- La création d’entreprise en ligne est gratuite pour les micro-entreprises et les EI ;
- Pour les sociétés, seuls les frais légaux sont inévitables (entre 200 et 300 €) mais l’accompagnement peut être entièrement gratuit ;
- Le choix du statut est l’étape la plus importante pour déterminer votre fiscalité, votre protection sociale et vos obligations comptables ;
- Des aides existent dès la création de votre entreprise, à condition de les demander au bon moment.
Créer son entreprise, c’est souvent le début d’une longue liste de questions. Combien ça coûte ? Par où commencer ? Est-ce qu’on peut vraiment tout faire en ligne gratuitement ? Pour cette dernière question, la réponse est oui ! En 2026, les démarches de création d’entreprise sont entièrement dématérialisées, et de nombreuses plateformes proposent un accompagnement gratuit. Mais attention : « gratuit » ne veut pas forcément dire « sans frais ». Avant de vous lancer, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir sur le sujet.

Sur Indy, la création d’entreprise est offerte ! Choix du statut juridique, rédaction des statuts, dépôt de capital, vous êtes guidé à chaque étape 🤩
Est-il vraiment possible de créer son entreprise en ligne gratuitement ?
C’est la première question que tout porteur de projet se pose et la réponse mérite d’être nuancée.
Pour une micro-entreprise ou une entreprise individuelle (EI)
La création est entièrement gratuite. Pas de frais de greffe, pas d’annonce légale, pas de capital à déposer. Vous remplissez un formulaire en ligne, vous recevez votre numéro SIRET sous quelques jours, et vous pouvez commencer à facturer. C’est la formule la plus accessible, et c’est souvent le point de départ idéal pour tester une activité.
Pour une société (SASU, EURL, SAS, SARL, SCI…)
Quelques frais légaux sont inévitables. Ils correspondent à la publication d’une annonce légale dans un journal habilité (entre 120 et 200 € selon le statut et le département) et, dans certains cas, aux frais d’immatriculation au greffe.
Ces frais ne dépendent pas de la plateforme que vous choisissez : ils sont fixés par la loi et s’appliquent quelle que soit votre méthode de création.
Ce qui peut être gratuit, en revanche, c’est l’accompagnement :
- la rédaction des statuts ;
- le conseil sur le choix du régime fiscal ;
- la vérification de votre dossier ; le dépôt auprès du Guichet Unique ;
- le suivi jusqu’à l’obtention du SIRET ou du Kbis.
Bon à savoir : ces prestations, qui coûtaient autrefois plusieurs centaines d’euros chez un avocat ou un expert-comptable, sont aujourd’hui proposées gratuitement par plusieurs plateformes spécialisées.
Tableau récapitulatif des frais de création d’entreprise
| Statut | Frais de création | Frais d’accompagnement |
| Micro-entreprise | 0 € | Gratuit avec Indy |
| Entreprise individuelle (EI) | 0 € | Gratuit avec Indy |
| Contenu ligne 3 colonne 1 | Contenu ligne 3 colonne 2 | Gratuit avec Indy |
| SARL / EURL | entre 200 à 300 € (frais légaux) | Gratuit avec Indy |
| SAS / SASU | entre 200 à 300 € (frais légaux) | Gratuit avec Indy |
| SCI | entre 200 à 300 € (frais légaux) | Gratuit avec Indy |
Quelles sont les étapes pour créer son entreprise en ligne en 2026 ?
Étape 1 : Définir son projet
Avant toute démarche administrative, posez-vous les bonnes questions : quelle est la nature de votre activité ? Allez-vous exercer seul ou à plusieurs ? Quel chiffre d’affaires espérez-vous dégager dans les 12 premiers mois ? Avez-vous besoin d’une protection sociale renforcée ?
Ces réponses permettront de déterminer le statut le plus adapté et d’effectuer les étapes nécessaires pour créer votre entreprise.
Étape 2 : Rédiger les statuts (pour les sociétés)
Pour les micro-entreprises et les EI, cette étape n’existe pas. Rendez-vous à l’étape 5 pour la suite du processus de création de votre entreprise.
Pour les sociétés, les statuts sont l’acte fondateur qui régit le fonctionnement de la structure. Ils doivent mentionner :
- la dénomination sociale ;
- l’objet social ;
- le siège social ;
- le montant du capital ;
- les règles de prise de décision.
