- Une sage-femme peut exercer en tant que salariée ou choisir de devenir sage-femme libérale ;
- Pour devenir sage-femme, il faut a minima avoir le bac et suivre une formation de 6 ans post-bac ;
- Les sages-femmes, avant de lancer leur entreprise, doivent s’inscrire à l’Ordre des sages-femmes ;
- Elles doivent être enregistrées auprès de l’Assurance Maladie pour permettre à leurs patientes d’obtenir un remboursement.
La sage-femme peut pratiquer son métier en tant que salariée ou en tant qu’indépendante. Si vous aimez le contact humain, la relation privilégiée avec les femmes enceintes et que vous cherchez des idées pour créer une entreprise dans le médical, vous installer en tant que sage-femme est à envisager pour vous épanouir pleinement. Pour cela, vous devrez suivre des études spécifiques (il n’est pas possible de devenir sage-femme sans bac) et choisir le meilleur statut juridique pour exercer votre activité libérale.

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Qu’est-ce que le métier de sage-femme aujourd’hui ?
Les missions et responsabilités d’une sage-femme
La sage-femme est amenée à accomplir différentes missions avant, pendant et après l’accouchement. Mais en réalité, son champ d’action est plus large.
La grossesse et l’accouchement
La sage-femme a pour mission d’accompagner la future maman via une surveillance et un suivi médical durant la grossesse. Cela passe par de la prévention, par la réalisation d’échographies ou encore par les séances de préparation à l’accouchement et à la parentalité. Elle intervient également durant l’accouchement et veille à son bon déroulement. Enfin, elle peut prendre en charge la rééducation périnéale suite à l’accouchement.
La gynécologie de prévention
La sage-femme n’intervient pas uniquement auprès des femmes enceintes. Elle peut assurer un suivi gynécologique pour toutes les femmes tout au long de leur vie. Son statut lui permet ainsi de réaliser des échographies, des examens réguliers, des frottis, etc.
L’orthogénie
Il s’agit de la science des moyens de contraception et des méthodes d’interruption volontaire de grossesse (IVG). En clair, la sage-femme peut donner à ses patientes des moyens de contraception adaptés à leur besoin, mais aussi pratiquer des IVG par voie médicamenteuse ou par voie instrumentale.
Vaccination
Les sages-femmes sont habilitées à vacciner toute personne dans le cadre du calendrier vaccinal ou à administrer un vaccin contre la grippe saisonnière notamment.
Procréation médicale assistée (PMA)
Les sages-femmes peuvent participer aux activités d’assistance médicale à la procréation dans un cadre extrêmement réglementé selon les articles D.4151-20 à 24 du Code de la santé publique.
Lutte contre les violences
Enfin, selon l’Ordre des sages-femmes, ces professionnels sont amenés, dans la cadre de l’exercice de leur activité, à prévenir et à constater les violences faites aux femmes et à orienter les patientes vers les bons interlocuteurs pour bénéficier d’une prise en charge.
Les compétences essentielles pour exercer
Vous l’aurez compris, la sage-femme doit développer des compétences médicales au cours de sa formation pour suivre les femmes tout au long de leur vie. Ces compétences spécifiques doivent être assorties d’un certain nombre de qualités pour exercer :
- empathie ;
- écoute ;
- réactivité ;
- pédagogie ;
- résistance au stress ;
- rigueur et sens des responsabilités.
La réalité du statut et des conditions de travail
Le métier de sage-femme est complet et complexe et nécessite une grande capacité d’adaptation, mais aussi une bonne résistance physique pour faire face aux éventuelles urgences gynécologiques. En effet, au-delà des consultations classiques, elles sont amenées à intervenir à tout moment lorsque la maman est sur le point d’accoucher.
Peut-on devenir sage-femme sans avoir le bac ?
Les diplômes et critères d’accès obligatoires au métier de sage-femme
Pour exercer le métier de sage-femme, il est nécessaire d’obtenir le baccalauréat puis de suivre une formation de 6 ans.
Le PASS et la LAS
Suite à l’obtention de votre bac, vous disposez de deux choix :
- le parcours d’accès spécifique santé (PASS) avec une majeure santé et une mineure dans une autre discipline ;
- la licence accès santé (LAS) avec une majeure de type chimie, biologie ou droit et une mineure santé.
L’école de sage-femme
Au terme de cette première année, lorsque vous réussissez la sélection, vous pouvez intégrer une école de sage-femme durant 5 ans pour y suivre le cursus de maïeutique décomposé comme suit :
- un premier cycle de 3 ans pour apprendre les bases des sciences médicales nécessaires à la pratique du métier de sage-femme (anatomie, obstétrique, gynécologie, etc.). L’objectif est ici d’obtenir un DFGSMa (diplôme de formation générale en science maïeutique). Les étudiants effectuent des stages courts sur une trentaine de semaines au total ;
- un second cycle de 2 ans entre théorie et pratique pour mieux maîtriser les différentes pathologies et effectuer des diagnostics. Cette formation intègre également des modules sur la contraception ou l’échographie. Les étudiants effectuent de nombreux stages en hôpital, dans des cabinets libéraux ou dans des centres de santé. Au terme de cette formation, ils obtiennent le diplôme d’État (DE) de sage-femme.
