Portage salarial vs Freelance, quel statut choisir ?

Vous souhaitez vous lancer à votre compte, mais aimeriez tester votre projet avant de sauter dans le grand bain ? Le portage salarial est peut-être la solution ! Ce dernier, tout comme le statut de freelance, permettra de jouir d'une parfaite autonomie, tout en bénéficiant des avantages procurés par le statut de salarié. Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi opter pour ce statut ? Nous vous expliquons tout !

Portage salarial vs Freelance, quel statut choisir ?

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Qu’est-ce que le portage salarial ?

Définition

Le portage salarial est un statut « hybride ».  Ce dernier se situe entre le travail indépendant et le salariat. Il s’agit d’une alternative au freelancing. Ici, la relation est tripartite, entre le salarié porté, l’entreprise de portage et la société cliente. Le salarié porté travaille pour le compte de la société portage et signe un contrat de prestation avec une entreprise cliente afin d’effectuer une mission donnée.

En optant pour le portage salarial, vous êtes lié à l’entreprise de portage par un contrat de travail. Ce contrat vous donne accès à tous les avantages du salariat. Bien qu’il y ait un lien de subordination entre le salarié et l’entreprise de portage, du fait de ce contrat, le salarié porté conserve une parfaite autonomie dans le choix de ses missions. Ce dernier est également libre de fixer son Taux Journalier Moyen (TJM).

De son côté, la société de portage prend en charge la totalité de la gestion administrative et financière. C’est cette dernière qui établit les devis, qui assure la facturation, et effectue les déclarations administratives. En contrepartie de ces tâches, elle prélèvera des frais de gestion sur votre chiffre d’affaires.

Enfin, une fois la mission effectuée, l’entreprise cliente paiera directement la société de portage. Cette dernière reversera alors les montants sous la forme d’un salaire mensuel. De nombreux simulateurs sont disponibles sur internet, vous permettant d’effectuer une simulation de votre salaire net 🤓

Pour tout savoir sur ce qu’implique le portage salarial pour le salarié, l’entreprise de portage et l’entreprise cliente, c’est par 👉 ici 👈

Le portage salarial, pour qui ?

Pour devenir salarié porté, vous devez :

  • Avoir une rémunération mensuelle minimale brute supérieure à 2 517,13 €. Ce salaire minimum intègre le salaire de base, les indemnités de congés payés et la prime d’apport d’affaires de 5 %. Elle comprend également une réserve financière pour financer les périodes entre les missions ;
  • Exercer un métier de prestation intellectuelle. Les professions réglementées et les personnes exerçant une activité de service à la personne sont exclues du dispositif ;
  • Posséder une qualification professionnelle équivalente à un bac +2 ou jouir de 3 ans d’expérience dans le même secteur d’activité.

Parmi les métiers les plus représentés, nous retrouvons notamment :

  • Les chargés de recrutement ;
  • Les consultants informatique ;
  • Les chefs de projets…

Le portage salarial s’adresse à n’importe qui. Ainsi, les jeunes diplomés, les retraités ou encore les entrepreneurs voulant tester leurs activités pourront y trouver leur compte.

Les avantages

La protection

Le portage salarial, est une option intéressante si vous souhaitez travailler en parfaite autonomie, tout en bénéficiant d’une protection efficace. Bien que relativement indépendant dans sa façon de travailler, le salarié porté dispose du statut de salarié ainsi que toutes les protections qui l’accompagnent. Ainsi, le portage salarial permettra de bénéficier d’une couverture complète, incluant :

  • Une prévoyance ;
  • Une assurance maladie ;
  • Une assurance chômage ;
  • Une mutuelle ;
  • Vous cotisez au CPF, offrant le droit à la formation ;
  • Vous cotisez également pour votre retraite ;
  • En tant que salarié, vous bénéficierez de congés payés.

Une grande autonomie

Même si vous disposez du statut de salarié, vous bénéficiez tout de même d’une parfaite autonomie dans l’exercice de vos fonctions. La société de portage n’interfère à aucun moment dans le choix de vos missions. Cette dernière se contente en effet d’assurer la facturation et l’encaissement, et vous versera votre rémunération mensuelle. Elle pourra tout de même vous épauler au besoin lorsqu’il s’agit de trouver des missions.

Les formalités administratives

Ici, il ne sera pas nécessaire de lancer votre entreprise, ainsi, vous n’aurez pas à effectuer aucune démarche de création. De plus, en tant que salarié porté, vous n’aurez pas à effectuer les déclarations incombant aux travailleurs indépendants. Ainsi, vous n’aurez pas à déclarer vos bénéfices, vos dépenses ou encore votre TVA.

Les inconvénients

Bien que le portage salarial présente de nombreux avantages, ce dernier a tout de même des inconvénients non-négligeables.

Les coûts

En portage salarial, vous devrez vous acquitter de frais de portage. En effet, les sociétés de portage prélèvent des frais de gestion sur la rémunération. Ces frais varient généralement de 3% à 15%. A ces montant s’ajoute le paiement de charges sociales et fiscales. Les cotisations sociales s’élèvent en moyenne à 45% du chiffre d’affaires.