Étape 3 : Déposer le capital social (pour les sociétés)
Le capital minimum est d’1 euro symbolique pour une SASU ou une SAS, mais un capital cohérent avec votre activité renforce la crédibilité de votre structure auprès des banques et partenaires.
Le dépôt peut se faire en ligne auprès d’une banque ou d’un prestataire habilité. Vous recevrez une attestation de dépôt sous 24 à 72h.
Étape 4 : Publier une annonce légale (pour les sociétés)
Cette publication dans un journal d’annonces légales informe les tiers de la constitution de votre entreprise. Le coût varie entre 120 et 200 € selon le statut et le département et certaines plateformes s’occupent de cette démarche pour vous.
Étape 5 : Déposer le dossier au Guichet Unique
Depuis 2023, toutes les formalités de création d’entreprise passent par le Guichet Unique (disponible par ici). C’est cette plateforme officielle qui centralise les informations pour l’URSSAF, les impôts, et le greffe. Si vous passez par une plateforme comme Indy, c’est elle qui dépose le dossier à votre place après vérification.
Étape 6 : Obtenir son SIRET ou son Kbis
- Pour une micro-entreprise ou une EI, vous recevrez votre numéro SIRET sous quelques jours.
- Pour une société, le Kbis (extrait du registre du commerce) est délivré après validation du dossier par le greffe. Comptez 5 à 15 jours selon la charge du tribunal.
Étape 7 : Ouvrir un compte professionnel et organiser sa comptabilité
Une fois immatriculé, il est fortement recommandé (et obligatoire pour les sociétés) d’ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité. C’est aussi le bon moment pour mettre en place un outil de comptabilité qui vous aidera à suivre vos revenus, vos dépenses et à préparer vos déclarations fiscales.
Quelles sont les erreurs fréquentes lors de la création d’entreprise en ligne ?
Sur le papier, créer son entreprise ne semble pas si compliqué et c’est le cas. Pourtant, certaines erreurs peuvent être commises, surtout si vous créez votre première entreprise. Nous vous proposons un tour d’horizon des erreurs à éviter à la création de votre entreprise.
Mal rédiger l’objet social
L’objet social décrit les activités que votre société est autorisée à exercer. Trop restrictif, il peut vous empêcher de facturer certaines prestations sans passer par une modification des statuts, autrement dit une démarche qui entraîne une nouvelle publication légale et des frais.
À l’inverse, un objet social trop vague peut poser problème dans certains secteurs réglementés.
Choisir le mauvais régime fiscal par défaut
Lors de la création d’une société, vous devez choisir entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS). Ce choix impacte directement :
- le montant de vos charges fiscales ;
- la façon dont vous vous rémunérez ;
- la trésorerie de votre structure.
Beaucoup d’entrepreneurs optent pour le régime par défaut sans en comprendre les implications. Or, dans certains cas, une option IS ou IR peut représenter une grosse différence financière sur l’année.
Négliger l’adresse du siège social
Le siège social détermine le tribunal de commerce compétent et peut avoir des implications pratiques sur votre activité. Domicilier son entreprise chez soi est possible et courant, mais certaines contraintes s’appliquent selon votre bail ou votre règlement de copropriété. D’autres options existent : la domiciliation dans un espace de coworking, chez un prestataire spécialisé ou dans des locaux commerciaux.
Confondre date d’immatriculation et date de début d’activité
Ces deux dates peuvent être différentes et ont des conséquences fiscales et sociales. La date de début d’activité détermine notamment le point de départ de vos obligations déclaratives. Indiquer une date incorrecte peut créer des décalages dans vos premières déclarations à l’URSSAF ou aux impôts.
Oublier de s’informer sur les aides disponibles
De nombreux créateurs d’entreprise ignorent qu’ils peuvent bénéficier d’exonérations de charges ou d’aides financières dès le démarrage. L’ACRE, notamment, permet de réduire significativement les cotisations sociales la première année. Ne pas en faire la demande au moment de la création, c’est passer à côté d’un avantage immédiat.
Quelles sont les aides financières disponibles pour créer son entreprise ?
Chaque année, un grand nombre d’entrepreneurs créent leur entreprise sans savoir qu’ils auraient pu payer moins de charges, toucher un capital de démarrage ou bénéficier d’un accompagnement financé. Ces aides existent, elles sont accessibles, et dans la plupart des cas, il suffit de les demander au bon moment.
