- Il est possible de devenir généalogiste sans diplôme, même si une formation en histoire ou en droit est conseillée, notamment pour un généalogiste successoral ;
- La profession de généalogiste successoral n’est pas réglementée, mais elle est encadrée par le Code civil et le Code de la consommation ;
- Vous pouvez exercer en tant que généalogiste familial ou généalogiste successoral ;
- EI, EURL, SASU, SARL ou SAS, choisissez le statut juridique le mieux adapté à vos objectifs (fiscalité, protection sociale, activité avec ou sans associés, etc.).
L’histoire des familles ou la généalogie successorale vous passionne ? Cela peut être une idée pour créer votre entreprise. Il est tout à fait possible de devenir généalogiste sans diplôme, même si une formation en histoire ou en droit se révèle nécessaire selon l’activité pratiquée. Pour vous lancer dans la vie active ou dans le cadre d’une reconversion professionnelle, découvrez comment créer votre structure et quel statut juridique choisir, mais aussi vos obligations en tant que généalogiste professionnel.

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Comment devenir généalogiste sans diplôme ?
Généalogiste familial ou successoral ?
Avant d’aller un peu plus loin sur la formation et les compétences pour devenir généalogiste, prenons un instant pour évoquer les deux catégories de généalogistes.
Le généalogiste familial
Cette personne est contactée par les familles à la recherche de leur histoire. Il retrace la généalogie d’une lignée pour retrouver les ancêtres, leurs lieux de vie, etc. La généalogie familiale est une activité pratiquée par certaines personnes à titre de loisir. Elles font appel à un généalogiste professionnel lorsqu’elles ne parviennent pas à compléter leur arbre généalogique.
Le généalogiste successoral
L’activité de généalogiste successoral est bien différente. Cette fois, il s’agit d’experts auxquels font appel les avocats, les notaires, les administrations publiques, etc., afin de retrouver des héritiers potentiels lorsqu’un défunt ne laisse pas de testament clair pour les identifier. Ils interviennent également dans le cadre de successions complexes avec des liens de parenté multiples. Leur objectif est d’assurer la répartition des biens d’une succession.
Les compétences clés à développer rapidement
Pour exercer la profession de généalogiste, vous aurez besoin de développer des compétences spécifiques :
- être rigoureux et méthodique pour effectuer des recherches, analyser des documents et élaborer des arbres généalogiques ou retrouver des héritiers selon la spécialité choisie ;
- être persévérant pour retrouver les personnes recherchées dans le cadre d’une succession, certaines d’entre elles laissant peu de traces, même à l’heure du digital ;
- être à l’écoute pour recueillir toutes les informations nécessaires à la recherche des héritiers ou des ancêtres ;
- avoir de bonnes qualités rédactionnelles pour rédiger des rapports de recherche ;
- maîtriser a minima l’anglais pour effectuer des recherches à l’étranger.
Les formations et ressources accessibles
Le métier de généalogiste n’est pas réglementé. Aucun diplôme n’est obligatoire pour l’exercer. Cependant, cette profession très exigeante nécessite de suivre une formation pour acquérir des compétences indispensables.
Généralement les généalogistes ont une formation en droit ou en histoire. Ils peuvent se spécialiser avec un DU (diplôme universitaire) en histoire et généalogie de la famille, voire en archivistique ou avec une licence professionnelle. Une formation linguistique peut également se révéler très utile. Les généalogistes sont parfois amenés à se déplacer à l’étranger pour retrouver les personnes recherchées.
L’importance du portfolio et des témoignages clients
Au-delà d’une formation spécifique, les clients des généalogistes vont rechercher la preuve de la capacité de ce professionnel à atteindre son objectif. Vous constituer un portfolio est un axe intéressant pour démontrer votre expertise et la complexité des recherches effectuées. Naturellement, les avis des clients restent la meilleure preuve de vos compétences, n’hésitez pas à en demander après chaque mission.
Comment structurer son offre et fixer ses tarifs ?
Définir son modèle d’intervention
Lancer son activité et devenir généalogiste indépendant nécessite de définir une offre. S’il est possible de facturer au temps passé, cela reste flou pour les clients. Mieux vaut établir des forfaits avec, par exemple, un tarif pour un arbre généalogique de 4 générations, un tarif plus élevé pour un arbre avec 5 générations, etc.
Fixer des tarifs compétitifs et adaptés au marché
La rémunération d’un généalogiste successoral est définie selon le montant de l’héritage. Cet expert se rémunère en fixant un pourcentage de la part nette de l’héritier. Ce pourcentage est plus ou moins élevé selon le professionnel, certains prennent 10 à 15 %, voire plus. Plus vous aurez d’expérience et de renommée, plus vous pourrez fixer des tarifs élevés. Au début de votre activité, il est préférable de vous aligner sur la moyenne basse des tarifs de vos concurrents pour vous faire connaître et nouer des partenariats avec les notaires notamment.