Le portage salarial ne s’adresse pas à tous les travailleurs

Le dispositif exclu les professions réglementées. Ainsi, un expert-comptable, un architecte, ou encore un notaire, ne pourra être salarié porté. Aussi, ce statut ne sera malheureusement pas vraiment adapté aux activités commerciales et artisanales.

Comment devenir salarié en portage salarial ?

Etape 1 : trouver une entreprise de portage salarial

Dans un premier temps, il vous faudra rechercher une entreprise de portage salarial. Contactez les entreprises réputées afin d’en savoir plus sur leurs conditions d’accès, les services et les secteurs d’activités qu’elles couvrent. Vous pourrez ensuite leur présenter votre activité, vos tarifs, et tous les éléments nécessaires.

Etape 2 : signature du contrat de portage

Une fois l’entreprise trouvée, il vous faudra signer un contrat avec cette dernière. Ce dernier précisera les conditions de collaboration, la rémunération ainsi que les frais de gestion, les responsabilités… Ce dernier équivaut à un contrat de travail.

Etape 3 : c’est le moment d’exercer votre activité !

C’est à vous de trouver vos clients et de négocier les conditions d’exécution de la mission ainsi que votre rémunération. Une fois votre client trouvé, il sera nécessaire de signer un contrat de mission, au plus tard dans les 2 jours qui suivent le début de votre mission. Ce dernier fixera le cadre de votre prestation.

Etape 4 : facturation

Une fois la mission effectuée, c’est l’entreprise de portage qui facture le client. Elle reversera ensuite la rémunération imputée des frais de gestion.

le statut de freelance, qu'est-ce que c'est ?

Le statut de freelance, qu’est-ce que c’est ?

Définition

Le terme freelance est un anglicisme désignant le travailleur indépendant en opposition avec le salarié sous contrat. Le freelance exerce une activité pour son propre compte, sans aucun contrat de travail ni lien de subordination. Ce dernier bénéficie d’une autonomie totale, dans la fixation de sa rémunération, dans le choix de ses missions, son lieu de travail…

Ce statut est compatible avec un très grand nombre de métiers. En effet, il n’existe pas de conditions spécifiques pour devenir freelance. Un freelance pourra également avoir une profession réglementée, à condition de respecter les obligations incombant à son activité.

Le statut de freelance, n’est pas un statut juridique à proprement parler. En effet, un freelance est dans l’obligation de choisir un statut juridique lorsqu’il se lance à son compte.

Un freelance peut-être :

  • En Micro-Entreprise (également appelée auto-entreprise) ;
  • Entreprise-individuelle (EI) ;
  • Société (SASU ou EURL).

Chaque statut présente des avantages qui lui sont propres. Pour en savoir plus sur les statuts juridiques disponibles en freelance, cliquez juste 👉 ici 👈.

Les avantages du freelancing

Une parfaite autonomie

Etre freelance, c’est avant tout travailler pour soi, et non plus pour un patron. Ici, vous décidez de tout. De votre façon de vous organisez, à vos missions en passant par vos salaires, vous êtes le seul maitre à bord de votre entreprise !

Divers statuts pour répondre à vos besoins

Comme indiqué plus haut, il existe divers statuts juridiques pour se lancer à son compte. Ces dernières ont tous des spécificités qui leurs sont propres. Vous pourrez alors, choisir le statut qui correspond au mieux à vos besoins.

Les inconvénients

Des revenus parfois irréguliers et non garantis

L’entreprenariat est très souvent synonyme d’instabilité financière. Votre rémunération est intrinsèquement liées à vos missions. Ainsi, en cas de période creuse, vous gagnerez moins d’argent.

Une charge mentale et des obligations plus importantes

Développer sa propre activité est loin d’être un long fleuve tranquille. Il n’est pas rare de ressentir du stress et de se sentir surmené lorsqu’on travaille à son compte. Ce sentiment pourra être intensifié par le fait que vous devrez également remplir un certain nombre d’obligations qui différeront en fonction de votre statut juridique.

Une protection moins avantageuse que le salariat

La couverture sociale de l’indépendant est moins complète que celle du salarié. Ce dernier ne dispose pas non plus de congés payés.

Droit à la formation

Contrairement au salarié porté, le travailleur indépendant, ne bénéficiera pas du droit à la formation.

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Statut de freelance vs portage salarial, notre comparaison

La gestion administrative

En tant que salarié de l’entreprise de portage salarial, le salarié porté n’a pas à effectuer la comptabilité de cette dernière ni de déclaration. La société de portage s’occupe de tout.

Au contraire, l’entrepreneur individuel est soumis à des obligations déclaratives qui varient en fonction de son statut juridique. Une auto-entreprise sera soumise à des obligations simplifiées, alors que la société devra fournir un plus grand nombre de déclarations.

Le travailleur indépendant devra également créer une entreprise. Ici aussi, les démarches de création sont simplifiées au maximum dans le cadre d’une micro-entreprise, elles seront néanmoins bien plus complexes si vous souhaitez créer une EURL ou une SASU.

