous bénéficiez de la prise en charge de vos soins par l’Assurance maladie selon les règles applicables aux assurés du régime général. Sur la base des tarifs de remboursement de l’Assurance maladie (hors participations forfaitaires, franchises et dépassements d’honoraires), les taux de prise en charge sont notamment les suivants :
- soins médicaux (consultations) pris en charge à 70 % ;
- soins optiques et soins d’auxiliaires médicaux pris en charge à 60 % ;
- médicaments pris en charge entre 15 % et 100 % ;
- frais d’hospitalisation pris en charge à 80 %.
Les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie : artisans, commerçants et libéraux non réglementés
Votre indemnité journalière est égale à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen (RAAM) des trois dernières années civiles, dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale (48 060 € en ). En 2026, elle peut donc atteindre au maximum 65,84 € par jour.
Pour en bénéficier, vous devez :
- être affilié depuis au moins 12 mois en tant qu’indépendant et être à jour de vos cotisations ;
- transmettre votre arrêt de travail à votre CPAM sous 48 heures ;
- avoir un RAAM au moins égal à 4 582 € en 2026 (10 % de la moyenne du PASS sur les trois années de référence) : en dessous de ce seuil, le montant de l’indemnité journalière maladie est nul.
Pour un micro-entrepreneur, le revenu pris en compte est le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire (71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC). Le seuil de 4 582 € correspond donc à un chiffre d’affaires annuel moyen d’environ 15 800 € pour la vente, 9 164 € pour les prestations de services BIC et 6 942 € pour les professions libérales.
Les indemnités sont versées après un délai de carence de 3 jours, sauf en cas de prolongation d’arrêt, d’affection de longue durée (ALD) déjà indemnisée ou d’accident du travail. Pour les arrêts de moins de 6 mois, vous pouvez percevoir jusqu’à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. En cas d’ALD, l’indemnisation peut durer jusqu’à 3 ans.
Les indemnités journalières des professions libérales réglementées
Si vous relevez d’une caisse de la CNAVPL (Cipav, Carmf, Carpimko…), vous bénéficiez depuis juillet 2021 d’un régime d’indemnités journalières commun, versées par la CPAM du 4e au 90e jour d’arrêt. Le montant est calculé sur votre RAAM dans la limite de 3 PASS, soit de 26,33 € à 197,51 € par jour en 2026.
Au-delà de 90 jours, c’est votre caisse de retraite qui prend éventuellement le relais, selon ses propres règles. Compte tenu de cette courte durée, souscrire un contrat de prévoyance est souvent recommandé.
⚠️ Les avocats ne relèvent pas de ce dispositif : ils disposent déjà d’une couverture spécifique via leur ordre et la CNBF.
Congés maternité et paternité des micro-entrepreneurs
Depuis 2019, la durée du congé maternité des indépendantes est alignée sur celle des salariées. Vous devez toutefois cesser toute activité pendant au moins 8 semaines (56 jours) pour être indemnisée.
| Situation familiale | Congé prénatal | Congé postnatal | Durée totale |
| 1er ou 2e enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| 3e enfant ou plus | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Pour être indemnisée, vous devez justifier de 6 mois d’affiliation en tant que travailleuse indépendante à la date présumée de l’accouchement. L’affiliation est décomptée à partir de la date de début d’activité de votre micro-entreprise.
Les montants en 2026
Le congé maternité des micro-entrepreneuses repose sur deux prestations cumulables :
- l’allocation forfaitaire de repos maternel : 4 005 € en (montant égal au plafond mensuel de la sécurité sociale), versée en deux fois (à la fin du 7e mois de grossesse puis après l’accouchement) ;
- les indemnités journalières forfaitaires d’interruption d’activité : 65,84 € par jour en 2026, pour chaque jour d’arrêt effectif.
Si votre RAAM des trois dernières années est inférieur à 4 582 €, ces montants sont réduits à 10 % : 400,50 € pour l’allocation forfaitaire et environ 6,58 € par jour pour les indemnités journalières. En cas d’adoption, l’allocation forfaitaire est réduite de moitié, soit 2 002,50 € (ou 200,25 € sous le seuil de revenus).
Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant
À prendre dans les 6 mois suivant la naissance, ce congé de 25 jours (32 jours en cas de naissances multiples) est ouvert au père ou au conjoint de la mère. Il est indemnisé selon les mêmes règles de revenus que le congé maternité.
Le congé supplémentaire de naissance (depuis le 1er juillet 2026)
Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent peut bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance, qui s’ajoute aux congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Les micro-entrepreneurs y ont droit, comme l’ensemble des travailleurs indépendants. Ce congé facultatif dure 1 ou 2 mois, et peut être fractionné en 2 périodes d’un mois.
Pour en bénéficier, vous devez :
- être parent d’un enfant né ou adopté depuis le 1er janvier 2026 ;
- être affilié depuis au moins 6 mois à la date de début du congé ;
- avoir pris la durée minimale de votre congé de maternité, de paternité ou d’adoption ;
- cesser votre activité pendant toute la durée du congé.
Le congé peut être pris immédiatement après le congé de maternité ou de paternité, ou plus tard, dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ce délai court à partir du 1er juillet 2026, soit jusqu’au 31 mars 2027.
L’indemnité journalière est calculée à partir du montant maximal de l’indemnité journalière de maternité ou de paternité (65,84 € en 2026) :
- le premier mois : 70 % de ce montant, soit 46,09 € bruts (43 € nets) par jour ;
- le second mois : 60 % de ce montant, soit 39,50 € bruts (36,85 € nets) par jour.
Si votre RAAM des trois dernières années est inférieur à 4 582 €, l’indemnité est réduite à 6,58 € bruts (6,14 € nets) par jour, pendant le premier comme pendant le second mois. La demande se fait en ligne sur demarche.numerique.gouv.fr, au plus tard la veille du début du congé.
Le régime micro-social et la retraite
Vos cotisations vous permettent d’acquérir des droits à la retraite de base (trimestres) et à la retraite complémentaire (points). Le nombre de trimestres validés dépend directement de votre chiffre d’affaires annuel.
En 2026, un trimestre est validé pour 1 803 € de revenu cotisé, soit 150 fois le SMIC horaire brut. En pratique, le chiffre d’affaires nécessaire pour valider des trimestres varie selon la nature de l’activité. En 2026, les seuils sont les suivants :
| Activité | 1 trimestre | 2 trimestres | 3 trimestres | 4 trimestres |
| Vente de marchandises (BIC) | 6 217 € | 12 434 € | 18 651 € | 24 868 € |
| Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) | 3 606 € | 7 212 € | 10 818 € | 14 424 € |
| Professions libérales non réglementées (BNC) | 2 732 € | 5 464 € | 8 196 € | 10 928 € |
| Professions libérales relevant de la Cipav | 2 792 € | 5 584 € | 8 376 € | 11 168 € |
Il n’est pas possible de valider plus de 4 trimestres par an, y compris en cumulant une activité salariée et une micro-entreprise.
Sans chiffre d’affaires, vous ne validez aucun trimestre. Si votre activité démarre doucement, l’option pour les cotisations minimales peut vous aider à sécuriser vos droits.
Des questions sur le micro-social ? Notre équipe vous répond dans les commentaires !



Lorsque vous parlez de « déclaration annuelle » [Lors de la déclaration de votre entreprise à l’URSSAF, vous avez dû choisir entre le statut de micro-entrepreneur (avec déclaration du revenu tous les mois) ou d’EI (avec déclaration annuelle)], de quoi s’agit-il exactement ?
Est-ce la « déclaration 2042 C Pro » ou la « déclaration contrôlée » ?
Bonjour Claire,
Il s’agit ici de la déclaration sociale, aujourd’hui fuisonnée avec la déclaration 2042 sous le nom de DSFU (déclaration sociale et fiscale unifiée).
Bonjour, j’ai démarré une activité fin d’année dernière en regime micro bic. Pour le moment j’ai zéro de chiffre d’affaires.
Doit on déclarer le chiffre d’affaires tous les mois? si oui, où ? ou simplement remplir la déclaration d’impôts une fois par an?
Merci.
