- À partir du 1er janvier 2026, certains revenus du capital voient leur CSG passer de 9,2 % à 10,6 %, portant le taux global des prélèvements sociaux à 18,6 % ;
- Seuls les revenus financiers issus de placements classiques comme les dividendes, plus-values mobilières ou comptes-titres sont touchés, tandis que salaires, retraites et épargne réglementée restent inchangés ;
- Cette réforme vise à renforcer le financement de la Sécurité sociale sans impacter les salaires ni les pensions de retraite.
La hausse ciblée de la CSG prévue par la LFSS 2026 marque un tournant pour la fiscalité des revenus du capital. Jusqu’ici, un taux unique de 17,2 % s’appliquait à la quasi-totalité des placements, sans distinction. À partir de janvier 2026, certains revenus du capital voient leur cotisation sociale CSG augmenter de 1,4 point, pour atteindre un taux global de 18,6 %. Cette réforme ne concernera pas tous les épargnants de la même façon : quels placements sont concernés et à partir de quand ? Décryptage.

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Qu’est-ce que la CSG ?
Définition
La CSG (Contribution Sociale Généralisée) est un impôt créé par la loi de finances de 1991 et inscrit dans le Code de la Sécurité sociale. C’est un prélèvement obligatoire qui contribue directement au financement de la Sécurité sociale, couvrant notamment l’assurance maladie, les prestations familiales et les retraites.
Elle s’applique à la plupart des revenus des résidents fiscaux français, et son mode de prélèvement dépend du type de revenu :
- Revenus d’activité et de remplacement : prélevés à la source par l’Urssaf ou les employeurs ;
- Revenus du patrimoine et du capital : collectés par l’administration fiscale.
Depuis 2018, la fiscalité des revenus du capital est structurée autour d’un taux global de prélèvements sociaux de 17,2 %, qui se décompose ainsi :
- CSG : 9,2 % ;
- CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) : 0,5 % ;
- Prélèvement de solidarité : 7,5 %.
Avant 2018, ce taux global était légèrement différent, mais depuis cette date, la législation a simplifié le cadre en appliquant un taux uniforme sur la quasi-totalité des revenus du capital, sans distinction selon le type de placement.
Quels revenus sont soumis à la CSG ?
La contribution concerne notamment :
- Les revenus d’activité : salaires, primes, indemnités et revenus des travailleurs indépendants ;
- Les revenus de remplacement : pensions de retraite, allocations chômage, indemnités journalières ;
- Les revenus du patrimoine : revenus fonciers, rentes viagères, plus-values mobilières ou immobilières, LMNP ;
- Les revenus de placements : intérêts, dividendes, plus-values financières ;
- Certaines sommes issues des jeux et paris.

Hausse de la CSG en 2026 : ce qui vous attend
Contrairement aux idées reçues, la CSG n’augmente pas de manière générale en 2026.
Seuls certains revenus du capital sont concernés : leur taux passe de 9,2 % à 10,6 %, soit +1,4 point, ce qui porte le taux global des prélèvements sociaux à 18,6 %. Cette mesure, entrée en vigueur le 1er janvier 2026 dans le cadre de la LFSS, vise à renforcer la Sécurité sociale sans impacter les salaires ni les pensions de retraite. Pour consulter le texte de loi, c’est par ici.
Quels sont les placements concernés par la hausse de la CSG ?
Concrètement, cette hausse concerne les revenus issus de placements financiers classiques, comme :
- Les revenus perçus via un compte-titres ordinaire ;
- Les dividendes d’actions ;
- Les plus-values mobilières ;
- Les intérêts de certains placements financiers fiscalisés ;
- Les plans d’épargne retraite (PER).
En revanche, les salaires, les pensions de retraite, les plans et comptes d’épargne logement (PEL, CEL), l’assurance-vie, les revenus fonciers, les plus values immobilières et l’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) ne sont pas concernés et conservent le taux historique.
Quel est l’impact de la hausse de la CSG pour les épargnants ?
Pour les épargnants concernés, la hausse de la CSG se traduit par une augmentation des prélèvements sociaux sur certains revenus du capital, comme les dividendes, les intérêts ou les plus-values mobilières. En pratique, cela entraîne une légère diminution du revenu net disponible, car une part plus importante est prélevée directement par l’administration fiscale.
Des interrogations au sujet de la hausse de la CSG ou sur les taxe des entreprises ? Notre équipe vous répond dans les commentaires !
