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Logiciel anti-fraude TVA : tout ce qu’il faut savoir pour être en conformité

En résumé

  • Obligation légale depuis 2018 : toute entreprise assujettie à la TVA qui enregistre des paiements de clients particuliers doit utiliser un logiciel conforme à la loi anti-fraude à la TVA (article 286 du CGI) ;
  • Les quatre critères ISCA : le logiciel doit garantir l’Inaltérabilité, la Sécurisation, la Conservation et l’Archivage des données comptables ;
  • Certification obligatoire dès septembre 2026 : l’auto-attestation disparaît. Un organisme accrédité (comme INFOCERT) devra certifier votre logiciel à partir du 1er septembre 2026 ;
  • Une amende de 7 500 € par logiciel non conforme peut être appliquée, avec un délai de 60 jours pour se régulariser en cas de contrôle fiscal.

Depuis le 1er janvier 2018, la législation française impose à toutes les entreprises assujetties à la TVA qui facturent des particuliers d’utiliser un outil de facturation certifié conforme. Et cette obligation, loin de se relâcher, se renforce encore en 2026 avec l’arrivée de la facturation électronique obligatoire. Avant de vous lancer dans un comparatif de logiciels de comptabilité pour trouver la solution idéale, il est indispensable de comprendre ce que la loi exige précisément de votre logiciel et ce que vous risquez si vous n’êtes pas en règle. Dans cet article, découvrez tout ce que vous devez savoir à ce sujet !

Logiciel anti-fraude TVA : tout ce qu’il faut savoir pour être en conformité

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Qu’est-ce que la loi anti-fraude TVA et quelles sont vos obligations ?

Pourquoi cette loi a-t-elle été mise en place ?

La fraude à la TVA représentait 20,9 milliards d’euros en France en 2019 et constitue 80 % des dossiers de fraude fiscale portés au pénal. Face à ce fléau, l’administration fiscale a durci le cadre réglementaire via la loi de finances 2016, applicable dès le 1er janvier 2018.

L’objectif est clair : rendre impossible la dissimulation de recettes, notamment via la suppression ou la modification discrète de factures après leur émission.

L’article 286 du Code général des impôts (CGI) impose désormais à toute entreprise concernée d’utiliser un logiciel ou système de caisse répondant à quatre conditions fondamentales : l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données. Ces critères sont regroupés sous l’acronyme ISCA.

Qui est concerné par l’obligation de logiciel anti-fraude TVA ?

L’obligation s’applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA qui enregistrent des règlements de clients non assujettis (particuliers) au moyen d’un logiciel ou système de caisse. Concrètement, vous êtes concerné si :

  • Vous êtes assujetti à la TVA et vous facturez des particuliers (BtoC) ;
  • Vous utilisez un logiciel de caisse, de gestion ou de facturation pour encaisser des paiements ;
  • Vous exercez, quelle que soit la taille de votre structure (TPE, PME, indépendant, e-commerçant…).

❌ Vous n’êtes pas concerné si : vous bénéficiez de la franchise en base de TVA (comme la plupart des micro-entrepreneurs), si vous réalisez exclusivement des opérations exonérées de TVA, ou si vous travaillez uniquement en BtoB sans logiciel de caisse.

Quelles sanctions en cas de non-conformité ?

Les sanctions sont immédiates et significatives. En cas de contrôle de la DGFIP, l’entreprise utilisant un logiciel non conforme est passible d’une amende de 7 500 € par logiciel concerné.

Elle dispose ensuite de 60 jours pour se mettre en règle, sous peine d’une nouvelle amende du même montant, reconductible jusqu’à régularisation.

💡 À savior : en cas de production d’une fausse attestation, les peines sont encore plus lourdes : 45 000 € d’amende et jusqu’à 3 ans d’emprisonnement.

Quels sont les critères d’un logiciel anti-fraude TVA conforme ?

Les quatre exigences ISCA en détail

Un logiciel anti-fraude TVA doit impérativement répondre aux quatre critères ISCA pour être considéré comme conforme :

  • Inaltérabilité : une facture ou un enregistrement de paiement ne peut pas être modifié ou supprimé après validation. Toute correction doit laisser une trace (avoir, contre-passation) ;
  • Sécurisation : les données doivent être stockées dans un système protégé, chiffré et inviolable, empêchant tout accès non autorisé ou toute manipulation externe ;
  • Conservation : les données comptables et les justificatifs doivent être conservés pendant au moins 6 ans, voire 10 ans pour certains documents, afin de permettre un contrôle fiscal ;
  • Archivage : les données doivent être archivées dans un format lisible et exploitable par l’administration fiscale, avec un journal d’audit horodaté.

La certification NF525 : la référence du marché

La certification NF525, délivrée par des organismes accrédités comme INFOCERT, est la référence absolue pour prouver la conformité d’un logiciel. Elle atteste que l’outil remplit bien les critères ISCA et a été audité par un tiers indépendant.