L’ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise)
C’est l’aide la plus connue et la plus accessible. L’ACRE permet aux créateurs d’entreprise et repreneurs d’entreprise de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d’activité. Elle s’applique à la plupart des statuts : micro-entreprise, EI, SASU, EURL, SAS, SARL…
Pour en bénéficier, il faut en faire la demande au moment de la création de l’entreprise : la démarche est intégrée au formulaire de création. L’exonération porte sur les cotisations suivantes :
- assurance maladie et maternité ;
- invalidité-décès,
- vieillesse ;
- allocations familiales.
Elle est totale pour les revenus inférieurs à 75 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), puis dégressive au-delà.
L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise)
L’ARCE s’adresse aux demandeurs d’emploi qui créent leur entreprise tout en percevant des allocations chômage (ARE). Elle leur permet de recevoir une partie de leurs droits restants sous forme de capital, plutôt que de les percevoir mensuellement.
Concrètement, France Travail verse 60 % du reliquat de droits ARE en deux fois :
- 50 % au démarrage ;
- 50 % six mois plus tard.
C’est une option intéressante pour disposer d’un apport en capital dès le lancement, notamment si vous créez une société et souhaitez renforcer votre crédibilité financière.
Les aides régionales et locales
Depuis 2017, les dispositifs d’accompagnement qui relevaient autrefois du NACRE ont été transférés aux régions. Chaque région propose aujourd’hui ses propres mécanismes de soutien aux créateurs :
- accompagnement structuré sur plusieurs années ;
- prêts à taux zéro ;
- subventions ;
- exonérations de cotisation foncière des entreprises (CFE) en zones prioritaires ;
- mise en relation avec des réseaux d’entrepreneurs locaux ;
- accompagnement par les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) ;
- etc.
Ces aides varient fortement selon votre localisation, votre secteur d’activité et votre situation personnelle.
Le prêt d’honneur
Proposé par des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre, le prêt d’honneur est un prêt personnel, sans intérêt et sans garantie, accordé au dirigeant (et non à la société). Il n’est pas remboursable immédiatement et vient souvent en complément d’un financement bancaire, auquel il sert de levier. Son montant varie généralement entre 3 000 et 50 000 € selon le réseau et le projet.
Faut-il créer son entreprise en ligne seul ou être accompagné ?
C’est une question légitime, surtout si vous cherchez à limiter les coûts de la création de votre entreprise. La réponse dépend en grande partie de votre statut et de votre aisance avec les démarches administratives.
Pour une micro-entreprise ou une EI
Si vous créez une micro-entreprise ou une EI, les formalités sont relativement simples et bien guidées sur le Guichet Unique. Un entrepreneur à l’aise avec l’administratif peut tout à fait s’en sortir seul, sans risque majeur. Ou bien se faire accompagner par une plateforme d’accompagnement gratuite.
Pour une société
Si vous créez une société (SASU, EURL, SAS, SARL, SCI…), la donne change. Les statuts doivent être rédigés avec soin, le régime fiscal doit être choisi en connaissance de cause, et le dossier déposé au Guichet Unique doit être complet dès le premier envoi.
En cas d’erreur ou de dossier incomplet, le greffe demande une régularisation : ce qui allonge les délais et peut engendrer des frais supplémentaires. C’est là que l’accompagnement à la création d’entreprise prend tout son sens, surtout lorsqu’il est gratuit.
Une plateforme spécialisée, comme Indy par exemple, agit comme un filet de sécurité, elle :
- vérifie votre dossier avant envoi ;
- vous alerte sur les points de vigilance ;
- dans la plupart des cas, dispose d’un conseiller humain disponible pour répondre à vos questions.
Pour les entrepreneurs qui créent leur première structure, cet accompagnement peut faire gagner plusieurs semaines et éviter des erreurs coûteuses à corriger par la suite.
Tableau récapitulatif de la création d’entreprise seul ou avec plateforme
| Guichet unique seul | Plateforme spécialisée | |
| Coût | Gratuit | Gratuit + accompagnement gratuit |
| Vérification du dossier | Non | Oui |
| Conseil sur le statut | Non | Oui |
| Rédaction des statuts | Non | Oui |
| Suivi humain | Non | Oui |
| Délai | Variable si erreur | Optimisé |
Vous avez des questions sur la création d’entreprise ? Posez-les en commentaire, nos conseillers Indy seront ravis de vous apporter une réponse 😄