Démarches juridiques et administratives pour lancer une entreprise de généalogie
Choix du statut et obligations légales
Si certains envisagent de se lancer en généalogie en tant que salariés dans un cabinet de généalogie, chez un notaire ou dans un service d’archives, d’autres préfèrent devenir indépendants et créer leur entreprise. Cela leur permet d’exercer librement leur activité et de choisir leurs clients et missions. Dans ce cas, différentes solutions leur sont offertes, ce qui va impacter les démarches de création d’entreprise.
L’entreprise individuelle pour devenir généalogiste
La première solution qui peut se révéler parfaite pour se lancer et vivre de votre passion pour la généalogie est l’entreprise individuelle. C’est une structure simple puisqu’il suffit de vous enregistrer sur le guichet unique de formalité des entreprises de l’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle) en ligne.
Exercer en tant que généalogiste en EURL ou en SASU
Vous cherchez une forme de société plus complète permettant notamment de choisir entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés ? Vous souhaitez devenir généalogiste successoral ou familial seul ? L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou la société par actions simplifiée unipersonnelle sont des solutions pertinentes.
Si vous cherchez la meilleure protection sociale, sachez qu’en SASU le président est assimilé salarié. Il est affilié au régime général de Sécurité sociale. En contrepartie, ses charges sont plus élevées, c’est un élément important à considérer au moment du choix du statut juridique.
Cette fois, la création d’entreprise est plus simple, vous devrez suivre ces étapes :
- rédaction des statuts définissant le mode de gestion de votre entreprise. Notez que celle-ci est bien plus encadrée pour une EURL que pour une SASU ;
- dépôt du capital social et ouverture d’un compte bancaire ;
- dépôt d’une annonce dans un journal d’annonces légales pour informer de la création de votre entreprise de généalogie ;
- enregistrement en ligne sur le guichet unique de formalités des entreprises de l’INPI.
Bon à savoir : pour devenir généalogiste, créer une entreprise de service à la personne ou ouvrir une société de nettoyage, toutes ces étapes restent indispensables. Vous avez besoin d’un accompagnement ? Indy vous accompagne dans la création de votre entreprise et vous propose un logiciel de comptabilité complet, simple et intuitif à moindre coût.
Créer une SARL ou une SAS pour pratiquer la généalogie
Vous cherchez un statut juridique permettant d’exercer ce métier avec un ou plusieurs associés ? La société à responsabilité limitée et la société par actions simplifiée imposent a minima deux associés.
Leur fonctionnement et les démarches de création sont similaires à ceux d’une EURL ou d’une SASU. Vous pouvez choisir entre l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu sous certaines conditions et vous verser des dividendes au-delà de votre rémunération classique.
Les obligations du généalogiste
Le généalogiste successoral doit disposer d’un mandat de représentation délivré par la famille, un notaire, une mairie, etc.
Par ailleurs, selon la charte déontologique des Généalogistes de France, le généalogiste professionnel doit présenter un devis à son client et établir un contrat indiquant clairement la nature de la prestation, le délai de réalisation et le tarif pratiqué.
Le métier de généalogiste successoral est encadré notamment par :
- l’article 36 de la loi n°2006-728 du 23 juin 2006 portant réforme des successions et des libertés ;
- les articles 9 et suivants du Code civil et 378 du Code pénal pour le respect de la vie privée ;
- les articles L121-23 et suivants du Code de la consommation concernant le démarchage à domicile.
Bon à savoir : il est possible de faire une demande de carte professionnelle pour les généalogistes successoraux, mais cela n’est en rien une obligation. Cette carte n’est pas remise par l’administration publique, mais par des syndicats ou des associations de généalogistes à l’image des Généalogistes de France.
Assurance professionnelle et responsabilité
Toujours selon la charte de déontologie des Généalogistes de France, le généalogiste est tenu de souscrire un contrat d’assurance responsabilité civile professionnelle. Cela vous permet d’être couvert en cas de dommages causés dans le cadre de votre activité professionnelle.
Cette assurance couvre notamment :
- l’omission ou l’inexactitude ;
- le retard dans l’exécution de la prestation ;
- la perte de données ;
- le manquement aux obligations d’information.
Cette assurance peut être complétée par une garantie perte d’exploitation ou encore une garantie défense et recours indispensable en cas de litige avec un client ou un mandataire.
Protéger ses données et respecter les règles de confidentialité
Selon la charte déontologique des Généalogistes de France, tout généalogiste professionnel doit respecter les dispositions :
- du Règlement Général à la Protection des Données (RGPD) ;
- de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
- de la loi n°2018-493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles.
En clair, tout généalogiste doit mettre en œuvre des solutions pour protéger les données confidentielles de ses clients en ne divulguant aucune information et en stockant ces données sur des supports sécurisés.
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