- Aucune loi n’impose d’avoir plusieurs associés pour créer une holding. Cette structure désigne une société dont l’objet social consiste à détenir et gérer des participations dans d’autres entreprises ;
- Deux statuts juridiques permettent de créer une holding seul : la SASU et l’EURL. Chacune présente des avantages distincts concernant le régime social du dirigeant, la fiscalité applicable et la flexibilité statutaire ;
- L’immatriculation s’effectue entièrement en ligne via le guichet unique de l’INPI après avoir rédigé les statuts, fixé le capital, domicilié le siège social et publié une annonce légale. Le Kbis est délivré sous 3 à 7 jours ouvrés ;
- L’accompagnement par un expert-comptable ou un avocat facilite la rédaction des statuts et l’optimisation fiscale de la holding. Des outils en ligne comme Indy permettent d’automatiser la comptabilité, les déclarations fiscales et proposent un service de création d’entreprise complet.
Vous envisagez de structurer votre patrimoine ? La question se pose naturellement : peut-on créer une holding seul ou faut-il obligatoirement s’associer ? Cette interrogation soulève de nombreux enjeux juridiques et fiscaux. Quel statut juridique privilégier dans ce cas ? Quelles sont les démarches concrètes pour créer une holding en solo ? Quels pièges éviter lors de l’immatriculation ? Découvrez toutes les réponses dans notre guide complet.

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Créer une holding seul : est-ce possible ?
Que dit la loi ?
Définition juridique de la holding
Une holding désigne une société dont l’activité principale consiste à détenir des parts ou actions d’autres sociétés. Contrairement à une entreprise opérationnelle qui produit des biens ou fournit des services, la holding exerce une activité financière : elle possède et gère un portefeuille de participations. Cette structure permet donc de contrôler plusieurs filiales tout en centralisant la gestion et en optimisant la fiscalité du groupe.
Aucune obligation légale d’avoir plusieurs associés
Aucun texte législatif n’impose un nombre minimum d’associés pour constituer une holding. Cette dernière peut donc être constituée d’un associé unique : que ce soit une personne physique ou une personne morale.
Bon à savoir : une holding peut être créée dès l’origine avec un associé unique, ou résulter de la réunion en une seule main de toutes les parts d’une société multi-associés existante.
Les conditions pour créer une holding seul
Choisir une forme juridique unipersonnelle
Une holding n’est pas une forme juridique spécifique reconnue en droit français. Il s’agit d’une société commerciale classique dont l’objet social consiste à détenir des participations.
En conséquence : toute structure sociétale peut exercer cette fonction, à condition d’accepter l’associé unique.
Définir un objet social adapté
L’objet social constitue l’élément distinctif d’une holding. Il doit mentionner explicitement la prise et la gestion de participations dans les statuts. Une formulation type serait : « La société a pour objet la prise de participations dans toutes sociétés, la gestion de ces participations et le contrôle des filiales. »
Cet objet peut être complété par des activités opérationnelles si vous envisagez une holding animatrice : prestations de services, conseil, mise à disposition de personnel aux filiales.
Avantages et inconvénients de la création solo
Les atouts d’une holding unipersonnelle
Créer une holding seul offre une autonomie décisionnelle totale. Concrètement, l’associé unique prend toutes les décisions stratégiques sans consulter de partenaires.
Également, aucune dilution du capital ne s’impose. Vous conservez 100% de la propriété et maîtrisez intégralement votre stratégie patrimoniale sans compromis.
Enfin, la simplification administrative constitue un avantage majeur. En effet, les formalités de gestion se trouvent réduites comparativement à une structure multi-associés, diminuant les coûts et le temps consacré aux obligations légales.
Les limites à anticiper
La création solo présente néanmoins plusieurs contraintes à considérer :
- Capacité de financement limitée : pas de mutualisation des apports entre associés pour acquérir des participations plus importantes ;
- Solitude décisionnelle : aucun contradicteur pour alerter sur les erreurs stratégiques potentielles ;
- Charge mentale accrue : responsabilité entière assumée par un seul associé ;
- Crédibilité affaiblie : certains partenaires (comme les banques) privilégient les structures comportant plusieurs associés.
Les statuts juridiques adaptés
La SASU : flexibilité et protection sociale
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) offre une grande liberté dans la rédaction des statuts. Le président relève du régime assimilé salarié avec une protection sociale élevée. Le régime fiscal IS (Impôt sur les Sociétés) s’applique par défaut.
Avantage majeur : les dividendes échappent aux cotisations sociales ce qui en fait une structuration idéale pour les holdings patrimoniales distribuant des bénéfices.
L’EURL : simplicité et transparence fiscale
L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) constitue la version unipersonnelle de la SARL. Son gérant relève du régime TNS (cotisations moins élevées, mais avec une protection moindre).
Le régime fiscal IR (Impôt sur le Revenu) s’applique par défaut, créant une transparence fiscale. Principal inconvénient : en cas d’option IS, les dividendes dépassant 10% du capital supportent les cotisations sociales TNS. Cette structure convient donc davantage aux holdings animatrices rémunérant leur dirigeant.
Tableau de synthèse : quelle structure choisir ?