Ainsi, si vous souhaitez vous consacrer à 100% à votre travail, le portage peut s’avérer particulièrement intéressant.

La retraite

Si vous êtes travailleur indépendant en SASU ou en EURL, et que vous ne vous versez aucun salaire, vous ne débloquez aucun droit à la retraite. Si vous vous versez un salaire, vous bénéficierez des mêmes conditions qu’un salarié porté (retraite de base + retraite complémentaire du privé).

Les freelances en entreprise individuelle ou en micro-entreprise pourront quant à eux bénéficier de la retraite de base et de la retraite complémentaire des freelances. Cette dernière est généralement moins avantageuse que celle du privé.

Le droit au chômage

En tant que salarié porté vous bénéficiez des mêmes droits à l’assurance chômage que les salariés traditionnels. Ainsi, si vous perdez votre emploi, vous pouvez bénéficier des allocations chômage (sous réserve des conditions d’éligibilité fixées).

Les freelances, ne bénéficient quant à eux pas des mêmes droits. En cas de perte d’activité, ils peuvent bénéficier depuis le 2019 de l’ATI, l’allocation des travailleurs indépendants.

Pour bénéficier de l’allocation, vous devez respecter les conditions suivantes :

  1. Justifier d’une activité non salariée sur une période minimum et continue de 2 ans au sein d’une seule et même entreprise ;
  2. Justifier de revenus annuels d’activité égaux ou supérieurs ou à 10 000 € en moyenne sur les deux années précédant la cessation ;
  3. Disposer de ressources personnelles inférieures au RSA, qui s’élève à 564,78 € par mois pour une personne seule ;
  4. S’inscrire comme demandeur d’emploi auprès de France Travail (anciennement Pôle Emploi) dans un délai de 12 mois à partir de la fermeture de l’entreprise ;
  5. Être en recherche effective d’un emploi.

Le coût

Comme indiqué plus haut, en portage salarial, vous devrez vous acquitter de frais de portage. Les sociétés de portage prélèvent des frais de gestion sur la rémunération. Ces frais varient généralement de 3% à 15%. A ces frais s’ajout le paiement de charges sociales et fiscales. Les cotisations sociales s’élèvent en moyenne à 45% du chiffre d’affaires.

Côté freelance, les coûts varient d’un statut à l’autre.

  • Les coûts les plus importants pour l’auto-entrepreneurs, seront les charges sociales qui s’élèvent à 23% du chiffre d’affaires. Ce statut est donc peu cher ;
  • En entreprise individuelle, l’entrepreneur devra s’acquitter de cotisations à hauteur de 45% de leur rémunération ;
  • En EURL et en SASU, les indépendants doivent s’acquitter des cotisations sur leur salaire (de près de 65%) et sur les dividendes qu’ils se versent.

tableau comparatif

Pour conclure, bien que différents sur de nombreux points, portage salarial et freelancing ont quelques similitudes. Ces derniers permettent tout deux de bénéficier d’une grande autonomie dans la gestion des missions et de fixer un revenu journalier en toute liberté. Le choix entre ces deux statuts dépendra ainsi de votre goût du risque, mais également de votre volonté à ne dépendre d’aucun patron.

Vous avez la moindre interrogation au sujet du portage salarial ou du statut de freelance ? Notre espace commentaire est ouvert. Laissez-nous un petit message, nous nous ferons un réel plaisir de vous éclairer ! 💡

FAQ : questions fréquentes

Quel métier peut-on exercer en portage salarial ?

Le portage salarial est souvent privilégié pour des professions à caractère intellectuel ou des activités de services. Parmi les métiers les plus courants, nous retrouvons notamment les consultants, les formateurs ou encore les ingénieurs.

Notez que les professions réglementées et les personnes exerçant une activité de service à la personne sont exclues du dispositif.

Comment se rémunère le freelance ?

Contrairement au salarié qui reçoit sa rémunération tous les mois, le freelance est généralement payé après chacune de ses missions. L’indépendant reçoit un revenu suite à son activité, il ne pourra néanmoins pas se verser la totalité de la somme. En effet, le bénéfice distribuable dépendra du statut choisi lors de la création de l’entreprise, et ainsi des charges qu’il devra payer. Enfin, l’indépendant fixe son Taux Journalier Moyen (connu sous le sigle TJM), et en fonction de ce dernier, établit une facture à destination de son client.

Comment trouver des missions en freelance ?

Face à l’émergence du statut de freelance, de nombreuses plateformes dédiées aux missions freelances ont vu le jour. Il s’agit là d’un des moyens les plus rapides d’obtenir de nouvelles missions. Ici, il suffit généralement de vous inscrire sur la plateforme et de créer votre profil. Vous pourrez ensuite naviguer sur les diverses missions proposées par les entreprises. Les réseaux sociaux, tels que LinkedIn ou encore Instagram, peuvent également permettre de vous faire connaître.

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par Julie Pay Vargas

Julie est rédactrice de contenu chez Indy. Spécialiste des entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, elle partage toutes ses connaissances afin de rendre la comptabilité accessible à tous !