Les alternatives possibles pour contourner le parcours classique
Il n’existe pas d’alternative à la formation de sage-femme qui doit se dérouler sur 5 années. En revanche, si vous exercez déjà un métier dans le secteur de la santé et que vous envisagez une reconversion, certains diplômes permettent de rejoindre directement l’école de sage-femme (diplôme d’État de docteur en médecine, diplôme de niveau master ou doctorat, etc.).
Comment se reconvertir vers un métier proche de la sage-femme ?
Les métiers du bien-être et de la périnatalité accessibles sans bac
Certains métiers permettent d’exercer un rôle de soutien sans pour autant devenir sage-femme et suivre les études obligatoires.
C’est le cas notamment des :
- auxiliaires de puériculture en maternité ;
- des assistants maternels agréés ;
- des éducateurs jeunes enfants.
Se former en accompagnement à la maternité ou en doula
Deux autres métiers sont à envisager si vous n’obtenez pas le diplôme de sage-femme :
- accompagnant postnatal ;
- doula.
Devenir accompagnant postnatal
Ce professionnel intervient après la naissance de l’enfant. Son rôle est d’offrir un accompagnement aux nouveaux parents pour les soutenir sur les plans émotionnel et logistique. L’objectif est de soulager les parents pour qu’ils puissent se concentrer sur leur nouveau rôle. Concrètement, elles peuvent les accompagner dans la gestion des tâches quotidiennes ou encore les aider à prévenir l’isolement et la dépression postnatale.
Devenir doula
La doula a un rôle différent. Elle offre elle aussi un soutien non médical qui commence durant la grossesse. Elle les aide à se préparer mentalement et physiquement à devenir parents, leur apprend des techniques de relaxation et gère leurs craintes pour accueillir le bébé dans les meilleures conditions. Elle peut être présente durant l’accouchement pour améliorer l’expérience, notamment via des massages ou de la relaxation. Elle reste présente après l’accouchement au même titre que l’accompagnant postnatal.
Avantages et limites de ces professions
Ces professions non médicales offrent l’avantage d’être accessibles avec une formation plus courte avec des programmes intensifs de plusieurs mois. Elles permettent d’être aux côtés des parents et futurs parents à des moments clés de leur parcours. En revanche, les actions des doulas et autres accompagnants postnatals restent très limitées puisqu’aucun acte médical ne peut être réalisé.
Les démarches administratives pour lancer son activité dans le domaine de la maternité
Le choix du statut juridique
La plupart des sages-femmes travaillent dans des hôpitaux et des cliniques et sont salariées. Si vous préférez créer votre entreprise de sage-femme et exercer à titre libéral, différentes options vous sont offertes :
- l’entreprise individuelle (EI) ;
- l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ;
- la société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) ;
- la société d’exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) ;
- la société d’exercice libéral par actions simplifiée unipersonnelle (SELASU) ;
- la société d’exercice libéral à forme anonyme (SELAFA) ;
- la société civile de moyens (SCM).
Les démarches légales obligatoires
S’inscrire à l’Ordre des sages-femmes
En premier lieu, pour devenir sage-femme, vous êtes dans l’obligation de vous inscrire à l’Ordre des sages-femmes. Il référence tous les professionnels de votre secteur, se charge de défendre vos intérêts et de vous aider à vous installer.
Pour vous inscrire, il vous suffit de faire une demande auprès de l’Ordre des sages-femmes en joignant la déclaration d’installation libérale si vous choisissez d’exercer votre activité en tant qu’indépendante.
Envoyez votre dossier :
- par courrier : 168 rue de Grenelle – 75007 PARIS ;
- ou par e-mail : [email protected].
S’affilier à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM)
Vous exercez une profession de santé et êtes reconnue par la Sécurité sociale. À ce titre, vos patientes peuvent obtenir un remboursement. Cela nécessite en amont de vous enregistrer.
Ouvrir un compte bancaire
Ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité est obligatoire pour toute entreprise réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 000 €. En revanche, pour les entreprises individuelles, il n’est pas obligatoire d’ouvrir un « compte professionnel ». Il peut s’agir d’un compte bancaire classique.
Immatriculer votre entreprise
Vous avez effectué toutes les démarches officielles liées à votre profession et avez ouvert un compte bancaire, il ne vous reste plus qu’à effectuer les démarches pour ouvrir votre entreprise comme ce serait le cas si vous aviez choisi d‘ouvrir une micro-crèche, d‘ouvrir une entreprise de service à la personne ou encore d’ouvrir une conciergerie.
Ici, deux options s’offrent à vous :
- la création d’une entreprise individuelle, une solution simple puisqu’il vous suffit de vous inscrire sur le guichet unique de formalités des entreprises de l’INPI ;
- la création d’une société, auquel cas les démarches sont plus complexes.
Pour créer une société d’exercice libéral, les étapes sont les suivantes :
- déposez votre capital social ;
- rédigez les statuts ;
- publiez une annonce dans un Journal d’annonces légales ;
- inscrivez-vous via le guichet unique.
Vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l’entrepreneuriat ? Que vous souhaitiez ouvrir une entreprise de prestation de service ou devenir paysagiste, posez toutes vos questions en commentaire ou contactez nos spécialistes.