Voici un tableau comparatif pour vous aider à choisir la structure la plus adaptée à vos besoins :
| Critère | EURL | SASU |
| Capital minimum | 1 € | 1 € |
| Dirigeant | Gérant (personne physique) | Président (personne physique ou morale) |
| Régime fiscal par défaut | IR (transparence fiscale) | IS |
| Régime social | TNS (45% de cotisations) | Assimilé salarié (80% de charges salariales) |
| Dividendes | Soumis si >10% du capital social (option IS) | Non soumis à cotisations |
| Flexibilité des statuts | Encadrée par la loi | Très grande liberté |
| Passage multi-associés | EURL → SARL | SASU → SAS |
Les étapes pour créer sa holding seul

Rédiger les statuts et choisir le capital
Rédaction des statuts de la holding
Les statuts juridiques d’une holding constituent le document fondateur, fixant les règles de fonctionnement de la société. Ils doivent obligatoirement mentionner :
- La dénomination sociale ;
- Le siège social ;
- L’objet social ;
- Le montant du capital ;
- La durée de la société (99 ans maximum).
Bon à savoir : des modèles de statuts sont disponibles gratuitement en ligne. Toutefois, l’accompagnement par un avocat spécialisé reste vivement recommandé.
Fixation du capital social
Le capital social représente les ressources apportées par l’associé unique lors de la création de l’entreprise. Aucun montant minimum n’est imposé légalement : le capital peut être fixé librement, y compris à 1 € symbolique.
Le montant choisi comporte toutefois des enjeux importants. Un capital trop faible nuit à la crédibilité auprès des banques et partenaires commerciaux. Non-négligeable, le capital constitue également les premières ressources financières pour acquérir des participations dans les filiales. Ainsi, un montant compris entre 1 000 € et 10 000 € représente un compromis raisonnable.
Les apports
Apports en numéraire
Les apports en numéraire correspondent aux sommes d’argent versées sur le compte bancaire professionnel de la holding en formation. Une libération partielle est autorisée : 50% minimum à la création pour une SASU, 20% pour une EURL. Le solde doit être versé dans les 5 ans suivant l’immatriculation.
Le dépôt s’effectue auprès d’une banque, d’un notaire ou de la Caisse des Dépôts. L’établissement délivre ensuite une attestation de dépôt des fonds, document indispensable pour finaliser l’immatriculation de la holding.
Apports en nature pour une holding
Les apports en nature concernent les biens autres que l’argent : titres de sociétés, parts sociales, actions, fonds de commerce. L’évaluation par un commissaire aux apports devient obligatoire si un apport dépasse 30 000 € ou si le total des apports en nature excède 50% du capital social.
Bon à savoir : les apports en industrie (savoir-faire, connaissances techniques, relations commerciales) sont autorisés en SASU et EURL mais n’entrent pas dans le capital social. Ces apports restent rarement utilisés pour créer une holding, qui nécessite avant tout du capital réel pour acquérir des participations.
Formalités d’immatriculation en ligne
Domicilier le siège social
La première étape consiste à déterminer l’adresse administrative et fiscale de la holding. Différentes options sont possibles :
- Domicile personnel du dirigeant ;
- Local commercial dédié ;
- Société de domiciliation ;
- Espace de coworking.
Un justificatif doit être fourni : bail commercial, facture d’énergie, contrat de domiciliation.
Publier l’annonce légale
La constitution de la holding nécessite une publication dans un journal d’annonces légales ou via un Service de Presse en Ligne. Le coût varie selon le département et la forme juridique : comptez 142 € HT pour une SASU et 124 € HT pour une EURL en France métropolitaine (tarifs 2026).
Déposer le dossier d’immatriculation sur le guichet unique
Le formulaire M0 se complète directement en ligne sur la plateforme gérée par l’INPI (accessible en cliquant ici), qui centralise toutes les formalités depuis 2023. Plusieurs documents sont à joindre :
- Statuts signés et datés
- Attestation de dépôt de capital
- Attestation de parution annonce légale
- Pièce d’identité du dirigeant
- Justificatif de siège social
- Déclaration des bénéficiaires effectifs
Le guichet unique transmet automatiquement le dossier au greffe du tribunal de commerce compétent. Résultat : le greffe immatricule la société et publie l’avis de création au BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales). Le Kbis est ensuite délivré sous 3 à 7 jours ouvrés.
Nos conseils pratiques pour réussir
Les pièges à éviter
Créer une holding seul expose à plusieurs erreurs classiques pouvant compromettre la validité juridique ou l’optimisation fiscale de la structure :
- Objet social imprécis : mentionner explicitement la prise et la gestion de participations ;
- Statuts incomplets : prévoir les clauses pour l’avenir (entrée de futurs associés, cession de parts, succession) ;
- Oubli de la déclaration des bénéficiaires effectifs : obligatoire même en solo ;
- Capital trop faible : privilégier 1 000 € minimum pour la crédibilité auprès des banques et partenaires commerciaux;
- Non-respect des délais de libération : le solde du capital doit être versé sous 5 ans sous peine de nullité des augmentations de capital ultérieures ;
- Choix fiscal inadapté : analyser IR versus IS selon votre situation.
Attention : en cas de contrôle fiscal, l’administration vérifie la substance économique de la holding. Une holding « coquille vide » sans activité réelle (animation, prestations) peut voir ses avantages fiscaux remis en cause.
Outils et accompagnement conseillés
Les outils utiles pour gérer une holding
Plusieurs outils facilitent la gestion quotidienne d’une holding unipersonnelle :
- Un tableur (Excel, Google Sheets) : permet de suivre la valorisation du portefeuille de participations et les mouvements de trésorerie entre la holding et ses filiales ;
- Un logiciel de comptabilité : automatise la catégorisation des transactions, la détection de la TVA et la génération des déclarations fiscales obligatoires ;
- Pour les aspects juridiques, des ressources officielles gratuites existent : Service-Public Entreprendre propose des fiches pratiques sur la création de société, l’INPI met à disposition des guides sur les formalités d’immatriculation et Légifrance donne accès aux textes de loi et modèles de statuts EURL.
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