📝 Important : jusqu’en 2025, une simple attestation fournie par l’éditeur du logiciel pouvait suffire. Mais la loi de finances pour 2025 a mis fin à cette possibilité : à compter du 1er septembre 2026, seule la certification par un organisme accrédité sera reconnue valable. Si votre logiciel actuel ne dispose que d’une auto-attestation éditeur, il est urgent d’anticiper cette transition.

Concrètement, lors de l’achat ou du renouvellement de votre logiciel, vérifiez systématiquement :

  • La présence du certificat NF525 ou d’une certification équivalente délivrée par un organisme accrédité ;
  • La date de validité de la certification ;
  • L’attestation formelle remise par l’éditeur, opposable en cas de contrôle fiscal.

🔎 Plus d’informations sur la certification NF525 sur le site www.infocert.org en cliquant ici.

Comment choisir le bon logiciel anti-fraude TVA selon votre profil ?

Quels critères évaluer au-delà de la conformité ?

La conformité à la loi anti-fraude TVA est un prérequis, pas un critère de différenciation. Une fois cette condition vérifiée, d’autres aspects sont déterminants pour faire le bon choix :

  • L’ergonomie et la prise en main : un outil intuitif limite les erreurs de saisie et favorise l’adoption par toute l’équipe ;
  • L’intégration comptable : votre logiciel doit idéalement se connecter à votre logiciel comptabilité professionnel pour éviter les ressaisies et assurer la cohérence des données ;
  • L’automatisation : la génération des mentions légales, le calcul automatique de la TVA, l’archivage conforme et la gestion du e-reporting doivent être intégrés nativement ;
  • La scalabilité : votre activité va évoluer. Choisissez une solution capable de s’adapter à votre croissance ;
  • Le support et les mises à jour réglementaires : la réglementation fiscale évolue régulièrement. Votre éditeur doit mettre à jour le logiciel en conséquence.

Les solutions adaptées selon votre activité

Pour les indépendants et freelances

Si vous exercez en tant que consultant, graphiste, développeur ou dans toute autre activité de prestation de services, vous avez besoin d’un outil léger et complet.

Un logiciel comptabilité freelance comme Indy est particulièrement adapté : il intègre la facturation électronique, le suivi de trésorerie, le compte professionnel et les déclarations fiscales en une seule interface. L’objectif est de vous éviter de jongler entre plusieurs outils.

Pour les commerçants et TPE/PME avec caisse physique

Les commerçants qui encaissent en boutique ont besoin d’un logiciel de facturation électronique doté d’une fonctionnalité de caisse certifiée.

Des solutions comme EBP, Sage ou Henrri proposent des modules dédiés, certifiés NF525, capables de gérer l’ensemble de la chaîne : de l’encaissement au ticket de caisse, jusqu’à la transmission des données comptables.

Pour les SCI et structures immobilières

La gestion d’une société civile immobilière nécessite une comptabilité spécifique : charges récupérables, loyers, TVA sur travaux, régime réel ou micro-foncier… Un logiciel de comptabilité pour SCI dédié vous permettra de suivre vos flux conformément aux obligations légales, tout en respectant les critères ISCA si vous encaissez des loyers de particuliers via un logiciel.

Pour les experts-comptables et cabinets

Les cabinets qui gèrent les comptes de leurs clients ont intérêt à utiliser un logiciel pour expert-comptable certifié conforme, qui leur permet d’assurer la mise en conformité anti-fraude TVA de l’ensemble de leur portefeuille client.

Des solutions comme Cegid ou Quadratus sont spécialement conçues pour les besoins des cabinets.

Pour les entreprises avec salariés

Si vous gérez une équipe, n’oubliez pas que votre logiciel de fiche de paie entre lui aussi dans l’écosystème de conformité fiscale de votre entreprise. Il doit être interconnecté avec votre solution comptable pour garantir une cohérence entre les charges sociales déclarées et vos flux financiers enregistrés.

Logiciel antifraud TVA

Quels sont les meilleurs logiciels anti-fraude TVA conformes en France ?

Les solutions incontournables du marché

Le marché français propose de nombreuses solutions conformes à la loi anti-fraude TVA. Voici un panorama des acteurs les plus reconnus :

  • Indy : solution tout-en-un pensée pour les indépendants et TPE, avec facturation conforme, comptabilité automatisée et déclarations fiscales intégrées ;
  • Sage : éditeur historique dont les solutions sont reconnues conformes à la loi anti-fraude TVA, adaptées aux PME et aux cabinets comptables ;
  • EBP : ses solutions Open Line sont certifiées conformes à la loi anti-fraude TVA. Idéales pour les artisans, commerçants et PME ;
  • Henrri : logiciel de facturation gratuit, attesté conforme, particulièrement apprécié des TPE et artisans ;
  • MY Facturation : solution spécialisée dans la facturation certifiée, accessible aux petites structures ;
  • Facture.net : option gratuite et conforme pour les entrepreneurs souhaitant une solution simple et rapide à prendre en main ;
  • Cegid / Quadratus : références pour les experts-comptables et les moyennes entreprises nécessitant une gestion avancée.

