- La holding est une structure complexe sur les plans juridique, fiscal et administratif, sa création et sa gestion nécessitent généralement l’accompagnement d’un expert ;
- Les coûts de création et de gestion peuvent se révéler élevés, c’est un élément à considérer en amont pour assurer une stabilité financière ;
- Le risque fiscal existe avec une holding, un montage méticuleux s’impose pour éviter un redressement fiscal lourd pouvant impacter la pérennité de votre société.
La holding offre de nombreux avantages, qu’ils soient financiers, fiscaux, juridiques ou économiques. Cependant, sa création implique des démarches administratives et fiscales complexes, ainsi que des coûts non négligeables, qui peuvent freiner certains projets. Comprendre ces inconvénients et savoir les maîtriser vous permet de créer votre holding en toute connaissance de cause et d’anticiper plus efficacement les obstacles pour réussir votre projet.

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Définition
La holding est une société financière qui détient des titres de participation dans des entreprises sous forme de parts sociales ou d’actions. En contrepartie, elle perçoit des dividendes. Celle que l’on nomme « société mère » détient tout ou partie du capital des autres sociétés, les filiales.
On recense deux types de holdings :
- la holding active ;
- la holding passive.
Bon à savoir : bien définir l’objet social d’une holding se révèle indispensable pour être en droit d’exercer les activités nécessaires au développement de votre société.
La holding active ou animatrice
La holding d’animation s’implique pleinement dans la gestion des entreprises qu’elle contrôle, tant sur les plans juridique, fiscal que comptable. Le fait qu’elle ait une véritable activité lui confère des avantages fiscaux notables sur les dividendes perçus et sur les plus-values de cession.
Le holding passive
La holding passive se contente d’acheter des titres de participation et de percevoir des dividendes. Elle préserve et valorise le patrimoine des actionnaires. Elle n’intervient pas dans la gestion des filiales et n’émet pas de factures. En clair, elle n’a pas d’activité.
Les formes juridiques possibles d’une holding
La holding est une structure pouvant prendre l’une des formes suivantes :
- SARL (société à responsabilité limitée) ;
- SA (société anonyme) ;
- SAS (société par actions simplifiée) ;
- SCI (société civile immobilière).
Principales utilisations de la holding
La holding permet essentiellement de structurer et développer un groupe d’entreprises, mais aussi de centraliser la gestion des flux financiers.
Elle vise à investir dans des secteurs tels que :
- l’immobilier : vous pouvez ici envisager une SCI (société civile immobilière) pour acheter des biens en direct ou passer par les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) et les OPCI (organismes de placement collectif immobilier). Les SCPI et OPCI offrent l’avantage de mutualiser les risques avec d’autres investisseurs ;
- les placements financiers de trésorerie : il s’agit ici de placements tels que les comptes à terme ou les fonds monétaires qui offrent l’avantage d’être assez liquides;
- la Private Equity : ils offrent un horizon de placement plus long avec en contrepartie des rendements supérieurs aux placements financiers de trésorerie.
Inconvénients d’une holding
Face aux avantages de la holding, certains inconvénients sont à prendre en considération pour déterminer si cette structure se révèle judicieuse et vous permet véritablement d’atteindre les objectifs fixés.
Complexité juridique, fiscale et administrative
La holding est une structure complexe sur les plans fiscal, juridique et administratif. Active ou passive, choix de la meilleure forme juridique, de nombreuses questions se posent selon vos objectifs. Cela nécessite un accompagnement, de la création de la holding à la gestion de cette société.
Les étapes de la création d’une holding
Différentes étapes doivent être respectées pour créer une holding et lancer votre activité :
- choisir le statut juridique: la holding peut prendre la forme d’une SAS (société par actions simplifiée), d’une SARL (société à responsabilité limitée), d’une SA (société anonyme) ou encore d’une SCI (société civile immobilière) ;
- rédiger les statuts de la société: les statuts fixent la manière dont la holding sera gérée, cette étape peut nécessiter l’accompagnement d’un expert pour éviter toute erreur ;
- déterminer le siège social de votre holding ;
- déposer le capital social ;
- publier une annonce dans un Journal d’annonces légales ;
- immatriculer votre holding via le guichet unique en ligne.
Un accompagnement nécessaire pour optimiser la fiscalité
Si un accompagnement se révèle judicieux au moment de la création, l’intervention d’un expert-comptable est presque obligatoire ensuite pour une gestion administrative et comptable optimale en conformité avec les réglementations en vigueur. Par ailleurs, la fiscalité est un enjeu majeur dans le cadre de la holding. Être accompagné permet d’actionner tous les leviers d’optimisation pour réduire votre imposition professionnelle et personnelle. Une connaissance pointue des mécanismes fiscaux est indispensable pour bénéficier de tout le potentiel de la holding.
