- À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures au format électronique ;
- 1 entreprise sur 2 est désormais inscrite à une plateforme agréée, contre 1 sur 6 en mai (données DGFiP/INSEE 2026) ;
- Les inscriptions ont bondi de +900 % entre décembre 2025 et août 2026, avec un quasi-doublement entre juillet et août ;
- 3,8 millions d’entreprises sont désormais enregistrées auprès d’une plateforme agréée ;
- Les sociétés (58 %) restent en avance sur les entreprises individuelles et micro-entreprises (40 %), mais l’écart se resserre.
J-6 avant la facturation électronique : où en sont réellement les entreprises ? À quelques jours de l’échéance, nous avons passé au crible les données publiques de la DGFiP et de l’INSEE, ainsi que les pratiques observées auprès de plus de 250 000 utilisateurs de notre plateforme agréée Indy. Notre nouveau baromètre dresse un constat clair : après un printemps encore hésitant, la préparation s’est nettement accélérée pendant l’été.

La facturation électronique arrive dès le 1er septembre 2026. Inscrivez-vous et moins de 5 minutes, vous êtes sûr d’être en conformité pour la semaine prochaine ⚖️
1 entreprise sur 2 inscrite à une plateforme agréée : le grand rattrapage de l’été
C’est le chiffre qui marque cette nouvelle édition du baromètre. Selon les données de l’INSEE et de la DGFiP, entre décembre 2025 et août 2026, le nombre d’entreprises enregistrées auprès d’une plateforme agréée (PA) a bondi de +900 %, porté par une accélération très nette au cours de l’été. Des chiffres qui ont bien avancé depuis notre dernier baromètre en mai 2026.
| Période | Entreprises inscrites à une PA |
| Décembre 2025 | 375 000 |
| Mai 2026 | 1,1 million |
| Juillet 2026 | 2 millions |
| Août 2026 | 3,8 millions |
Le nombre d’inscriptions a ainsi quasiment doublé entre juillet et août, à l’approche immédiate de l’échéance. Le seuil des 4 millions d’entreprises inscrites est désormais à portée de main, mais le nombre d’entreprises enregistrées reste encore inférieur à celui de l’ensemble des structures concernées par la réforme.
Des disparités qui persistent selon les activités
L’analyse des comportements d’inscription au sein de la plateforme agréée d’Indy confirme des dynamiques très contrastées d’un métier à l’autre.
Les élèves modèles
Trois professions se distinguent nettement par leur niveau d’anticipation :
- 70 % des freelances sont inscrits à une plateforme agréée ;
- 69 % des agents immobiliers ;
- 65 % des professionnels de la santé.
Ces trois secteurs ont en commun une exposition directe aux obligations B2B, ce qui explique une anticipation plus forte de la réforme.
Les retardataires
À l’inverse, trois catégories restent très en retrait : les avocats, les propriétaires en SCI ou LMNP, et les chauffeurs taxi/VTC. Ces profils partagent une activité majoritairement B2C, ce qui explique un sentiment de faible concernement, alors même que l’obligation de réception s’applique aussi à leurs achats professionnels.
Entreprises individuelles vs sociétés : un rattrapage enfin amorcé
Le baromètre confirme un resserrement progressif de l’écart entre statuts juridiques s’étant mis en conformité pour la facturation électronique 2026. 58 % des sociétés ont déjà franchi le cap, contre 40 % des entreprises individuelles et micro-entreprises. Longtemps convaincues de ne pas être concernées, les plus petites entreprises commencent enfin à combler leur retard.
Ce mouvement n’est pas une surprise pour Côme Fouques, CEO d’Indy, qui rappelle que la réforme a longtemps été présentée comme une obligation réglementaire, sans suffisamment expliquer ce qu’elle implique concrètement au quotidien pour les indépendants.
« Les plus petites structures ont longtemps accusé un retard, surtout par méconnaissance du calendrier. L’été a marqué un vrai tournant : d’un côté, le pragmatisme affiché par le gouvernement a rassuré, et de l’autre, les indépendants ont compris que cette transition était surtout une opportunité de simplifier leur gestion au quotidien. À J-6, la prise de conscience est là, et nous sommes au rendez-vous pour les accompagner »
Côme Fouques, CEO d’Indy
Comment se mettre en conformité avant le 1er septembre ?
Pour être en conformité, chaque entreprise doit s’inscrire auprès d’une plateforme agréée (PA), habilitée par la DGFiP à émettre, recevoir et transmettre des factures électroniques dans les formats exigés (Factur-X, UBL, CII). Indy est l’une de ces plateformes agréées, choisie aujourd’hui par plus de 250 000 indépendants.
💡 Le saviez-vous ? Avec Indy, vous pouvez vous mettre en conformité avec la facturation électronique sans frais et sans souscrire d’abonnement.
Que risque-t-on en cas de non-conformité ?
La loi de finances 2026 a revalorisé les sanctions applicables en cas de non-respect de la réforme. Une entreprise qui n’est pas en mesure de recevoir des factures électroniques au 1er septembre 2026 s’expose à une amende de 500 € après mise en demeure restée sans effet.
Côté émission, chaque facture émise hors du circuit électronique peut être sanctionnée par une amende de 50 €, dans la limite de 15 000 € par an et par entreprise.
Un droit à l’erreur est toutefois prévu : si l’entreprise se met en conformité dans les 30 jours suivant le premier manquement constaté, l’amende peut être neutralisée. Au-delà de ce délai, les sanctions s’appliquent dès la première année d’obligation.
💡 Le saviez-vous ? Seule l’obligation de réception concerne toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026. L’obligation d’émission ne concerne pas encore tout le monde en 2026 : elle s’applique dès le 1er septembre 2026 aux grandes entreprises et ETI (entreprise de taille intermédiaire), mais seulement à partir du 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises.
Sources : entreprises économiquement actives en France selon l’INSEE 2026, données DGFiP août 2026, données internes Indy (août 2026).
Vous souhaitez en savoir plus sur les résultats du baromètre 2026 consacré à la facturation électronique ? Posez-nous vos questions en commentaire : nous nous ferons un plaisir d’y répondre !