Bonjour Blandine,
Cela dépend de votre statut. Si vous êtes micro-entrepreneur, alors vous devez déclarer votre CA tous les mois sur le site de l’Urssaf (https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/). Si vous êtes en entreprise individuelle sans le statut de micro-entrepreneur, alors vous devez remplir une déclaration une seule fois par an. Pour connaître votre statut, je vous invite à vérifier votre compte Urssaf ou à les contacter.
Bonjour, concernant le congé paternité le micro entrepreneur a t’il droit à une indemnité ?
Merci de votre retour,
Bonne journée
Bonjour Mylène,
Oui, le micro-entrepreneur a droit à 11 jours de congé paternité, indemnisé 55,51 € par jour, soit 610,61€ en totalité. Attention cependant, ces montants sont divisés par dix si la moyenne des revenus par an sur les trois dernières années ne dépasse pas 3 919,20 €.
Je crois que l article n’est pas à jour pour le congés paternité poue juillet 2021
Bonjour Valentin,
Merci pour votre retour, l’article a bien été mis à jour. 🙂
Bonjour étant au rsa je souhaite ouvrir une micro en tant que masseur, le temps de me faire connaître, bénéficierais je toujours du rsa si je n’est pas fait de CA ?
Bonjour Manu,
Vous pouvez tout à fait cumuler une aide du RSA et le statut de micro-entrepreneur. L’aide, autrefois appelée RSA activité, est la prime d’activité. Elle correspond à votre RSA pendant les trois premiers mois, puis est calculée en fonction du CA de votre activité. Attention donc, si vous ne faites pas de CA, il est possible que votre prime d’activité soit de 0 au bout de trois mois.
Bonjour
Merci pour ces éclaircissements.
Peux-t’on facturer des droits d’auteurs sous ce régime?
Merci
Bonjour Vincent,
Oui, le régime micro-BNC est dans certains cas ouvert aux artistes-auteurs. Pour plus de détails à ce sujet, consultez l’article de notre partenaire Shine au lien suivant : https://www.shine.fr/blog/artiste-auto-entrepreneur/
Bonjour
Nouvelle et à mon compte depuis peu. Je voudrais savoir qu’est ce qu’une entreprise individuelle au régime micro quelles sont les différences par rapport au micro entrepeur ? Suis-je également concerné par tout ce qui a été énumérer ci dessus ?
Je m’y perd un peu actuellement.merci de bien vouloir m’éclairer. Cordialement
Bonjour Jessy,
Le micro-entrepreneur (ex auto-entrepreneur) cumule les deux volets micro : le micro-social décrit ici, et le micro-fiscal pour déclarer ses impôts. L’entreprise individuelle au régime micro n’a que le volet micro-fiscal. Pour ses cotisations sociales, le professionnel est alors assujetti au même régime que ceux au réel. Lors de la déclaration de votre entreprise à l’URSSAF, vous avez dû choisir entre le statut de micro-entrepreneur (avec déclaration du revenu tous les mois) ou d’EI (avec déclaration annuelle). Si vous avez choisi micro-entrepreneur, le régime micro-social décrit ici s’applique à vous.
Merci pour cette information claire et précise, j’ai une question concernant la cotisation retraite, qu’en est-il et quels avantages ou désavantages par rapport à d’autres statuts d’indépendant. Merci à vous.
Bonjour Claudette,
Le régime micro-social fonctionne avec des plafonds de Chiffre d’Affaires qui valident un trimestre de retraite. En l’occurrence, 2280€ valident un trimestre pour les professions libérales réglementées (BNC) et c’est 2880€ pour les professions libérales non réglementées (cf tableau ici : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23369).
Les autres statuts indépendants ont un système de retraite par points. Plus de détails ici : https://www.la-retraite-en-clair.fr/parcours-professionnel-regimes-retraite/retraite-travailleurs-independants/retraite-professions-liberales. En somme, il est intéressant de faire peser dans la balance les avantages et les inconvénients de chaque statut en fonction de votre chiffre d’affaires et des contraintes que vous êtes prête à supporter pour vous décider. Vous savez tout, la balle est dans votre camp !
parfait ! C est très clairement expliqué merci
Je vous en prie 🙂