Coûts de création et de gestion
Vous l’aurez compris, la complexité de la création et de la gestion d’une holding nécessite un accompagnement synonyme de coût.
Dans un premier temps, vous serez confronté aux coûts classiques de création d’une entreprise incluant les formalités de greffe ou encore le dépôt d’une annonce légale. Cela représente quelques centaines d’euros uniquement. En revanche, la rédaction des statuts est plus fastidieuse et faire intervenir un avocat ou un expert-comptable impose une dépense plus lourde. Selon l’intervenant et le type de société, cette dépense peut atteindre plusieurs milliers d’euros.
Dans un second temps, l’expert-comptable qui vous accompagnera tout au long de l’année vous facturera des honoraires dont le prix est très variable d’un professionnel à l’autre. Là encore, comptez quelques milliers d’euros.
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Les risques liés à la structure
Les risques fiscaux
La holding engendre essentiellement des risques fiscaux. Cette société est parfaitement encadrée et surveillée par l’administration fiscale, l’objectif essentiel étant bien souvent d’optimiser votre fiscalité et de limiter l’imposition des dividendes de la holding.
Le régime mère-fille notamment se révèle très contraignant. Il impose :
- de conserver les titres durant au moins 2 ans ;
- de détenir au moins 5 % de sa filiale.
Ces conditions sont un prérequis pour obtenir une exonération de 95 % sur les dividendes perçus. Sans respect des règles, vous vous exposez à un redressement fiscal très coûteux.
Les difficultés de financement
Nous l’avons évoqué précédemment, la holding peut être active ou passive. Dans le premier cas, elle s’implique pleinement dans la gestion des entreprises dans lesquelles elle investit. Dans le second cas, elle se contente d’investir. Or, pour les banques, le fait de ne réaliser aucune activité opérationnelle et qui ne génère à ce titre pas de revenus d’activité, peut représenter un risque puisqu’elles dépendent entièrement de la réussite financière des entreprises dont elles détiennent des participations.
Aussi, dans le cadre du développement de votre holding via de nouveaux investissements, vous pourriez rencontrer plus de difficultés à obtenir des financements.
Quand éviter la holding ?
Projets ou faible activité économique
La création et la gestion de la holding sont trop complexes pour envisager une telle structure juridique dans le cadre d’activités de faible ampleur. Elle détient des actifs d’autres entreprises et bénéficie d’avantages tels que l’accès facilité au financement pour se développer et accompagner ses filiales. Elle centralise la gestion de filiales et de participations détenues pour mettre en place une stratégie globale.
En résumé, la holding sera d’autant plus avantageuse pour un projet d’ampleur, si vous envisagez d’acquérir des entreprises et de fluidifier la gestion globale.
Motivation uniquement fiscale
Les avantages fiscaux ne peuvent à eux seuls motiver la création d’un holding. En effet, en vous concentrant sur cet aspect uniquement, vous pourriez commettre des erreurs et faire l’objet d’un redressement fiscal. Par exemple, si vous avez monté un holding active ou animatrice et que l’administration fiscale s’aperçoit que vous n’avez pas d’activité économique réelle, elle peut envisager la requalification en holding passive et vous sanctionner financièrement.
En clair, la mise en place d’une holding peut se faire en gardant à l’esprit la possibilité d’optimisation fiscale tout en visant d’autres objectifs : centralisation du patrimoine, transmission facilitée, etc.
Bon à savoir : la proposition de directive 2021/0434 dite « ATAD 3 » ou « Unshell Directive » publiée le 22 décembre 2021 a finalement été abandonnée. L’objectif était de lutter contre les holdings sans activité économique réelle considérées comme des « sociétés écran ».
Revenus et actifs localisés dans un autre pays
La holding étrangère représente un risque majeur, notamment sur le plan fiscal. Elle nécessite l’accompagnement d’un expert capable de maîtriser parfaitement les mécanismes fiscaux du pays cible pour éviter des sanctions. En effet, même dans le cadre d’une convention bilatérale, vous n’échappez pas à l’impôt, vous êtes simplement protégé contre la double imposition.
Créer une holding à l’étranger impose également une parfaite connaissance de la situation économique et politique pour anticiper les défaillances et prendre des décisions éclairées quant à la gestion des titres des filiales.
Par ailleurs, le PLF 2026(Projet de loi de finances), introduit une taxe sur les holdings, qu’elles soient françaises ou étrangères, dès lors qu’elles sont contrôlées par un résident fiscal français. Cette mesure, si elle entrait en vigueur, limiterait l’intérêt des holdings dont les revenus et actifs sont situés à l’étranger.
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