Ce qui change avec la facturation électronique obligatoire en 2026

La réforme de la facturation électronique ajoute une nouvelle couche d’obligations. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée (PA) comme Indy ou le portail public Chorus Pro. Les grandes entreprises et ETI devront également émettre leurs factures électroniquement dès cette date, tandis que les PME devront s’y conformer courant 2027.

⚠️ Attention : un PDF envoyé par e-mail ne sera plus considéré comme une facture électronique valide. Il faudra utiliser des formats structurés (Factur-X, UBL, CII) compatibles avec l’écosystème de facturation électronique. Les logiciels anti-fraude TVA conformes intègrent d’ores et déjà ces évolutions pour vous préparer à cette transition.

Comment se mettre en conformité concrètement ?

Les étapes pratiques pour régulariser votre situation

Si vous n’êtes pas encore certain d’utiliser un logiciel conforme, voici comment procéder méthodiquement :

  1. Vérifiez si vous êtes concerné : utilisez l’outil de diagnostic de la DGFIP sur impots.gouv.fr pour confirmer votre statut ;
  2. Auditez votre logiciel actuel : contactez votre éditeur pour obtenir l’attestation de conformité ou le certificat NF525. Demandez la date de validité et le périmètre couvert ;
  3. Évaluez vos besoins : tenez compte de votre secteur d’activité, de votre volume de factures, de vos relations clients (BtoC ou BtoB) et de vos outils comptables existants ;
  4. Choisissez une solution certifiée : privilégiez les logiciels dotés de la certification NF525 délivrée par un organisme accrédité pour anticiper les nouvelles règles de 2026 ;
  5. Formez vos équipes : la conformité passe aussi par les bonnes pratiques : ne pas supprimer de factures, utiliser les avoirs pour les rectifications, archiver correctement les données ;
  6. Conservez vos justificatifs : gardez les attestations et certificats de conformité de vos logiciels. Ils devront être produits en cas de contrôle fiscal.

Ce qu’il faut archiver et pendant combien de temps

Un logiciel conforme doit vous permettre de conserver vos données dans les délais légaux. En pratique, les données d’encaissement et les factures doivent être conservées au moins 6 ans à des fins fiscales, et 10 ans pour les documents comptables soumis au droit commercial.

Assurez-vous que votre logiciel propose un archivage automatique dans un format exploitable (PDF/A, XML structuré), accessible en cas de contrôle de la DGFIP.

Le logiciel anti-fraude TVA n’est pas une option : c’est une obligation légale en vigueur depuis 2018, dont les exigences vont se renforcer significativement à partir de septembre 2026. Que vous soyez commerçant, indépendant, gérant d’une SCI ou dirigeant d’une PME, il est impératif de vérifier dès aujourd’hui la conformité de vos outils de facturation et d’encaissement. 

Vous avez des questions sur la loi anti-fraude et les logiciels conformes ? 💬 Posez-nous votre question dans l’espace commentaires, nous vous répondrons avec plaisir ! 😉

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par Léa Deschamps

Léa est rédactrice de contenus chez Indy. Elle adore rendre la comptabilité claire et accessible, pour que vous puissiez la comprendre et la gérer facilement, en toute autonomie.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel certifié conforme à la loi anti-fraude TVA ?

C'est un logiciel de facturation ou de caisse qui respecte les quatre critères ISCA imposés par l'article 286 du CGI : inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des données. Sa conformité est attestée par un certificat (idéalement NF525) délivré par un organisme accrédité, que l'entreprise doit être en mesure de produire en cas de contrôle fiscal.

Comment puis-je lutter contre la fraude à la TVA ?

La première étape consiste à utiliser un logiciel de facturation certifié conforme, qui empêche toute modification ou suppression de données après enregistrement. Au-delà de l'outil, il est également essentiel d'adopter de bonnes pratiques comptables : ne jamais supprimer une facture (utiliser un avoir à la place), conserver tous les justificatifs et archiver ses données dans les délais légaux.

Qu'est-ce que le logiciel Dext ?

Dext Prepare est un logiciel de précomptabilité conçu pour aider les entreprises, comptables et experts-comptables à gérer leurs reçus, factures et autres documents financiers de manière précise et sécurisée.

La certification NF525 est-elle obligatoire ?

Jusqu'en 2025, une attestation fournie directement par l'éditeur du logiciel était acceptable, mais la loi de finances pour 2025 a supprimé cette possibilité : désormais, tout logiciel doit être certifié par un organisme accrédité. Cette obligation de certification par un tiers entrera toutefois en vigueur à partir du 1er septembre 2026, laissant aux entreprises le temps d'anticiper la transition.

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